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Nom du blog :
beatrice
Description du blog :
bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine et fiére de l'être. vous apprendrez au fil du temps à me connaitre. dans l'immédiat et comme je suis timide, je ne montre que mes jambes que je dois l'avouer j'adore car je les trouve superbes. le reste suivra bientôt a bientôt Béa
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
05.09.2006
Dernière mise à jour :
10.05.2008
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20.000 !

Posté le 10.05.2008 par beatrice
Quand je pense que j'étais contente en Février 2007 de battre des records de connections avec 5000 !
Ma surprise est d'être autant lue. Je ne triche pas hormis la mienne, je ne connais que deux habituées quotidiennes.
Quand je relis ce que j'écrivais timidement au début, je me rends compte que je me suis lâchée à raconter ma vie. Et encore, je reste trés prude en ne racontant pas tous les secrets d'alcove!
Je ne suis pas intéressée par l'exhibition ou le voyeurisme. je ne fais que décrire les plaisirs et les déceptions de ma vie. il est vrai qu'il y a des jours où je voudrai éviter de parler d'épilation ou de coiffeur. Hélas, cela fait aussi partie de la vie.
j'ai aussi raconté une vie assez dissolue (mon métier me mets en relation avec beaucoup de gens et les tentations sont grandes) où il semble que j'attire les aventures comme un aimant! . Je sais que j'ai choquée. Je ne regrette rien. Vivre avec des regrets ou des remors? j'ai fais le choix.
Mes lecteurs(trices) ont remarqué que je m'étais calmée. Comme je l'écris souvent j'ai trouvé avec Nadine une certaine forme de sérenité et de quiétude. Je ne me doutais pas que je deviendrai amoureuse d'une autre femme. Je ne m'explique que moyennement ce revirement. Mais qu'importe car je me sens bien.
j'ai reçu des messages me disant que je devrai faire un livre. J'ai écrit au jour le jour sans idées préconcues. Je ne m'imagine pas tout reprendre pour le mettre en forme. Et puis qui pourrait s'interesser à la vie d'une trentenaire avancée cadre bientôt sup et fille desoixanthuitars!
Je n'en ai pas le courage. Si quelqu'un veut le faire à ma place, il (ou elle) sera la bienvenue.
Egoistement, je préfere occuper mes loisirs à aller au ciné, me balader avec ma chérie car les journées de travail sont longues et denses.
Je fais une bises à tous(tes) ceux(celles) qui me lisent.
Merci

B,

NOUS PARLONS VACANCES

Posté le 10.05.2008 par beatrice
Je suis allée ensuite allée chercher Nadine à son bureau car je n’allais pas la laisser rentrer en Métro. Elle monta dans la voiture, me regarda.
-Même si ça te va bien, je n’aime pas. Trop court.
Ca avait le mérite de la franchise.
-J'aurai trouvé coquin que ta petite méche dans ta nuque soit d'une autre couleur. Blonde par exemple.
-J’ai pensé que ça serait plus simple pour les vacances. Pas trop de problème de brushing.
quand à ma petite pointe, tu sais bien que je dois rester "politiquement correcte"
-Tu penses déjà aux vacances. On en revient.
-on ne s’y prendra pas au dernier moment.
-Alors, dis moi comment ça c’est passé avec ex ?
-Tu vois ma tête, je n’ai pas l’air désespérée. Je lui ai tout dit de nous et lui ait même proposée de venir récupérer les affaires qu’elle a encore chez nous.
-Soit, mais je te préviens que je ne serai pas là car je ne tiens pas à ce qu’elle me connaisse. Elle me coiffe sans se douter de qui je suis.
-Comme tu veux. Concernant les vacances, il va falloir y penser car il faut que je me règle sur celles d’Agnès.
-Tu proposes quoi ?
-Sais pas, pas envie de me taper des heures d’avion, j’en fais suffisamment toute l’année. Je te proposerai bien d’aller en Italie
-Et de retrouver ton ancien amant ?
-Ne sois pas stupide. On peut aller à Pistoia sans aller au festival à côté. Nous pourrions aller à Florence, Lucca.
-Te connaissant tu aura envie d’aller écouter de la musique.
-C’est difficile de voir que tu n’as pas confiance en moi. Je vais regarder à louer une maison en Bretagne.
-Béa, ne te fâches pas
-Je ne me fâche pas mais je n’aime pas quand tu ne me fais pas confiance. Je l’ai envoyé balader quand il m’a téléphoné. Mets toi bien dans la tête que je n’ai pas envie de te perdre.
-OK, OK si tu es sure de toi, nous pouvons y aller.
-On se calme, je n’aime pas discuter et encore moins me disputer en conduisant. On en parle ce week end.
Tout en conduisant, je me suis mise à réfléchir si j’avais eue une bonne idée. Quitte à choisir en Italie pourquoi ne pas en Sicile

