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Nom du blog :
beatrice
Description du blog :
bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine et fiére de l'être. vous apprendrez au fil du temps à me connaitre. dans l'immédiat et comme je suis timide, je ne montre que mes jambes que je dois l'avouer j'adore car je les trouve superbes. le reste suivra bientôt a bientôt Béa
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
05.09.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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MATIN RADIEUX

Posté le 15.08.2007 par beatrice
Je fus réveillée par les caresses de Nadine. Sa poitrine était écrasée contre mon dos et sa main droite passait entre mes cuisses.
-Quel réveil agréable lui dis je en me tournant vers elle pour l’embrasser.
-Comment te sens tu ce matin ?
-Super
-Tu peux rester si tu veux. Tu n’es pas obligée de partir vite.
-On peux déjeuner ensemble, mais par contre je m’en irai dans l’après midi car je dois me préparer pour demain. J’ai quelques petits détails féminins à régler.
- Tu fais comme tu veux. De toute façon tu es la bienvenue ici.
-Alors, terminés les reproches ?
-Oui, j’ai eu tort de te vouloir pour moi seule.
-Alors faisons un deal. Tu me laisses vivre ma vie avec les hommes et en contrepartie je te garanti que tu sera la seule.
-Comment puis je en être sûre ?
-Il suffit juste de me croire. Malgré mon attitude volage, je suis très fidèle. Et puis, il faut vraiment que je sois attirée par une femme pour finir avec elle. Je reste fondamentalement attirée par les hommes.
-Pourtant nous avons été trois en peu de temps
Les caresses étaient propices aux confidences. Je sentais l’émotion me gagner.
-Je vais être claire. Marion ça a été par curiosité. Je me suis prise au jeu et suis restée un peu avec elle pour le plaisir de découvrir des sensations différentes. En tout cas, même si je devais rester chaste toute ma vie, je ne retournerai pas avec elle. Agnès, ça a été un coup de folie. Je savais depuis longtemps que je la tentais et comme je lui dois tout, je me suis laissé aller. En ce qui te concerne, tu es peut être la seule pour laquelle j’ai eu une attirance réelle et sincère. C’est certainement la raison pour laquelle je n’ai pas apprécié ton chantage. J’apprécie ta compagnie mais ne peux te garantir que je resterai ton amante. En tout cas soit sûre que nous serons des complices inséparables.
-et tu me dis ça alors que tu es dans mes bras !
-C’est le moment de vérité, non ? En attendant, je compte bien continuer ce que nous sommes en train de faire.

La journée se passa tranquillement et comme annoncé je la quitta dans l’après midi.
-Je te revois bientôt me demanda t’elle.
-Oui, je suis tranquille en ce moment. Il y a bien les perturbations bancaires mais nous sommes relativement à l’abri. Donc, on peut se faire un ciné un soir
-Tu as une idée ?
-Oui, Planete Terreur
-Ah oui, c’est vrai. Toi et tes films d’horreur.
-J’ai l’impression d’entendre Marion.
-Pardon, je ne voulais pas te blesser.
-Je peux y aller seule si tu veux
-Non, ce sera une expérience. J’aurai préféré qu’on aille voir le Chabrol mais comme tu m’as dit que tu l’as déjà vu.
-La prochaine fois, nous nous concerterons.

INCORRIGLE BEATRICE

Posté le 14.08.2007 par beatrice
Nous sommes donc allées au libanais. Nous y avons des habitudes avec les mezze et la bouteille de vin libanais.
Nadine était coquine et me cherchait. Rancunière, je n’avais pas oubliée le marché qu’elle m’avait dicté. « Moi ou les hommes »
Je lui fis comprendre que ma sexualité m’appartenait et que j’en disposais comme j’en avais envie et selon mes envies.
Elle fit mine d’hurler je la calma en lui disant que je n’étais pas sa chose et qu’un restaurant n’est pas un endroit pour régler ses comptes.
J’essayai de lui faire comprendre que depuis mes vacances qu’il me serait impossible de changer radicalement de bord et que j’aimais la compagnie des hommes aussi bien que celle des femmes. De plus, je lui indiquai qu’hormis au travail où je dois obéir à ma patronne qu’il m’appartient de décider de ce qui est bien ou pas pour moi.
Nadine calma aussi le jeu en disant que je n’étais qu’une aventure pour elle. J’en fut choquée.
-Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Quand je t’ai retrouvée, je savais très bien que nous ne finirions pas en couple car tu es restée très hétéro. Et tes vacances en sont la preuve.
-Détrompe toi Nadine, j’ai beaucoup apprécié mes trois aventures féminines.
-Ou bien as-tu cédé au phénomène de mode ?
--Tu en as de bonnes ! je pense qu’il faut être un peu prédisposée. Non ?
-Ou vicieuse, ce que je ne pense pas chez toi
-Disons plutôt que je suis hédoniste et que j’adore profiter des situations.
-Donc, tu dors chez moi ce soir ?
-Oui, s’il n’y a pas le chantage de l’autre fois.
-Je te promets, d’autant que j’ai très envie de toi.
-Et c’est réciproque.

