BEATRICE
Bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine,sensuelle,hédoniste et fiére de l'être.
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snif ?
plus de messages, tu délaisses le blog ? je viens souvent voir mais plus de messages, ne nous laisse...
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Par Joël, le 01.11.2009
me voilà à musarder tard ce soir dans les rues de blog center je ne suis pas seule mes amies solitude et insom...
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Par Yolande, le 16.10.2009
tu es une belle fille jai une besoin pour vous et comme tu vous ok ma misse je souhaiter faire avec vous voila...
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Par salim, le 02.10.2009
ben ... tu viens pas nous raconter la suite ?.......
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Par Franchon, le 23.09.2009
bonsoir je trouve cela tres bien votre blog je reviendrai visiter patrickhttp://po wer711.centerblo g.net...
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Par patrick, le 02.09.2009
plus de posts ,nous esperons tous qu'il ne t'est rien arrivé
...
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Par fan of you béa, le 15.08.2009
y a t'il des jaloux dans la salle?......
la suite béatrice!!!!!
a+
...
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Par Titi, le 04.08.2009
ego démesuré, prétentieuse... mais c'est la sainte béatrice on dirait ! faut dire qu'elle a une façon bien par...
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Par Zezette épouse X, le 03.08.2009
notre béatrice nous revient de la porte d'italie toujours aussi prétentieuse... .et mythomane.......
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Par rocco, le 03.08.2009
si ce sont de véritables histoires, ton égo est démesuré. quand tu te dis : les autres hommes on l'air de dire...
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Par Daniel, le 03.08.2009
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Date de création : 05.09.2006
Dernière mise à jour :
05.11.2009
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articles
C’est l’horreur depuis le retour de Rome. Je ne pense pas comme l’affirme tous nos dirigeants que la reprise soit au rendez-vous mais il n’empêche qu’il y a un regain d’activité sur nos opérations. Les rumeurs les plus folles circulent dans les couloirs sur les primes de fin d’année. Contourner les effets d’annonce concernant leur limitation devient le nouveau jeu à la mode. Rien de changer pour mon département car nous sommes intéressés en rapport à nos objectifs. S’ils sont réalisés, il y a et s’ils ne le sont pas il n’y a pas. C’est aussi simple que ça.
J’ai bon espoir car le dernier trimestre s’annonce prometteur.
Mais revenons à la fin de notre séjour à Rome. Le repas se termina alors que mon ex amant tirait la langue tel le loup de Tex Avery en nous voyant toutes les deux. Nous sommes rentrées à notre hôtel. Je sentais Virginie coquine et ne me fis pas d’illusion sur ce qui lui trottait dans la tête. Elle se rapprocha de moi dans l’ascenseur qui nous menait à nos chambres.
-Béatrice, j’ai envie de savoir
Je m’attendais à cette déclaration.
-Tu es très tentante. Mais sais-tu ce que tu veux ?
-Oui, me dit elle en se blottissant contre moi. Je ne pouvais mettre son attitude sur le repas car elle boit peu. Je l’ai prise dans mes bras pour l’emmener dans ma chambre. Je sentais son cœur battre à tout rompre. Elle semblait déterminée et en même temps était inquiète de ce qu’elle faisait. Ca me rappela mon attitude lors de ma première fois avec Marion où je n’en menais pas large.
Entrée dans la chambre, je l’ai laissé s’habituer à mon corps et mon parfum tandis que je l’embrassais dans le cou. Je sentais la volupté l‘envahir et s’abandonner. Elle me fit part de sa crainte de ne pas être à la hauteur. Je lui conseillais de répéter mes gestes et je commençais de la déshabiller en l’allongeant sur le lit. Malgré ses frémissements, je sentais que son angoisse était encore perceptible. Je fis en sorte de la dissiper pour la mettre en confiance. Je l’incitais à me déshabiller. Ce qu’elle fit avec délicatesse. Nous étions face à face nues. Le moment de vérité était arrivé. Je lui caressais la poitrine et l’incitais à faire de même. Je n’attendais que le moment où elle allait se lâcher. Elle finit par se décider à suivre mes gestes. Je comprenais ses réticences car je savais que dans un coin de sa tête restait le fait que je suis sa patronne. J’évacuais cette remarque en lui conseillant de considérer que nous étions deux femmes ensemble.