B,

COIFFEUSE

Posté le 09.05.2008 par beatrice
Comme cette pauvre Nadine n’avait pas la chance de faire le pont, je suis allée déjeuner avec elle ce midi. Comme j’étais à Levallois, je lui qu’après le repas que j’irai me faire couper les cheveux.
-Chez Marion ?
-Pourquoi pas, elle coiffe bien
-Je pense que tu es folle d’y aller car tu vas raviver de vieux souvenirs.
-Non, car grâce à toi je suis forte. Et puis en dépit de ce qui c’est passé elle est sympa. Et si je suis là c’est aussi en partie grâce à elle.
-Tu fais ce que tu veux mais je te préviens que si ce soir tu as une mine défaite que je te ferai la gueule tout le week end
Je poussai la porte du salon, la patronne vint me voir
-Ah, Béatrice ça fait un moment
-Oui, je sais. Marion est là.
Oui, elle au fond, je l’appelle.
Lorsqu’elle me vit, elle failli lâcher ses ciseaux et son peigne.
-Eh bien, ça alors. Tu es venue me revoir ?
-Non, me faire coiffer lui dis je d’un ton sec
-Passe au bac.
Elle me parla en me lavant les cheveux et m’indiqua que vu ma mine resplendissante que j’étais en forme.
-Ecoute Marion, je ne suis pas venue te provoquer. Oui, je vais bien.
Et j’ai commencé à tout lui raconter.
Elle m’emmena devant la glace
-Tu veux quoi ?
-Tu te souviens la fois où je venue où je t’ai dit « blonde et au carré » ?
-Très bien, le même carré et la couleur ?
-Non, pas la couleur. Tu réduis des épaules aux lobes des oreilles avec une petite pointe sur la nuque. Je vois que tu es toujours aussi excentrique avec tes cheveux roux.
-Il n’y avait que toi qui avais réussi à me modérer.
-Tu n’as pas voulu continuer.
-Je sais, il y a des fois où je regrette de ne pas t’avoir suivie.
-J’ai toujours tes vêtements, tu peux les récupérer si ça te dis. Mais je te préviens mon amie vit chez moi. Elle sait tout de toi au point que tu la coiffes sans le savoir car elle est une de tes clientes..
Je lui dis que j’étais heureuse avec elle et que j’étais devenue fidèle.
-Toi, si volage
-On change
-Je suis heureuse pour toi. C’est grâce à moi si tout ça est arrivé.
-C’est ce que je lui ait dit avant de venir.
Je lui demandai comment elle allait si elle avait quelqu’un
-Pas vraiment, mais je me débrouille avec les clientes. Je t’envie d’avoir une liaison durable. Quand nous nous sommes séparées, je me suis jurée de ne plus lire ton blog. Je pense que je vais y retourner.
Comme d’habitude, Marion avait eu le coup de ciseau un peu incisif. Le résultat était un peu court à mon goût (plus court que celui de la photo) mais ça fera l’affaire pour l’été car plus facile à coiffer.
Je lui fis une bise sur la joue, paya et parti certaine que Nadine ne me ferait pas la gueule.

B,

Je découvre que le blog a atteint les 20.000 connections. Je me réjouis que ma vie suscite autant d’intérêt. J’y reviendrai.