NADINE

Posté le 13.08.2007 par beatrice
Bon, la Clio a remplacé ma twinguette dans mon parking maison. J’ai l’impression de parler comme « ET », qu’importe, j’adore.
Nous nous sommes habituées l’une à l’autre. Le GPS, le lecteur de CD ça fait beaucoup.
Parait qu’il faut vivre avec son temps.
Moi je vis avec le mien en allant faire un tour au ciné. Je suis allée voir le dernier Chabrol qui ne m’a pas laissé une impression sulfureuse
J’ai peut être marre de ces descriptions qui se veulent caustiques de la bourgeoisie provinciale. Ludivine Sagnier est sublime, Berléand embrasse comme j’aimerai l’être.
En sortant, il pleuvait. Je me décidai à prendre le bateau qui rejoignait les deux rives du canal. Je n’avais jamais expérimentée cette attraction attrape bobo. Je me suis prise au jeu qui n’en était qu’un car c’est complètement superficiel. J’aperçus Quai de Seine Nadine qui buvait un verre en terrasse. Je lui demandai si je pouvais me joindre à elle.
-tu rigoles chérie, tu es la bienvenue.
Je lui dis que je sortais du ciné. Elle me dit qu’elle traînait sans but
-Tu dragues ?
Non, et toi ?
Je lui ai raconté mes vacances
-Amoureuse ?
-Non, trop vieux même s’il est sympa.
-Donc tes amours sont tumultueux.
-C’est le moins qu’on puisse dire.
-As-tu envie de dîner avec moi ?
-Je veux bien même si je connais la suite. Ta tendresse me fera du bien.
-Alors, le resto libanais
-Le libanais


RETOUR SUR TERRE

Posté le 12.08.2007 par beatrice
Fini de raconter les vacances.
Lorsque j’ai voulu garer ma twinguette à mon endroit de parking au bureau , il y avait une voiture toute propre, toute neuve. J’avisai le vigile qui ne semblait pas à courant en me disant qu’en août on pouvait se garer à l’envie. Je posais la twinguette au premier poste disponible et monta à mon bureau.
Il y avait un mpt d’Agnès
« voici les clés ta nouvelle voiture » qui étaient posées sur mon bureau. Elle me précisa que le marchand viendrait demain prendre ma twinguette. Je fonça donc faire le ménage. Retirer les chaussures plates sous se le siéges pour éviter de conduire en talons et les abîmer.

Je suis donc sortie du parking avec la Clio juste^pour faire un tour dans Levallois. La voiture est plus confortable que ma twinguette que j’aimais beaucoup. Agnès a décidé que je devait changer, donc j’assume. Mais en fait on me donne une voiture dont je n’ai vraiment rien à faire. J’aurai pu garder l’autre jusqu’ a la fin de mes jours.
Je l'ai appelée sur son portable (elle est aux Maldives) pour la remercier. La réponse à été cinglante:
"Tu mérites ce qui te reviens"
j'avais compris que je devais la boucler.