Le désir l’emporta sur l’appréhension et elle se laissa aller. Pour un coup d’essai ce fut magistral puisqu’elle se réveilla très douce et très active même si notre relation se limita à des attouchements et des caresses.
Le sourire éclairait son visage lorsqu’elle se réveilla au petit matin.
-Je n’aurais jamais cru que c’était aussi bon murmura t’elle en m’embrassant.
-J’ai bien aimé aussi. Il faut aussi que je te dise que ce qui s’est passé doit rester entre nous et que personne ne doit être au courant. D’ailleurs, rentrées à Paris, il n’y aura plus rien entre nous et nous reprendrons nos places respectives car je ne veux pas que cette relation interfère sur notre activité professionnelle.
Je me fais rare ces temps ci. Honte sur moi, je ne suis même pas passé pour saluer le troisième anniversaire du blog. Donc reprenons. Virginie et moi sommes parties au début de la semaine dernière à Rome. Dans l’avion, nous nous sommes remémorés le précédent voyage et mon ancien amant qui avait compris qu’il n’avait plus rien à attendre de moi et s’était retourné vers Virginie qui l’avait superbement ignoré. Nous en avons ri en nous demandant s’il n’aurait pas envie de provoquer l’une de nous. Je me suis rendu compte que la proximité de travail nous avait faite complices même si l’une et l’autre ne racontions que peu nos vies privées. On nous emmenées à l’hôtel que je commence à connaitre. Un diner était prévu avant la journée du lendemain qui s’annonçait dure et difficile en tractation. Nous nous sommes préparées et pomponnées. Nos hôtes nous attendaient pour nous emmener dans un restaurant réputé. A notre arrivée, il était bien sûr présent. Il vint vers nous très galant avec baise main. Il me demanda de me parler en privé.
-Alors Béatrice, tu es toujours en colère après moi ?
-Ecoute, je suis ici pour le travail. Je n’ai rien à te dire. J’ai passé d’agréables moments avec toi mais c’est terminé.
-Ma femme m’a quitté, je peux devenir sérieux avec toi.
-Je m’en fous. Tu t’es moqué de moi prends le comme une leçon.
-Je me demande si tu aime encore les hommes car j’ai l’impression que toi et ta secrétaire.
Je ne l’ai pas laissé finir sa phrase.
-Si tu le prends sur ce ton là, je vais tout te dire. Il n’y a rien entre Virginie et moi. Par contre, je peux te dire que depuis notre séparation qu’il m’est arrivé d’avoir des relations avec des femmes dont une très sérieuse.
Je l’ai laissé sans voix pour aller m’asseoir à ma table. Virginie m’a vu arriver furieuse.
-Ca c’est mal passé à ce que je suppose
-Oui, il est allé jusqu’à imaginer que je me refusais à lui parce que nous aurions toutes les deux une liaison. Ce que j’ai démenti en allant jusqu’à lui dire que j’avais eu des amours féminines mais pas avec toi.
-Dommage pour moi.
Je sais depuis un moment que l’idée se promenait dans sa tête. Je lui demandais de l’évacuer.
Comme il y avait plusieurs convives au repas, je pus éviter de parler avec lui et à chaque fois que je croisais son regard, je prenais un malin plaisir à le soutenir. Virginie comptait les points en cachette. Et immanquablement, la discussion finit par tourner autour de la politique. J’étais mal à l’aise car je me devais d’être diplomate avec nos hôtes qui devaient avoir autant de griefs avec notre petit politicien depuis qu’il a épousé une italienne relativement mal vue pour ses positions vis-à-vis de la gauche italienne que nous en avons pour le « cavaliere ». J’ai rongé mon frein jusqu’à ce que mon ancien amant déclare qu’il était son modèle. Je lançai un commentaire acerbe « Ca ne m’étonne pas » qui glaça l’atmosphère. A cet instant, j’ai compris que tout le monde était au courant car j’eu l’impression qu’il s’était vanté de sa conquête française. Fort heureusement, quelqu’un changea de sujet de manière très subtile.
B,
Je m’étonne d’être aussi sage. J’aspire en ce moment à la tranquillité. Le paisible mois d’Août s’y prête. Je n’ai même pas envie d’aller trainer à Paris Plage dont la musique monte jusqu’à mes oreilles.