BOUCLES D'OREILLES

Posté le 06.05.2008 par beatrice
Lorsque je suis rentrée hier soir en retard comme d’habitude Nadine avait préparé le repas.
Dans l’assiette sous la serviette il y avait une petite boite. Je lui fit part de ma surprise car ce n’était ni mon anniversaire, ni ma fête.
-J’avais juste envie de te faire un petit cadeau car je suis heureuse avec toi.
Je lui fis un bisou mouillé avant d’ouvrir le paquet. C’étaient les boucles d’oreilles qui sont en photo.
-Comme si je n’en avais pas assez dans les oreilles !
-Tes diamants sont élégants mais j’aime bien les breloques
-J’ai mes créoles
-Tu parles, tu ne les mets jamais. Ca ne te plait pas ?
-J’adore, elles sont superbes.
-Je reconnais que ce n’est pas le même prix que tes diamants
-Tu rigoles, c’est le geste qui compte lui dis je en retirant un diamant à chaque oreille et en glissant son cadeau dans mes lobes. Je me regarda dans un miroir et trouva qu’elles étaient adorables.
-Merci ma chérie, je te promets de les porter plus souvent que mes créoles. Il va falloir que je te rende ton cadeau.
-Non, je l’ai fait parce que j’en avait envie lorsque je les aie vues en vitrine. Mon plus cadeau c’est toi.
J’étais assez surprise car elle est de nature pudique sur ses sentiments.
-Je te l’ai déjà dit je doutais de toi lorsque je t’aie revue. L’expérience Marion m’incitait à penser que tu t’amusais à trouver de nouvelles sensations. Rappelle toi nos premiers jours. En te connaissant mieux, j’ai compris que tu étais sincère et ta fidélité m’a conforté dans mon idée. Je suis heureuse car je suis bien avec toi. Et surtout ne change rien.
Je suis restée sans voix car après tant de mois de vie commune, elle n’avait jamais été aussi franche.
-Que te répondre ? Moi aussi je suis bien avec toi. Et le fait que je ne regarde pas ailleurs en est la preuve. Pour être honnête, je ne pensais pas que je trouverai la sérénité avec quelqu’un de mon sexe.
-Toujours des regrets ?
-Ne disons pas cela. J’ai découvert une autre forme de plaisir. Et tu le sais très bien….

B,

DU SOLEIL

Posté le 03.05.2008 par beatrice
Il suffit d’un rayon de soleil pour que les idées se remettent en place.
Il était un peu tôt ce matin pour profiter de la terrasse. Plus l’heure avançait, plus l’envie de déjeuner sur la terrasse se fit convaincante. Nous en avions envie malgré la légère fraîcheur. Avec un gilet, c’était supportable. Mais pas question de s’allonger sur les chaises longues. Pour cela, il faudra attendre encore un peu. Nous sommes impatientes de profiter de ces longs week ends pour commencer notre bronzage. D’autant que vue la hauteur et l’absence de vis-à-vis nous pouvons faire de l‘intégral.
Nadine se moque de moi et de ma passion pour mon minuscule jardinage. Certaines fleurs ont passé l’hiver avec bonheur. D’autres, plantées récemment sont en train d’apparaître. Elle m’appelle « miss main verte ». je commence à me demander si elle n’a pas raison car à l’intérieur de l’appartement ça pousse bien. Le ficus est en train de devenir un arbre tandis que les plantes vertes se plaisent bien dans toutes les pièces.
Comme nous étions décidées à ne rien faire, nous sommes descendues très vite aller acheter ce dont nous avions besoin en nous promettant de ne plus sortir jusqu’à Lundi et de profiter du temps.
J’en avais bien besoin après ma période de stress. D’ailleurs, je n’allume plus la télé pour écouter de la musique.

