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Nom du blog :
beatrice
Description du blog :
bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine et fiére de l'être. vous apprendrez au fil du temps à me connaitre. dans l'immédiat et comme je suis timide, je ne montre que mes jambes que je dois l'avouer j'adore car je les trouve superbes. le reste suivra bientôt a bientôt Béa
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
05.09.2006
Dernière mise à jour :
11.07.2008
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COIFFEUSE

Posté le 30.05.2007 par beatrice
Agnès avait excité ma curiosité en me disant, sans en dire plus, que Marion avait changé de look.
J’ai donc décidé, même si je n’en avais pas besoin, d’aller me faire coiffer.
J’eu un choc en entrant dans le salon. Marion avait une coupe à la garçonne. Mais surtout les cheveux étaient rouge vif.
Elle n’eut pas l’air très chaleureuse en me voyant.
-Veux tu que quelqu’un d’autre que moi te coiffe ?
-Oui, si ça t’embetes à ce point.
-Non, de toute façon j’ai à te parler. Je fais quoi ?
-Juste un brushing. J’ai un repas d’affaire ce soir. (ce qui n’était pas vrai)
-toujours aussi occupée.
-Oui, c’est ma vie.
Elle me lava les cheveux puis m’installa pour les sécher.
-J’ai vu sur ton blog que tu n’as pas perdu de temps. Tu te remets bien de tes émotions. Moi qui pensait que je serai l’unique femme de ta vie.
-Ecoute Marion, je suis venue me faire coiffer pas engueler. Et si tu veux parler, parlons. T’as vu ta dégaine post punk ?
-j’ai voulu me débarrasser de l’étiquette que tu m’avais collée. Si tu veux savoir, j’ai fait exprès de tout couper et de changer de couleur. Je l’ai fait à regret car en le faisant je savais que je me débarrassais de ton influence. J’ai beaucoup réfléchi depuis ces quelques jours. J’ai peut être été dure avec toi. Je suis impulsive. C’est ma personnalité.
-Marion, je vais être franche avec toi. J’en ai bavé pendant tout un week end, je me suis habituée à te voir disparaître de ma vie et ce n’est pas pour que tu y reviennes. J’aime bien les situations nettes. J’ai l’habitude dans mon travail de prendre des décisions irrévocables. Pour le privé, c’est pareil. Tu as décidé de claquer la porte. Elle est fermée et le restera. Il faudra aussi que tu viennes récupérer tes affaires.
-Tu peux les garder car je n’ai plus envie de m’habiller selon tes goûts.
-Libre à toi.
Le brushing fini, alors que je passai à la caisse elle me demanda si je reviendrai.
-Cliente, coiffeuse oui. Scène de ménage, non lui répondit je sèchement.
-tu es mal disposée aujourd’hui
-Je te rends la monnaie de ta pièce. Je suis en amour comme en amitiés : entière. Alors il arrive que trop c’est trop.
Je me suis surprise d’une telle dureté. J’attrapa mon sac et ma veste et sorti du salon avec un sentiment de soulagement.

Agnès fut assez surprise de me voir entrer dans mon bureau en colére.
-Que se passe t'il?
-J'ai vu Marion et ça c'est trés mal passé.
-Je ne pensais pas qu'il en aurait été autrement. Oublie.
-Je vais oublier.
-




--

MARDI

Posté le 29.05.2007 par beatrice
Agnès n’avait pas dérogé à sa pratique du post-it sur la porte de mon bureau.
-« Passe me voir, dés que tu arrives » était il écrit.
J’ai posé mon sac, ma veste et suis allée la voir.
-Bonjour Béatrice. Comment vas tu ?
-D’attaque pour une semaine de travail.
-Je t’ai demandé de venir pour que nous parlions de notre week-end. Il est évident que ce qui c’est passé doit rester entre nous.
-En ce qui me concerne c’est du domaine du privé. Je n’ai pas l’intention de m’en prévaloir.
Vous savez que je parle peu à mes collègues qui me boudent un peu à cause de ma relation privilégiée avec vous. On me boude un peu, mais peu importe.
J’ai beaucoup apprécié d’avoir reçu votre affection et votre tendresse.
J’y suis sensible et ce sera un souvenir inoubliable.
-Je dois te dire, et à je suppose à ton grand regret, que ce qui c’est passé ce week end ne se renouvellera pas. J’ai eu envie de toi, j’assume. Mais pardonne moi, je ne peux pas continuer.
-Agnès, il ne faut pas que vous soyez désolée. Je ne m’attendais pas à cette relation. Elle restera dans ma mémoire comme un moment mémorable. J’en garderai le souvenir.
-j’espère ne pas t’avoir bouleversée un peu plus.
-Non, ça va. Ne vous inquiétez pas.
-Sure ?
-Sure