L’été s’étale en pente douce avant la reprise de septembre qui va commencer avec le voyage à Rome que je redoute à l’idée de revoir mon amant de quelques jours. J’avais sérieusement craqué pour lui jusqu’à ce que j’apprenne la réalité et je sais que j’aurai du mal à résister s’il me refait le coup du charme. J’envisage différents plans pour m’en débarrasser comme celui de lui dire que je ne suis plus seule. Ce serait plausible. Mais nous verrons bien.
En attendant, je tue mes week ends au cinéma. PARTIR et son histoire d’amour torride avec un portrait de femme amoureuse jouée par une lumineuse Kristin Scott Thomas m’a fasciné. Son abandon est total et sa description de sa passion est remarquable de justesse. Au point, que la question de savoir si elle n’est pas amoureuse de son partenaire (Sergi Lopez) se pose.
C’est d’autant plus fort qu’il y a en permanence en contrepoint la veulerie de son mari prêt à toutes les ignominies.
Le fait que le film soit réalisé par une femme n’est certainement étranger à la sensualité qui s’en dégage.
Je suis sortie de la salle bouleversée par ce très fort portrait d’une femme prête à tout quitter par amour.
B,
Oui, j’ai été silencieuse pendant deux semaines. Silencieuse parce que débordée de travail. C’est ainsi que je me rends que Virginie m’est indispensable. Si la France tourne au ralenti en Août, ce n’est pas le cas ailleurs. Et puis je dois avouer que les bordées d’injures que j’ai reçues m’ont un peu déstabilisée au point que je me suis demandé si je n’allais pas migrer sur un autre blog pour redevenir anonyme. Certains commentaires rejoignaient les reproches que Dominique m’avaient envoyé de vive voix. Je les accepte et les comprends. D’autres (dont certains ont été supprimés) étaient du fait d’une lecture partielle de mes propos relativement péjoratifs. A la veille des trois ans de ce blogs et de ses presque 50.000 connections je me suis posé la question de savoir si je devais continuer.
Ca tombait bien car je n’avais pas grand chose à raconter si ce n’est mes ballades le week end le long du canal, mes séances de cinéma en évitant de trainer à la terrasse du bistrot du cinéma. Echaudée de mes dernières rencontres, je n’avais pas envie de tenter le diable.
J’ai reçu, vendredi, un appel de Rome me proposant une réunion le 1ier septembre. J’ai reçu par mail le programme ainsi que la liste des participants. Et comme je le craignais mon ténébreux amant en faisait partie. J’aurai préféré évité ce genre de rencontre mais, hélas, je n’avais pas le choix. Ce serait peut être l’occasion de régler mes comptes avec lui.
Alors que j’avais promis à Virginie de ne pas l’appeler pendant ses vacances, je fus contrainte de le faire pour la prévenir que son retour se ferait à l’aéroport de Roissy. Je compris à son ton qu’elle était loin d’être heureuse. Mais nécessité faisait loi et elle savait qu’elle n’avait pas le choix. Je lui fis part de mes craintes et de mon angoisse à revoir celui que je ne souhaite pas revoir.
-Je vous croyais plus forte que ça.
-Oui, je sais c’est l’impression que je donne.je suis comme tout le monde, je craque quand j’aime. S’il m’avait dit dès le début qu’il était marié avec enfant, je l’aurai pris comme tel au-delà de çà il m’a fait croire à la grande aventure. Je suis tombée dans le panneau, c’est de ma faute et de mon côté fleur bleue
.
B,
Me voilà de retour après ces deux semaines passées en Italie. Comme je l’ai déjà expliqué j’avais décidé de ne passer qu’une semaine avec le père. Grand bien m’en a pris car aussitôt arrivés dans la ville du festival, il se précipita voir ses copains me trainant dans son sillage lorsqu’il y pensait. Pas bien réjouissant tout ça me suis-je dis en pensant que j’en avais pour cinq jours. J’en connaissais quelques uns de l’autres fois, sympas, prévenants envers moi. Il m’arrivait de croiser des regards qui semblaient dire :
-Mais qu’est ce tu fous avec lui.
Sachant que j’étais venue avec lui pas un n’essaya de me draguer. La classe même s’il y en avait un que je trouvais particulièrement mignon. Ne voulant pas envenimer les choses, ni créer des tensions au sein de la bande, je fis semblant de ne pas me rendre compte des attentions que je recevais.
Les journées se passaient entre la terrasse du bar et le restaurant pour finir le soir au festival. J’allais trainer dans l’unique rue en léchant les vitrines pour me rendre compte que les italiens champions de l’escarpin en vendaient fabriqués en Chine !