B,

AU REVEIL

Posté le 02.05.2008 par beatrice
Je me suis réveillée ave l’impression d’avoir passé une nuit blanche. Je me suis blottie contre Nadine qui dormait encore. Soudain une voix endormie me dit que j’avais passé une nuit très agitée et que je l’avais empêchée de dormir en ne cessant de tourner dans le lit. Se tournant vers moi, elle me demanda pourquoi je ne lui avait pas parlé plus tôt de mes parents.
-Je t’avais un peu dit mais c’est un peu mon jardin secret. Et puis chacun à des problèmes relationnels avec ses parents. Comme toi avec les tiens.
-Pourtant, d’après le peu que tu m’en as dit tu as eue une enfance heureuse.
-oui, hélas qui s’est arrêtée brutalement. Cette chanson, les suites de Mai 68 où dès que j’ai commencé à marcher j’étais de tous les défilés. J’ai du connaître « L’internationale » avant de savoir lire. Tous mes souvenirs remontent à la surface. Mes parents étaient très libres. J’ai été élevée d’une manière juste. Il n’empêche que je devais être polie et sérieuse à l’école. La maison était toujours remplie d’amis. Ce n’est qu’après que j’ai compris qu’ils s’entendaient tous plus que bien. Je comprends maintenant pourquoi je devais certains soirs allé me coucher de bonne heure. Sans le savoir j’ai du hériter de leur côté épicurien.
-C’était l’amour libre
-Oui, je pense. Mais encore une fois je ne suis rendue compte de rien car j’étais très protégée. Ils étaient entre adultes et je ne devait en aucun cas savoir ce qui se passait.
-alors, tu l’as su comment ?
-j’ai retrouvé par la suite des lettres ainsi qu’un début de journal intime de ma mère qui laissait comprendre l’attachement qu’ils avaient les uns pour les autres. D’après ce que j’ai lu, ils avaient l’impression qu’il n’y avait rien de malsain. Une phrase m’a fait sourire « sexualiser l’amitié ». C’était une autre période.
-Ils étaient tous héteros ?
-D’après ce que j’ai compris, oui. Même si ma mère parle à mots couverts d’une de ses copines Fabienne, tandis qu’il ne semble pas en être question pour mon père. Il va falloir penser à autre chose car nous avons un long week end devant nous. Et puis, ça ne sert à rien de ressacer le passé. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps cette nuit. J’ai évacué le trop plein. Je veux penser à autre chose. Je me rends compte qu’à part l’incartade avec Agnès que je suis fidéle depuis presque dix mois et qu’aucun homme ne m’a touchée depuis.
-Ca te manque ?
-Je mentirai en disant non. Mais je tiens à tenir le pacte que nous avons fait ensemble.
Elle me glissa dans un soupir que ma franchise m’honorait et qu’elle savait que je craquerait un jour. En attendant nous étions dans les bras l’une de l’autre et en avons copieusement profitées.
Je mets une photo des Canaries pour me changer les idées et me souvenir de cette merveilleuse semaine

B,

I SAY A LITTLE PRAYER

Posté le 30.04.2008 par beatrice
Nous étions en train de dîner, la télé allumée faisait un ronronnement qui alimentait notre discussion. Soudain il y eut une publicité pour une banque concurrente de celle qui m’emploie. L’émotion m’envahit au point que je quittai la table pour aller me réfugier dans le confort du canapé. Nadine qui ne comprenait pas mon attitude m’y rejoignit.
-Qu’est ce que tu as ?
-Cette chanson était la préférée de ma mère, elle me la chantait lorsque j’étais enfant. Bien sûr, je ne comprenais pas les paroles. Elle m’expliquait que c’était une chanson de femme pour les femmes. Maintenant que j’en comprends les mots je suis d’accord avec elle.
-Tu ne parles jamais de tout ça
-C’est ancré en moi, j’y pense souvent ainsi qu’à mon père. De plus, il y a les quarante ans de Mai 68. Je n’ai pas connu car pas née. J’ai été élevée dans l’esprit. J’ai été l’enfant de l’amour que mes parents se portait. J’ai eu une enfance adorable, jamais un mot plus que l’autre ni de fessées comme mes copines à l’école en recevaient.
Nadine me pris dans ses bras. Je me suis laissé aller contre son épaule. J’étais au bord des larmes. Pour la première fois je n’avais pas envie qu’elle me console. J’étais avec ma peine et mes souvenirs. Je pensais à ma mère et aussi à ce qu’elle aurait pensé de moi et mon attitude « petite bourgeoise » comme elle aurait aimé dire à me voir en tailleur. Maman n’avait qu’un seul soutien gorge « pour au cas où » comme elle aimait dire. J’ai reçu cette éducation et ne m’en porte pas plus mal même si je conserve quelques restes contre l’autoritarisme.
Je suis allée fouiller dans mes vieux disques et j’ai ressorti celui d’Aretha Franklin et allumé la chaîne. Nadine n’était pas d’accord car elle pensait, à juste titre, que j’allais me faire du mal. Il fallait que j’exorcise.
« The moment when I wake up, when I put my make up ». Je me suis recroquevillée et ait pleuré. Il fallait que je le fasse.
Nadine m’a emmenée dans la chambre, m’a aidée à me déshabiller et m’a couchée en me disant
-Dors, ma puce.
J’ai été surprise qu’elle m’appelle « sa puce » car c’était nouveau dans sa bouche.
Mes souvenirs d’enfance s’entrechoquèrent avant que je trouve un sommeil un peu chaotique.