WEEK END (2)

Posté le 28.05.2007 par beatrice
J’étais en train de me démaquiller lorsque j’entendis frapper à la porte
-Béatrice, c’est moi. Je peux entrer.
-C’est que je suis nue
-Nous sommes entre femmes ?
-Entrez
Ce qu’elle fit.
-Je voulais m’assurer que tout allait bien car tu m’as semblée bizarre ce soir. J’ai eu l’impression parfois que tu étais absente.
-Je vais être franche. J’ai adoré cette soirée. J’avoue que j’ai un peu de vague à l’âme en ce moment.
-Marion ?
-Oui
-Je n’ai qu’un conseille à te donner. Oublie la aussi vite qu’elle t’a oubliée. Je suis allée me faire coiffer cet après midi. Elle a changé de look et recommence à papillonner auprès de ses clientes. Moi aussi je vais être franche, je n’appréciais pas ta relation avec elle. J’ai été surprise que tu la suives sur le terrain des amours féminines. Je suis contente que tu ne soies plus avec elle car même si tu l’avais changée elle t’aurai un jour pourri la vie.
Couvre toi, tu vas être frigorifiée.
-Non, ça va
-A te voir, il est évident que tu n’as pas beaucoup de poitrine dit elle en effleurant mon téton gauche du bout de ses doigts. Il réagit immédiatement en se dressant.
-Et sensible, avec çà !
-mais que faites vous ?
-Ce dont tu dois avoir envie depuis longtemps
-Je n’ai jamais pensé à ça, je n’imaginai pas.
-je ne sais si c’est pas l’alcool mais je vais te dire un secret. J’ai été jeune fille au pair et ma patronne m’a initiée jusqu’au jour où j’ai rencontré Jacques. J’avais envie de me marier et d’avoir des enfants. Je lui ai juré fidélité. Il est et sera le seul homme de ma vie. Il connaît mes penchants et les tolére. Il savait qu’en t’invitant que j’avais une idée derriére la tête.
-Vous et moi ?
-Ca te déplait ?
-Non, ca me surprend
-Pourquoi ?
-Nous travaillons ensemble. Et après ?
Elle me prit par la taille et m’embrassa dans le cou.
-Demain est un autre jour. Nous serons juste un peu plus complices.
Je m’abandonnai dans ses bras et la suivi dans ma chambre.
Fondu au noir comme on dit au cinéma.
Je la senti quitter le lit au petit matin.
-Dors chérie, je vais rejoindre le lit conjugal. Même si Jacques est tolérant car il doit se douter où je suis, je vais aller le rejoindre. Prends ton temps et descends pour le déjeuner quand tu voudras.
-Embrassez moi une dernière fois.
-Ce sera le dernier avant longtemps.
Je m’endormis la tête pleine de souvenirs. Au matin, l’odeur de café me sortit de ma torpeur.
J’enfila un peignoir et descendit.
-Entre Béatrice que je te présente mes enfants Julien et Aline.
Ils eurent un regard amusé en me voyant. J’eu l’impression, un court instant, qu’ils avaient compris.
Agnès reprit le contrôle de la conversation.
-On oublie le pique-nique avec le temps qu’il fait. Nous déjeunerons ici.
-Si vous permettez, je partirai après.
-Tu n’es pas bien ici ?
-Si, trop
-Tu peux rester jusqu’à demain si tu veux.
-C’est gentil, mais j'ai envie de retrouver mon chez moi, de me poser un peu. Et puis, les choses vont trop vite en ce moment. Je ne sais plus en j’en suis.


week end (1)

Posté le 27.05.2007 par beatrice
résumé de mon week end qui sera en deux parties.