Les soirées du festival se terminaient à des heures insensées et je retournais, dès la dernière note jouée, me coucher tandis qu’il partait avec ses copains pour sa virée nocturne quotidienne. Lorsqu’il rentrait, le rayon de lumière qui filtrait à travers les volets me donnait une idée approximative de l’heure.il avait quelques velléités de tendresse que je balayais d’une parole.
-Je ne sais même si tu en serai capable.
Il fut piqué au vif et se coucha sans un mot pour s’endormir bruyamment.
Un matin, je finis par accepter car l’un des grands paradoxes dans ma relation avec lui est que j’aime ce qu’il me fait.
Il n’empêche que je n’avais qu’une hâte : celle d’être seule une semaine.
Le festival se termina. Tout le monde se dit au revoir. Il insista pour rester. Je prétextais une année difficile et le besoin de calme et de repos. Me connaissant, il eut du mal à me croire.
- Détrompe-toi, sage comme une image.
Une fois parti, short et basket pour une longue randonnée en montagne. Tout en marchant, je me suis mise à réfléchir aux mois passés et tout le gâchis. Un détour par la piscine me remit les idées en places. En fait, j’étais heureuse d’être seule même si j’avais l’obligation d’avoir mon portable professionnel ouvert alors que j’avais coupé le privé.
Le lendemain, je partis pour Florence que je connais déjà. Shopping et tourisme. Au moins les chaussures ne sont pas fabriquées en Chine. J’ai dépensé plus que de raison en pensant à rapporter un petit cadeau à Virginie et sa fille.
Le revers de la médaille est qu’une femme seule en Italie l’est rarement car souvent draguée quand ce n’est pas importunée. C’est vrai qu’il y en a des mignons, des bruns aux yeux de braise. Je me souviens de mon expérience passée à Rome et me suis jurée que les Italiens c’était fini.
Les quelques jours passèrent comme un rêve. Et puis, il fallu revenir à la dure réalité du travail la semaine prochaine où je serai seule pendant tout le mois puisque Virginie est en vacances.
B,
Ca y est c’est arrivé. J’ai passé le cap. J’ai quarante ans. Un tournant que je redoutais bien qu’inéluctable. Le tournant où on fait le point sur sa vie celui aussi où on se rend compte que l’horloge tourne et que les minutes sont comptées. Celui aussi qui fait comprendre que le ventre risque désespérément rester vide. A moins d’un miracle ou d’une folie avec le premier venu, je deviens persuadée que je n’aurai pas d’enfant. J’en étais consciente lorsque Nadine et moi vivions ensemble. Ca ne me troublait pas trop car je vivais sa grossesse par procuration. Un peu comme si elle était une mère porteuse. Hélas tout ceci c’est écroulé.
Virginie m’a prévenue discrètement que ses collègues voulaient marquer l’événement. Je lui fis part de ma surprise car je ne les avais pas ménagés dans les derniers mois.
-C’est peut être leur façon de vous faire comprendre qu’ils ne vous en veulent pas. D’ailleurs, je pense que votre changement d’attitude récent y est pour beaucoup.
-D’accord si c’est simple et surtout pas de cadeaux. J’offre le champagne sur mon compte pas sur ma note de frais.
Je n’avais pas envie de célébrer ce moment mais ne pouvais leur refuser ce moment qui pouvait contribuer à renouer des liens distendus par mes sautes d’humeur que je reconnais excessives.
Je craignais la confrontation car c’est le genre de situation où chacun se lâche.
Je ne sais pas si c’était mon anniversaire en tout cas ce fut ma fête. Le discours traditionnel se transforma en mise au pilori.
Dominique la passionaria de mon équipe. Belle blonde, grande gueule que je soupçonne (maintenant que je sais y voir clair) d’être ou d’avoir été lesbienne malgré son mariage et ses enfants m’attaqua bille en tête.
-Bon anniversaire Béatrice, nous sommes contentes et contents de vous le souhaitez. Permettez, néanmoins, de vous dire que malgré l’affection que nous avons pour vous que les six mois depuis votre nomination n’ont pas été de tout repos. La crise et vos problèmes personnels ont fait que vous avez été odieuse, cassante, arrogante. L’idée d’une démission collective a même été envisagée. Vous avez ensuite changée, devenue plus humaine, plus proche de nous. Donc nous avons rangé nos griefs. Béatrice, nous ne vous demandons qu’une seule chose : Brisez votre carapace.