B,


RENTREES DE VACANCES (LA SUITE)

Posté le 27.04.2008 par beatrice
Nous nous sommes préparées et pomponnées après la douche. Nadine a enfilé la petite robe noire à fines bretelles que j’aime bien. Quand à moi, toujours sans soutien gorge je portais un corsage à manches courtes en crêpe transparent. Seules deux poches plaquées à hauteur de la poitrine empêchaient de voir les seins. Et une jupe en jean. Petits talons chacune et le tour était joué.
Elles nous attendaient au bar. En les voyants habillées, l’une en jupe et l’autre en pantalon, nous avons compris la répartition des rôles dans le couple. D’ailleurs, Victoria en pantalon avait les cheveux courts. Elles eurent de la surprise en nous voyant arriver. Nous prîmes un verre avant le dîner qui fut très agréable. Nous avons discutées de choses et d’autres. Et bien évident, la question qui les démangeait arriva. Elles nous demandèrent comment nous pouvions faire cohabiter nos féminités réciproques. Nadine, particulièrement en verve, répliqua qu’il est hors de question de transposer les schémas traditionnels dans notre couple qui est basé sur l’égalité et la réciprocité. Habituées aux discussions professionnelles feutrées, je lui dis en français qu’elle n’était pas diplomate. Elle se rattrapa en disant que les couples vivent comme ils l’entendent et que l’essentiel est d’être heureux et changea immédiatement de sujet en proposant d’aller se promener en voiture pendant la semaine. Elle insista même en disant que j’étais très bonne guide car j’étais déjà venue.
Nous prirent prétexte de la fatigue du voyage pour prendre congé en leur promettant de les voir à la piscine. En fait, nous avions toutes les deux une idée derrière la tête qui aurait pu nous servir d’oreiller !
A peine dans l’ascenseur, nous nous sommes embrassées en nous disant que nous allions vivre chaque minute de cette semaine. Nous nous sommes déshabillées et démaquillées en un temps record pour nous glisser sous les draps. Je lui murmurai à l’oreille que j’avais envie d’elle très fort. Elle me répondit qu’elle comprenait ce que je voulais et me dit
-Oui, à condition que ça soit simultané.
J’avais compris le message car j’ai une tentation égoïste de ne donner qu’après avoir commencer à recevoir..

Le lendemain et les jours d’après nous nous sommes baladées avec les deux filles qui étaient très sympas. Elles nous ont invitées à venir les voir à Barcelone J’ai accepté car ça me changera des voyages d’affaires et nous leur avons retourné l’invitation.
Nous nous sommes séparées le dernier jour un peu émues car nous avions passé une excellente semaine en partie grâce à elles deux. Il n’y a jamais eu le même geste déplacé ni même de tentative. Un soir à la discothèque, j’ai dansé avec Nadine une série de slows mais nous ne leur avons pas proposées de nous intervertir.
La semaine était terminée. Nous sommes parties requinquées et avec un peu de couleurs en nous promettant d’aller faire un tour à Barcelone.