Je dois dire que j’ai eu un choc en m’arrêtant devant l’adresse d’Agnès. La maison était superbe dans son grand jardin. Empêtrée avec mon sac, mes fleurs et ma bouteille de champagne, je sonnai.
En me voyant, Agnès me dit avec un grand sourire
-Désolée, je n’accueille pas les « gypsies ».
J’avais pris le risque de ne pas paraître telle qu’elle me connaît. Jupe longue genre jupon bariolé, petit cache cœur croisé, grandes boucles d’oreilles. Depuis que j’ai cherché chez moi un de mes diamants pendant des jours pour finalement le retrouver, je déteste les retirer. J’en ai six mais ce sont toujours les deux plus gros que je retire (enfin, les plus gros ne valent pas une fortune). Au début de ma carrière, dés que j’avais une augmentation je l’investissais et c’est ainsi que j’ai trois petits diamants à chaque oreille.
-Entre, je t’embrasse tu es superbe même si je suis surprise de ton look
-Vous êtes choquée ?
-Non, au contraire je découvre enfin que mon adjointe a de l’imagination et de l’humour. J’aime beaucoup. Mon mari est là, les enfants ont joués les filles de l’air.
Agnès me fit entrer et me présenta à Jacques.
-Je fais enfin la connaissance de la fameuse Béatrice dont ma femme ne cesse de me parler. Et ravissante de surcroît.
-N’exagérons rien, fut ma réponse
Agnès intervint
-Chéri, Béatrice, même si elle a tort, est complexée par son corps. Elle se trouve trop ceci, pas assez cela. La seule chose qui trouve grace à ses yeux n’est que ses jambes qu’on ne voit pas aujourd’hui à cause de sa jupe longue. Tiens dis donc, tu n’as plus ta chaînette à la cheville ?
-Non, je l’ai jetée dans le canal cet après midi. Et je n’ai pas eu le temps de chercher celle que j’avais avant.
-Rancunière ?
-Non, réaliste. J’ai tourné la page Marion donc je n’avais pas de raison de garder ses cadeaux.
-J’en suis ravie
-Que voulez vous dire ?
-Rien. Viens nous allons prendre l’apéritif avant de dîner.
Le repas fut agréable. Nous avons parlé de beaucoup de choses à l’exception de travail. Agnès a indiqué que j’aimais bien le cinéma et la musique. Jacques en profita pour m’indiquer ses goûts. Agnès l’interrompit en lui disant :
-ah, toi et tes films américains sans intérêt.
-Agnés, vous êtes dure, j’en voie aussi. J’ai beaucoup aimé le dernier James Bond, j’ai vu Zodiac que j’ai apprécié malgré ses longueurs.
-Vous êtes ligués contre moi ? dit elle en souriant
-Non, c’est une simple discussion passionnée.
Le repas terminé nous continuâmes à discuter dans le salon. J’avais remarqué depuis pas mal de temps que j’attirai le regard coquin de Jacques. Il est le mari d’Agnès, donc tabou car j’ai des principes. Je ne couche pas avec les conjoints ou les amis des gens que je respecte.
Tard dans la nuit, Agnès décréta l’extinction des feux.
-Allez Béatrice, je vais te montrer ta chambre. Il y a une salle de bain attenante, tu pourra te détendre.
-merci, car je suis fatiguée.

VENDREDI

Posté le 26.05.2007 par beatrice
Je vais commencer la journée à l’envers. Ca c’est tout moi faire le contraire et son inverse.
Le week end s’annonçait bien et prolongé car Agnès a trouvé des subterfuges pour détourner comme elle dit « le travail obligatoire ». Comme nous avons un contingent de jours on fait avec et on se débrouillent. Mais tout ceci n’est pas pour parler du nain parano. C’était juste pour dire que depuis longtemps ma « twinguette » avait franchie les portes du parking de la boite à 18h. Mal m’en a, nous en a, pris l’orage est tombé à cette heure précise. C’est déjà la merde sur le périph en temps normaux. Là c’était pire et j’en vins presque à maudire Agnès qui m’avait incité à partir.
Nous avions déjà évoquées l’invitation à dîner.
-Oui, je vais venir.
-Je ne te sens pas très motivée. Je ne connais que vous, je suis intimidée. Vous m’avez dit que votre mari est un cadre dirigeant d’une grande banque internationale. J’ai peur de le rencontrer.
-La banque pour laquelle nous travaillons toutes les deux est certes plus petite. Et puis, je te rappelle que des banquiers de son calibre nous en rencontrons souvent. Et tu tiens bien ton rôle. Demain, ce ne sera pas une réunion de boulôt. Lorsque je lui aie dit que je t’invitais, je lui ai interdit de parler travail. Il est très agréable. J’ai épousé un homme merveilleux, il m’adore et je lui rends bien. Alors soit tranquille. Viens calme comme tu es en ce moment.
Naturelle, n’oublie pas tes affaires si tu souhaites rester. J’avais pensé que nous aurions pu aller pique niquer Dimanche. Le temps d’aujourd’hui ne semble guère propice. Bref, nous verrons. Surtout pas de chichis, chez nous malgré l’allure que je donne c’est la bonne franquette. Tu as l’adresse sur ton ordinateur, tu viens vers 19h. c’est facile à trouver, de toutes façons tu n’auras plus de soucis car j’ai appris que certaines voitures seraient changées à commencer par la tienne. je pense que dès que les nouvelles Twingo avec GPS seront disponibles qu’i l y en aura une pour toi.
-la mienne me suffit, je ne suis pas exigeante.
-Je sais, mais c’est la règle de la maison. A demain, sans faute ?
-Sans faute. Promis juré. Merci.