VACANCES (SUITE ET FIN)

Posté le 11.08.2007 par beatrice
Il m’a un peu fait la gueule parce que j’arrivais tard. C’est vrai que j’avais profité de mes moments de solitude. J’avoue que j’aime parfois être seule. J’avais préparé un grand sac avec mes vêtements. J’avais abandonné mon look bohémienne pour un classique bon genre avec ma petite robe blanche imprimée de grosses cerises rouges et comme la plupart des italiennes portait des escarpins. Prudente, j’avais néanmoins dans mon sac des espadrilles.
Il ne fit pas la gueule longtemps, d’autant que ses copains l’ont charrié, genre « tu as la plus belle nana de la ville et tu lui fait la gueule ».
Comme je lui avait dit, je ne suis pas allée au concert et me contenta d’aller traîner dans les alentours et me demanda ce qu’ils trouvaient tous à écouter cette musique rabachée depuis quarante ans. Je prenais mon mal en patience en me disant qu’il y en avait encore pour deux jours. Dans quelle galère m’étais je fourrée ?
J’abrége car ce sera le dernier épisode de mes vacances car j’ai plein de choses à raconter depuis mon retour à Paris. Fin de la soirée, direction le pub. Je lui dit que c’est les verres où moi car je n’ai plus besoin de boire pour lui tomber dans les bras. Il comprend l’enjeu. C’est un verre sinon je rentre seule car je n’ai pas envie que son envie de moi passe après celle de passer la nuit avec ses copains.
Dans la chambre, c’est la passion car il sait me rendre folle de mon corps.
Comme j’ai besoin de faire court, je résume en écrivant que le dernier jour fut au diapason des précédents. Je savais car je n’avais pas l’intention de continuer cette relation et que la séparation serait difficile.
Lundi matin, à la gare, nos trains partaient symboliquement en chemins inverses. Il me demanda si je reverrai à Paris. Je lui répondis par l’affirmative et la négative.
-Ami oui, amant non
-Pourquoi ?
-Nous avons vingt trois ans d’écart, tu es trop paternaliste envers moi. De plus, je rêve, même si je ne sais si je le ferai, d’avoir un enfant. Et je n’ai pas envie qu’il ou elle ait un père de quatre vingt ans à vingt ans. Donc je suis au regret de te dire, même si j’ai été comblée pendant les trois nuits passées ensemble, que je ne dois plus être pour toi qu’un souvenir.
Je sais que je te fais très mal mais il faut que tu saches que je m’en prends plein la tête aussi. Je suis réaliste, j’ai l’habitude de par mon travail à prendre des décisions radicales. Celle-ci est définitive même si elle ne me plait qu’à moitié.
Nous primes chacun notre train. J’avais du vague à l’âme en retournant à mon hôtel. Je passai la semaine suivante à me balader à Florence ou à Lucca. Je profitai de la vie en essayant d’oublier ce moment de folie qui restait marqué en moi.
Je ne lui ai pas parlé de mon Blog, donc il ne saura jamais ce que je pense de lui.
Je vais me reconcentrer sur mon quotidien.
Ah, j’ai ma nouvelle voiture, je raconte bientôt
B.

VACANCES (LA SUITE /3)