Ca avait le mérite d’être clair. Je comprenais ce qu’elle me disait car je le ressentais. Je ne savais pas quoi répondre car j’étais troublée par ce miroir qui me renvoyait une image cruelle de vérité.
Dominique s’en sortit avec une pirouette en levant son verre. Et malgré tout, j’eu du mal à assumer le regard empreint de sensualité qu’elle me jeta.
B,
Il ne restera plus que trois jours à travailler après ce long pont prélude aux vacances. Hier soir, il y avait le traditionnel bal des pompiers qui à ma grande surprise était plutôt disco que musette. C’était sympa. J’étais descendue me balader prendre l’air sans avoir d’idée derrière la tête. J’ai croisé une ancienne collègue que je savais habiter le quartier. Nous sommes allées prendre un verre pour discuter tranquillement lorsque soudain une voiture pris feu à une centaine de mètres. Accident ou acte volontaire, je ne sais pas. Toujours est-il que les pompiers durent abandonner le bal pour éteindre le feu.
Nous nous sommes séparées au second verre. La collègue est sympa mais pas attirante pour deux sous. D’autant que je suis d’humeur maussade en ce moment. Je passe, en attendant les vacances, le plus clair de mon temps dans la solitude des salles obscures. Je me calme en me disant que le changement de décade la semaine prochaine me rendra peut être plus sage. Mais, est ce que j’en aie envie ? il y a des fois où je me dis que je devrai me caser et dans la dernière ligne droite faire un enfant. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de trouver un compagnon acceptable. Je ne pense pas être compliquée. A moins que je le sois inconsciemment. Toujours est-il que le seul prince charmant que j’ai trouvé à l’âge d’être mon père. Et je m’apprête à passer quelques jours avec lui en Italie. Je ne me fais pas d’illusion sur l’attention qu’il me portera. Il sera content de faire voir à ses potes qu’il ne vient désormais plus seul et je sais qu’il me délaissera pour ses vieux démons. Même si je ne suis pas contre le fait de faire la fête car je ne suis pas la dernière, je n’aime pas trop le côté répétitif où chaque nuit se termine au petit matin. Ce ne sera que pendant quatre jours. Après il rentrera tranquillement à Paris tandis que je resterai pour profiter de la quiétude reposante de la ville et en profiter pour aller me promener, me baigner. J’ai une envie folle de décompresser, de tout oublier des pressions du boulot même si je dois laisser mon portable allumé. Je me rends qu’il m’arrive d’avoir envie d’être seule et de ne penser à rien. Souvenirs de mon enfance solitaire….je n’en sais rien. En tout cas après les quatre jours de musique, le silence me fera du bien. J’en suis arrivé au point que je me pose la question de savoir si je ferai l’amour avec lui même si je sais que je ne suis jamais déçue.
B,
Tiens, pour une fois je ne vais pas raconter une semaine harassante de travail et de chaleur et un week end éprouvant. En lisant les commentaires que je reçois régulièrement, je me demande ce qui ce passe dans la tête de certains qui m’écrivent. Voilà presque trois ans que je tiens mon journal intime en essayant de ne rien cacher. Un peu comme un carnet qu’on cacherait soigneusement chez soi. A la seule différence que s’il m’arrivait un malheur que personne ne le trouverait à moins d’explorer les méandres du disque dur de mon ordinateur. J’essaie aussi de ne pas trop crue dans la description de mes amours. Je m’arrange pour être lue entre les lignes mais il n’empêche que je suis parfois obligée d’employer certains mots. Je reçois des commentaires de sympathie mais aussi des commentaires qui le sont moins. J’en laisse quelques uns pendant deux ou trois jours pour que chacun puisse se faire une opinion. Je sais que ça fait partie de la règle du jeu de s’exposer et de s’adresser à des gens qu’on ne rencontrera jamais. J’en viens à me poser la question de savoir si je vais continuer à alimenter ce blog ou le faire migrer ailleurs en prenant un pseudo (Béatrice est mon véritable prénom). En voyant les chiffres de connexion, je me rends compte que beaucoup me lisent anonymement. Il n’y a de ma part aucun exhibitionnisme comme je suppose qu’il n’y a pas de voyeurisme chez la plupart de mes lecteur(trice)s. c’est ma vie même si elle semble débridée.