B,

RENTREES DE VACANCES

Posté le 26.04.2008 par beatrice
Lorsque le pilote de l’avion a annoncé qu’il faisait 25 degrés sur l’île, nous sommes allées aux toilettes retirer nos collants. Ca sentait bon les vacances.
En arrivant, nous sommes allé chercher la voiture de location réservée. Dans un souci pratique et même si je n’aime pas tout ce béton, j’avais pris un hôtel dans le Sud pas très loin de l’aéroport. Le Nord est plus sympa typique mais je n’avais pas envie de faire des tas de kilomètres.
L’hôtel semblait sympa. Nadine qui se débrouille bien en anglais a insisté auprès du réceptionniste pour avoir un grand lit. J’étais un peu gênée. Géne qu’elle balaya d’un revers de la main.
-Ils en voient tellement qu’il ne faut pas se choquer.
Effectivement, il y avait un grand lit à l’américaine. Du genre à dormir à deux sans s’effleurer.
Nadine m’avait dit qu’elle avait une surprise pour moi. Je la vis lorsqu’elle se déshabilla car elle avait finalement retirer l’horrible anneau de son nombril pour un bijou plus élégant (un peu comme celui de la photo).
-C’est cicatrisé. En rentrant, je retirerai la chaîne pour ne garder que le piercing.
J’en vins à regretter de ne pas avoir pris le papillon que j’ai retiré parce qu’il déchirait mes collants.
Nous avions de notre chambre une vue sur la piscine passablement déserte. Nadine ouvrit sa valise pour y chercher un maillot de bain.
-Je vois que tu ne perds pas de temps !
-C’est les vacances et j’ai envie d’en profiter à fond. Je fis de même en mettant le mien. J’étais toujours réticente à l’idée qu’on voie que nous avons le même tatouage.
-Il va finir que tu finisses par assumer. Où alors, tu as honte de moi ? De toute façon, deux nanas ensemble ça peut faire fantasmer.
-Tu as raison. Et puis, je m’en fous.
Je pris néanmoins un chemisier pour traverser l’hôtel.
Nous nous sommes installées avec nos serviettes et la crème solaire au bord de la piscine. L’air était doux et nous changeait de la grisaille parisienne.
En regardant les différentes personnes allongées Nadine me dit :
-Tu n’as plus de craintes à avoir nous ne sommes pas les seules.
-Comment ça ?
-Regarde les filles là bas. Je te parie tous les verres de la semaine qu’elles sont aussi amoureuses que nous ! Viens on va se baigner.
Je ne sais pas plonger, je rejoignis donc Nadine qui avait piqué la tête la première. L’eau était bonne et agréable. Lorsqu’elle vit que les deux filles s’apprêtaient à venir dans la piscine, Nadine me dit :
-Tu voies elles nous ont repérées aussi.
Elles ont finies par s’adresser à nous en espagnol. Comme je baragouine, j’ai répondu en anglais que nous étions françaises. Elles nous ont dit qu’elles étaient intriguées par le bas de notre dos. Nous avons expliqué que c’étaient nos prénoms en chinois. L’une me dit :
-Le cœur, c’est pour l’amour ?
J’ai confirmé. Elles nous ont proposé de sortir de la piscine pour discuter. Nous nous sommes séchées et allongées sur nos chaises. Elles nous ont expliquées qu’elles étaient en voyage de noce car elles venaient de se marier. Nadine et moi en furent assez stupéfaites. Elles nous montrèrent leurs alliances en nous faisant remarquer que nous en avions aussi. J’indiquai que ce n’était qu’un symbole. Elles nous ont expliqué qu’elles étaient de droite et catholiques mais votaient à gauche pour la remercier de pouvoir être ensemble. Me dire ça à moi, athée et à moitié anarchiste n’était que pour me plaire. Elles semblaient très heureuses et je sentis dans le regard de Nadine un peu de jalousie. Dommage que notre pays coincé et notre nain politique ne nous permettent pas d’en faire autant car je pense que j’aurai sauté le pas du mariage.
Angelica et Victoria (c’étaient leurs prénoms) prirent congé en nous demandant si nous voulions dîner ensemble au restaurant de l’hôtel. J’interrogeai Nadine du regard. Je compris qu’elle n’avait rien contre. Elle me prit ensuite à part.
-Béa, pas de blague. Pas de plan drague.
-Tu rigoles, elles sont tellement amoureuses que l’idée ne me traverse même pas l’esprit. Et, rappelle toi, j’ai promis d’être sage.