JEUDI

Posté le 24.05.2007 par beatrice
-Pas mal la petite robe à fleurs à bretelles. courte vêtue et toujours en talons.
Je vois que tu te défoules. j'ai l'impression que tu n'as pas grand chose en dessous.

-C'est vrai, le soutien gorge n'a pas de bretelles. Je les aient retirées. c'est la premiére fois que je porte sans. J'éspere qu'il ne va pas me jouer des tours
Puisque j'ai la permission de ne pas être stricte . Il fait beau et comme ça ne va pas durer, je préfére en profiter.
-D'autant que nous n'avons pas de grosses réunions prévues. Je crois que je vais faire comme toi mais en plus sage car mon âge ne le permets plus.
-Voyons Agnès, vous êtes trés belle et avez beaucoup de classe.
-Arrête de me flatter, dis moi plutôt si tu viens dîner Samedi soir.
-Etes vous rééllement sûre de vouloir que je vienne?
-Oui, ça me ferai plaisir car nous n'avons que des relations de travail même si elles sont ponctuées de temps en temps dans les voyages de moments de complicités. Et puis, depuis le temps que je parle de toi chez moi, ils ont envie de te connaitre.
-Quand je parle de mon adjointe, je ne dis pas "mon adjointe", je dis Béatrice.
-dans ce cas je viendrai mais je ne serai pas à l'aise.
-Mon mari est un homme adorable. quand à mes enfants, je ne sais même pas s'ils seront là. A leur âge, les repas du Samedi Soir. Tu peux même rester chez moi dormir, il ya une chambre d'amis.
-Vous me tentez car ça me changerait un peu les idées. je peux vous donner ma réponse demain?
-Bien sûr

MERCREDI

Posté le 23.05.2007 par beatrice
-Twin set gris, jupe plissée noire. Je vois que le moral remonte.
. Oui, c'est vrai ça va mieux, je dors calmement. Plus j'oublie, plus j'ai l'impression que j'ai fais une folie. J’espère que vous n’êtes pas choquée pas ma façon de m'habiller. j'ai envie de respirer un peu.
-Au contraire, il y a des fois où je te trouve un peu coincée côté vestimentaire.
-Mais c’est vous qui m’avez dit qu’il fallait que je sois impeccable.
-Oui, mais pas tous les jours. Il y a les rendez vous d’affaires et puis la routine quotidienne où on peut se lâcher un peu. Aujourd’hui, c’est très bien car je voie tout de suite que tu es de bonne humeur. Ca me rassure car je n’aurais pas supporté de t’engueuler une deuxième comme après Rome. Je ne t’en avais pas parlé mais j’avais lu ton compte rendu sur ton blog. Je savais que tu savais faire des synthèses d’événements mais là, je dois dire qu’elle était parfaite. Tu as été dure avec toi-même et n’a pas cherchée à minimiser. Tu t’en pris plein la tête et tu as eu l’honnêteté de l’écrire. Tu ne saurais pas revenue le lendemain blonde et au carré que je me serai arrangée pour te garder quand même.
-Pourquoi avez-vous envie de me dire ça aujourd’hui.
-Il aurait bien fallu que je lte e dise un jour. Je suis dure mais juste. Nous avons du travail qui nous attend. On peu peut être déjeuner ensemble à midi.
-Si nous avons le temps ?
Nous le prendrons.
Je ne reconnaissais pas Agnès d’habitude si cassante. J’eu l’impression qu’elle était soulagée que la liaison avec Marion soit terminée.