Posté le 09.08.2007 par beatrice
Je m’étais promise d’abandonner ma dernière virginité à celui qui la mériterait. Emportée par mes émois, je lui ai proposée. Et en même temps, j’étais inquiète des conséquences. Il eut l’air surpris de ma proposition. Je lui expliqua qu’en lui offrant ma feuille de rose que je lui faisait une faveur que nul n’avait eu avant.
Il en fut flatté et me promis d’être très délicat. Sans entrer dans le détail, je remarqua ensuite qu’il a tenu parole.La sensation était nouvelle et me prit au jeu de découvrir des sentiments différents. J’avais peut être attendue trop longtemps. Mais qu’importe car l’année passée avait été riche en aventures sentimentales. Je ne regrette rien mais en y réfléchissant je constatais que j’avais fait fort. Moi la secrétaire bon chic bon genre cachait une vie privée assez désordonnée. Mais comme dit Agnès à juste titre nous n’avons qu’une vie.
Nous nous sommes endormis pour une nuit, ou du moins ce qu’il en restait, très courte. Malgré la fatigue, j’eu quelques difficultés à trouver le sommeil car j’étais troublée par un sentiment mêlé de reconnaissance et d’attirance qui me semblait malsaine car trop liée à l’image du père.
Je m’endormis en me disant que je me posais trop de questions.
Lorsque je me réveilla, il était déjà debout.
-prépare toi nous irons déjeuner car il n’y a pas de service dans les chambres.
-Mais je ne suis pas inscrite ici
-pas de problème, je vais aller voir le patron. Je vais tout arranger.
Je fonçai dans la salle de bains prendre une douche et enfiler mes vêtements de la veille. Moi qui n’a pas l’habitude de mettre deux jours de suite les mêmes choses. C’était les vacances.
Lorsque je sorti il me demanda s’il pouvait me poser une question.
Je la supposai et lui dit :
-Si c’est « veux tu rester le week end ?» la réponse est oui. Je suis bien avec toi, je n’ai rien de prévu. Je vis au jour le jour et je reprendrai le cours normal de ma vie Lundi après ton départ.
-Pourquoi dis tu ça ?
-Pour être franche, je ne sais pas s’il y aura un après Lundi. Alors vivons l’instant présent d’autant qu’il faut que j’aille à mon hôtel prendre des vêtements.
-Il y a le marché ce matin, tu pourra prendre ce qu’il te manque.
-ah, ça non ! J’ai deux valises pleines à l’hôtel.
-Comme tu veux.
-Je partirai vers midi, j’en profiterai pour aller au jacuzzi et peut être faire une sieste. Je reviendrai en fin d’après midi et je sais où te trouver. Par contre, ne m’en veux pas si je ne t’accompagne pas au concert car j’ai vu qu’il y avait les Blues Brothers. C’est trop pour moi car mes parents m’en ont gavé pendant mon enfance. Je dînerai tranquillement au buffet du festival en attendant que tu m’emmènes au pub. Je devine que ça te déplait. L’alternative est que je reste à Pistoia mais je n’en ait pas très envie. J’ai vu que la chanteuse d’hier repasse demain soir. Je te promets que j’irai.
-Tu fais comme tu veux.
Je pris le train direction l’hôtel. J’y expliquai que je gardai ma chambre même si je n’y dormirai pas les deux nuits suivantes. Je suis allée déjeuner dans mon petit restaurant. En rentrant, je me suis allongée et m’endormis aussitôt.. Ensuite, je mis mon maillot de bain pour me détendre dans le jacuzzi. Je prenais mon temps, même si je me doutais que mon amoureux m’attendit avec impatience. Et puis, il y avait la question de la différence d’âge qui me taraudait l’esprit. De plus, je me rendis compte que j’étais disposée à ce qu’il n’y ait pas d’après Lundi. Ou du moins de façon durable et constante.

B.

VACANCES (LA SUITE /2)

Posté le 08.08.2007 par beatrice
Je suis seule au bureau (Agnès est en vacances). Il n’y a pas trop de travail donc j’en profite pour continuer de raconter mes vacances mouvementées. Je prépare mon texte au bureau puis le retravaille chez moi le soir.

Donc je continue :

Il ne se fit pas prier pour m’enlacer et retirer la serviette qui cachait ma pudeur. Je pris l’initiative de me glisser sous les draps pendant qu’il se déshabillait. Lorsqu’il me rejoignit, je remarquai très vite qu’il était très doux et tendre. Je me sentis très vite bien dans ses bras. Il me couvrait de baisers que je lui rendais. Je n’arrivai pas à m’imaginer que j’allais faire l’amour avec un homme qui avait l’âge de mon père. Comme il devenait de plus en plus pressant, j’attrapai mon sac que j’avais posé au bord du lit et lui tendit ce que j’en avais sorti.
-Tu n’as pas confiance en moi ?
-Si, mais c’est ça ou rien. Suis assez claire ?
Il s’exécuta à regrets à mon avis. Il ne savait pas qu’ hormis la peur de maladie j’avais peur de grossesse car je n’avais toujours pas repris la pilule. Je me donc promise d’y remédier en rentrant à Paris. Il entra en moi avec beaucoup de délicatesse et je dois avouer que j’ai apprécié.
Il ne semblait pas pressé d’arriver à ses fins. Ses mouvements étaient lents mais réguliers. J’avais l’impression qu’il semblait privilégié mon plaisir avant le sien. J’étais ouverte comme une huître et je dois avouer que j’en profitais égoïstement. Sentant qu’il n’allait pas tenir longtemps, je lui fis comprendre que j’étais prête. Le bonheur m’inonda et je me suis laissée allé à exprimer mon plaisir. Et, chose rare chez un homme, ou du moins parmi ceux que j’ai connu, il eut un gémissement de joie.
Pour être franche, j’avais joui comme rarement. J’étais heureuse.
Je voyais à travers les volets que le jour était levé. Je n’avais pas envie de dormir même si j’étais crevée. Nous avons passé de longues minutes enlacés à nous embrasser et à nous caresser. J’avais l’impression que je lui redonnais la vigueur de ses vingt ans. En rigolant, je lui dis que mon sac avait encore des ressources .il me prit au mot. Moi qui ne demandait que ça. Emportée par l’élan je lui indiqua qu’il pouvait entrer par la petite porte.