B,

(La suite sera pour demain)

ET CA RECOMMENCE

Posté le 20.04.2008 par beatrice
Je n’ai plus un poil sur le corps. Ca m’a fait tout drôle. Je n’aime pas ma vulve de gamine même si Nadine trouve ça « trop mignon » comme elle dit. Je me dis que ça repoussera mais bon, je l’ai fait pour elle mais ne pense que je le referai.
Nous avons dormies ensemble avant de partir à Roissy. Nadine veut vendre son appartement pour venir s’installer chez moi. Je lui ai dit qu’elle était déjà installée. Son truc, c’est de concrétiser. je ne voie pas l’intérêt de se séparer d’un bien alors que je ne suis que locataire.
Nous nous préparées pour partir. Elle a été surprise de voir que je ne portais pas de soutien gorge sous mon twin set et que mes tétons pointaient sous le coton.
-Tu ne m’as habituée à ça
-Ecoute, je suis toute l’année tirée à quatre épingles, les tailleurs, les tenues strictes, les collants et les escarpins à hauts collants tout ça pour faire plaisir à Agnès. Ca me courre un peu. Elle n’accepte, comme elle dit, les tenues déviantes que lorsque nous n’avons pas de rendez vous. Je me souviens de la scène qu’elle m’a faite lorsque je suis venue travailler avec une jupe en jean qui pourtant n’avait rien de scandaleux. J’ai envie de vivre. J’ai découvert grâce à toi une nouvelle sexualité et j’ai aussi envie de vivre une vie de femme un peu moins coincée car je suis passée de délurée à cadre chic. Alors, permets moi de vivre mes vacances comme je le souhaite.
Moi. aussi, j’ai envie de mettre des petits tops et des minis.
-Ne sois pas fâchée, je disais ça parce que je trouve super que tu te lâches un peu. D’ailleurs, je voie que le week end tu prends tes aises. Je n’aurai jamais osée te dire quoi que ce soit même si je trouve qu’Agnès à trop d’influence sur toi.
-Et c’est aussi grâce à elle que la marmite bout
-Oui, je sais.
-Il faudrait que tu comprennes une bonne fois pour toute qu’Agnès est ma patronne et que malgré l’aventure que j’ai eue avec elle qu’elle n’est que ma patronne. D’ailleurs, elle va bientôt partir et je prendrai sa place. Et tu n’auras plus de raisons d’être jalouse. Soyons claires pour les vacances. Nous partons toutes les deux, nous serons ensemble et rien que nous deux. Il serait bien que tu arrêtes, même si j’ai fait un bêtise avec elle, de me culpabiliser avec ça. Je reconnais que j’ai fait une connerie. Que te dire de plus ?
-Pardonne moi, si je suis si jalouse. C’est tout simplement parce que je ne veux pas que tu me quittes pour elle.
-Tu n’as aucun souci à te faire. Je me suis expliquée avec elle. Je lui aie dit que j’avais envie de vivre avec toi et qu’une relation avec une femme mariée ne serait qu’épisodique. Donc, nous finissons nos valises et direction Roissy.
Le calme revint et nous sommes revenues à nos futilités toutes légitimes avant les vacances que j’attends avec impatience. Nadine se montra au grand dam du chauffeur du taxi assez tendre avec moi. Elle était triste de m’avoir fait de la peine. Elle sait que je suis tiraillée entre elle et mon travail. Souhaitons que les vacances aplanissent tout ça.

B,
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