Fort heureusement les vacances arrivent à grands pas. Elles vont me permettre de faire le vide dans ma tête, d’oublier le stress du travail dont je n’en évoque qu’une infime partie car j’ai souvent l’impression d’être un fétu de paille au milieu d’une énorme tempête. Je me suis battue pour avoir ce poste, je n’ai donc qu’à m’en prendre à moi seule. Je me rends compte que je dois relever un redoutable challenge entre ma vie professionnelle et une vie privée qui n’est pas un fleuve tranquille.
B,
En arrivant au bureau, je pris la décision d’annuler le rendez vous prévu pour le lendemain avec mon « palliatif ». Je prétextais la fête du Cinéma et la chaleur pour me faire une overdose de films au frais. Il avait l’air circonspect, je le rassurais en lui disant qu’il n’avait pas de soucis à se faire et que le voyage en Italie tenait toujours.
Un peu comme pour ne pas donner l’impression que je me précipitais, j’attendis que l’après midi se termine pour appeler Agnès.
-Si tu veux venir demain je te donne le code de la porte d’entrée : *****
-J’étais sure que tu ne résisterais pas à la tentation. Je te laisse car tu dois avoir du travail.
Ca c’était bien mon ancienne patronne.
Samedi 14 heures. Elle est toujours aussi ponctuelle. Je l’accueille en maillot de bain deux pièces.
-Eh bien, tu ne te gènes pas me dit elle en m’embrassant tendrement.
-Tu comprendras quand tu verras la chaleur sur la terrasse. Je t’invite à t’y mettre à l’aise.
Elle était légèrement vêtue un peu comme la veille et préféra restée habillée.
-Tu m’obliges à me couvrir un peu
-Non, reste comme ça. Tu es jolie à regarder.
-Tu as tort de ne pas en profiter car il n’y a plus de vis-à-vis depuis que les arbres au bord du canal ont incroyablement poussés. A moins de te mettre au bord du balcon personne ne peux te voir. Idéal pour le bronzage intégral. D’ailleurs, on peut se faire une séance tout en parlant allongées sur la terrasse.
Je joignis le geste à la parole en dégrafant mon soutien gorge et m’allongeant sur un tapis de bain en retirant mon slip.
-Tu es sure que c’est possible ?
-Si je le fais alors que j’habite ici c’est que je suis sure qu’on ne me voie pas. Je ne tiens pas à être dans l’immeuble celle qui se fout à poil sur sa terrasse.
A peine convaincue, elle ne se déshabilla qu’en s’accroupissant. Nous étions côte à côte complètement nues. Je lui tendis le flacon d’huile solaire. Elle ne se fit pas prier pour me masser en prenant soin d’insister sur des endroits qui n’avaient pas particulièrement vocation à bronzer. Je ne pus cacher longtemps que je frémissais sous son massage qui ressemblait plus à des caresses. Lorsqu’elle eut terminé, je m’appliquai à enduire sa peau plus blanche que la mienne. Nous nous sommes ensuite allongées côte à côte en nous regardant en silence pendant de longues minutes. Elle le rompit :
-Je ne pensais pas que je serais de nouveau avec toi
-Moi non, mais je dois reconnaitre que la situation a changé car je n’ai plus les réticences que j’avais lorsque tu étais ma patronne.
Nous nous enlacées et la suite va sans dire. Je retrouvais la volupté et la douceur d’un corps féminin et me laissa aller à prendre et à donner du plaisir. L’après midi avançait aussi vite que le soleil tournait sur la terrasse. Elle m’indiqua qu’elle devait me quitter à regret et qu’il fallait qu’elle prenne une douche pour retirer les traces de l’huile solaire.
-J’ai dit que j’allais faire les soldes. J’ai d’ailleurs acheté quelques petites choses qui sont dans ma voiture pour donner le change.
Elle se rhabilla ensuite et s’apprêta ensuite à partir. J’avais remis mon maillot de bain et l’accompagna sur le palier. Nous nous sommes embrassées en attendant l’ascenseur. A ce moment, la porte de la voisine s’ouvrit et elle en sorti. M’ayant souvent vue avec Nadine, elle n’en fut pas gênée. Ce qui ne fut pas le cas d’Agnès qui ne savait pas quelle attitude prendre. La voisine eut la délicatesse de prétexter avoir oublié quelque chose pour retourner chez elle et nous laisser seules.
-On se rappelle ?
-Le plus vite possible mais pas pour me parler des cours de la bourse !!
B,