A suivre

B,

VACANCES (ENCORE)

Posté le 07.08.2007 par beatrice
Un rapide passage à la gare m’indiqua que le prochain train était à 5h45 le lendemain matin. Je demandais donc à mes nouveaux amis si je pouvais trouver une chambre d’hôtel.
-Tu rigoles, tout est plein pendant le festival. Tu n’auras plus qu’à venir traîner les bars avec nous en attendant.
Puisque je m’étais embarquée dans cette galère autant continuer. Le spectacle fut sympa. J’eu l’impression de revenir en enfance en entendant la vieille soul que mes parents écoutaient à longueur de journée. Le premier chanteur qui chantait avec une bande de jeunes étudiants était sympa. Ensuite, il y eut une chanteuse bien de sa personne, très élégante qui chanta des chansons d’Aretha Franklin. C’était agréable, mais moi qui suis plutôt habituée à des sonorités plus modernes ne pus supporter la suite du programme.
Je parti donc m’installer à la buvette d’où on entendait tout. Le plus agé des français vint m’y rejoindre
-Tu t’ennuies ?
-Oui et non, c’est agréable mais c’est la musique que j’entends depuis que j’ai cinq ans.
Je lui racontai mes virées new yorkaises où j’allais écouter du rap.
-Je dois avouer que tu es surprenante. Ton look, ta façon de penser
Je fini par lui avouer que j’étais cadre dans une banque et que je me défoulais pendant les vacances, que j’étais venue pour visiter et non pour écouter de la musique et que seule la curiosité m’avait incitée à venir dans cette ville.
-Tu regrettes ?
-Non, c’est une expérience. Et comme le reste de l’année m’appartient peu avec ce travail qui m’accapare, j’en profite pour vivre comme bon me semble.
Du coup, il rata la fin du concert. Ses amis vinrent nous rejoindre. Ils avaient leurs habitudes dans un pub. Je les suivi.
L’endroit était sympa et rempli d’anglais. Nous avons beaucoup rigolés et bus. La nuit avançait à grands pas et je piquai du nez.
L’ami me demanda si j’avais envie de dormir. Je répondis par l’affirmative en répondant qu’il fallait que j’attende le train.
-Nous avons tous des chambres à deux lits, si tu as confiance en l’un de nous tu peux en prendre un. Tu peux être sûre qu’aucun de nous ne t’importunera
-promis, juré
-promis juré
-OK, j’accepte. Puisque tu me le proposes, j’irai dans la tienne. Mais rapidement car j’ai la tête qui tourne un peu.
Son hôtel était proche. Il ne m’avait pas menti, il y avait effectivement deux lits. J’étais un peu gênée car je n’avais que les vêtements que je portais. Je lui demandai s’il serait gêné que j’aille me rafraîchir dans la salle de bains et en sortir enveloppée dans une serviette.
Le contact de l’eau me donna un coup de fouet. J’eu une hésitation avant de sortir de la salle de bain car j’étais nue sous la serviette et j’avais compris depuis l’après midi que je lui était pas insensible. J’avais retiré mes bracelets aux chevilles. Il m’en fit la remarque.
-oui, je les ai retirés car ça fait du bruit dans le silence de la nuit.
-Dommage, j’aimais bien
Je retourna dans la salle de bain et les rapporta
-Et c’est toi qui me les attacheras.
J’avoue que j’étais un peu éméchée et que j’avais envie de lui. Son âge était indéfinissable, la cinquantaine, le ventre était presque plat, pas de cheveux blancs. Je compris que je devrais faire le premier pas pour lui faire rompre sa promesse. Je m’assis à côté de lui et lui dit que les engagements étaient faits pour être transgressés.
Et comme il parlait anglais, je lui dit
-Take me in your arms and love me

VACANCES (LA SUITE)

Posté le 05.08.2007 par beatrice
Je m’étais donc décidée à aller faire un tour dans la ville voisine. J’avais adopté un look « bobo » même si je deteste le terme et le style. J’étais en vacances, j’en profitais pour changer du style strict que j’adopte toute l’année.
J’avais natté mes cheveux, portait un long jupon noir avec un caraco rose. J’avais ressorti des chainettes de chevilles achetées en Inde. Il y a plein de petites breloques qui s’entrechoquent en marchant. Ce n’est pas discret mais c’est ce qui fait leurs charmes.
C’est vrai qu’on m’entend arriver. Mais bon, c’est le but du jeu.
Je n’avais pas mis de talons, juste des entre doigts pour être à l’aise.
Arrivée à la gare, je découvris que la ville était minuscule et qu’on en faisait le tour en dix minutes. L’ambiance était festive. Je me suis prise au jeu et alla boire un verre à l’une des rares terrasses.
Comme la veille au soir, ma présence solitaire fut très vite remarquée.
Je remarquai qu’il y avait des français à une table à côté de la mienne. L’un d’eux, assez mignon, m’aborda en italien me demandant si je venais pour le festival. Je lui confirmai en français que j’étais de passage et que j’étais curieuse de voir ce festival.
Il m’invita à me joindre à eux. Ce que je fis. La bande était assez sympa. Il ne semblait y avoir de conflits de générations car à vue d’œil il y avait des trentenaires comme des cinquantenaires. Ils m’ont racontés qu’ils venaient tous les ans et qu’ils étaient mordus de cette musique. Je m’empressai de leur dire que j’étais de passage et que de vagues souvenirs familiaux m’avaient tentés de découvrir cette fête.
Même si je n’était pas dupe de leur attirance envers moi, j’accepta volontiers de boire des verres avec eux et ensuite d’aller dîner avec eux avant le concert.
C’est à ce moment que je me suis rappelé qu’il n’y avait plus de train pour Pistoia après 21 heures

DE RETOUR

Posté le 29.07.2007 par beatrice
Me voila de retour.
Lorsque le pilote de l’avion a annoncé à l’arrivée à Florence qu’il faisait 37 degrés, j’ai cru que j’allais fondre. Effectivement, j’eu l’impression qu’une plaque de fonte me tomba sur la tête en sortant. Même si j’étais légèrement vêtue (caraco et petite jupe), je filai avant de récupérer ma valise aux toilettes pour retirer mon soutien gorge. Je n’avais qu’une hâte celle d’arriver à l’hôtel pour piquer une tête dans la piscine.
Aéroport/bus/ train et me voila un peu moins d’une heure après à Pistoia, petite ville située à vingt kilomètres de Florence. J’ y suis déjà allé et apprécie car c’est d’abord calme et ensuite nettement moins cher.
Je m’installe rapidement dans ma chambre car je n’ai qu’une envie enfiler mon maillot et ensuite direction la piscine.
Le bain fait du bien après toutes les suées prises dans les transports. Je savoure au fil de mes brasses le temps qui passe. Je réalise que je suis en vacances. J’ai coupé mon portable même si Agnès m’a promis de ne pas me déranger.
La faim me sort de ma torpeur aquatique. Je remonte dans ma chambre, prends une douche et mets la première petite robe boutonnée devant qui me tombe sous la main.
J’évite le restaurant de l’hôtel pour aller flâner en ville. Sans être une habituée, je connais un peu et me dirige vers un restaurant dont j’avais un bon souvenir.
Esprit de commerçant ou réel souvenir, le patron m’accueille comme si j’étais venue la veille. Abattue par la chaleur, je ne pensais pas avoir très faim. Il n’empêche que je ne pu résister à un plat de pâtes. A la fin du repas, le patron m’offrit un verre de lemoncello qui me requinqua un peu. J’oublie de préciser qu’une femme qui dîne seule en Italie attire les hommes comme un pot de confiture les mouches ! Je les ignorais superbement.
En allant me promener après le dîner je découvris qu’il y avait eu un festival de blues la semaine précédente. Comme j’aime bien la musique, je regretta de ne pas être arrivée plus tôt. Plus tard en continuant de marcher, je vis une affiche pour un festival en hommage à Otis Redding dans une ville voisine. J’ai passé mon enfance à l’écouter car mes parents l’adoraient.
Comme j’avais deux semaines où rien n’était prévu, je me suis décidée à aller y faire un tour sans me douter de ce qui s’y passerait
A suivre
B..
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