MARDI

Posté le 22.05.2007 par beatrice
-A te voir aujourd’hui plus pimpante qu’hier je vois que tu vas mieux. Je connais ton humeur en voyant comment tu es habillée. Et aujourd’hui, la jupette et le body m’indiquent que tu vas mieux.
-Je dois dire Agnès que je me pousse un peu car j’avais pris l’habitude de Marion, de trouver quelqu’un en rentrant. Mais je pense que ça va passer. Vous m’avez appris à être battante et combative. Je vais mettre en pratique vos conseils.
-Mais tu penses quoi faire ?
-Je n’en sais rien. Je n’ai pas d’idée pour l’instant. Je ne pense pas retourner avec une femme. J’ai l’impression que c’est pour moi une expérience sans lendemain. C’est vrai qu’un type tout simple, pas compliqué serait le rêve. Mais où est il ?
-tu sais que je t’apprécie beaucoup. Je serai toujours à tes côtés pour te défendre. Si tu veux t’évader loin, on peut trouver un prétexte pour s’offrir un séjour en Floride aux frais de la boite. Il y aura bien quelques clients qui seront contents de nous voir.
-C’est gentil Agnès. J’ai plutôt envie de préparer mes vacances en Italie, j’ai acheté mon billet d’avion hier pour ma période de vacances. Et puis, je dois supprimer le souvenir de Marion de mon appart. Je vais faire des paquets de ses affaires et gommer toutes traces de son passage.
-Ca va pas être simple.
-Si, car elle n’a pas marqué son empreinte comme avoir ses meubles. En fait, elle s’était installée chez moi dans mes marques. Il suffira juste que je supprime les siennes.
-Comme je suis curieuse et un peu coquine, j’irai me faire coiffer par Marion cette semaine. Je te raconterai.
-N’est ce pas un peu provocateur ?
-j’ai bien le droit d’aller chez le coiffeur. Et puis si ça ne lui fait pas plaisir je ferai comme toi j’irai ailleurs.
-J’ai l’impression qu’il faut qu’il y aient tous ces problèmes pour que nous nous sentions proches.
-Tu as toujours été distante avec moi
-Ce n’était pas de la distance mais de la réserve par rapport à ma patronne.
-Je t’ai très vite appréciée et souhaité que tu soies mon amie. Si tu ne veux t’abrutir de télé ou de ciné le week end, je propose que tu viennes dîner samedi soir. Tu feras la connaissance de mon mari et de mes enfants.
-vous n’avez pas la crainte que ça change nos rapports ?
-Non, je sais faire la part des choses. Et puis, je pense qu’il y a une certaine complémentarité entre nous. Je ne regrette pas de t’avoir embauchée. Tu seras la bienvenue.


LUNDI

Posté le 21.05.2007 par beatrice
J’ai passé une mauvaise nuit après m’être abrutie de télé. Je voulais tomber de sommeil pour oublier ce week end maléfique. Je me suis levée dans une forme pas très éblouissante. Je me suis préparée, les traits tirés. J’ai essayé de les cacher en noircissant mes paupières et en abusant du blush sur mes joues. Je n’aimais pas trop mais il fallait paraître.
Lorsque je suis arrivée à la Société, je me suis dépêchée de me réfugiée dans mon bureau. Agnès, surprise de ne pas me voir mais qui avait entendu que j’étais arrivée y entra.
-eh bien, alors Béatrice on ne vient plus me dire bonjour ? Mais dis moi tu as une drôle de tête, je ne t’ai jamais vue aussi maquillée. Est tu sûre de bien aller.
-Il faut que je vous parle si nous avons le temps.
-Prenons le.
J’ai vidé mon sac. J’ai tout raconté.
-Même si c’est triste, je suis rassurée car je me demandais où tu allais avec Marion. Je ne voulais pas te critiquer mais il fallait bien se rendre à l’évidence que Marion n’était pas faite pour toi. Je ne comprenais pas ton délire amoureux mais puisque tu l’avais choisi, je ne pouvais que m’incliner.
-Elle m’a dit mes vérités. Je les aie écrites sur mon blog.
-Je les lirais.
-Dites moi Agnès. Est-ce que j’ai changé ?
-Pour être franche, je dois dire oui. Et c’est de ma faute car je t’ai obligée à le faire. J’ai voulu que tu soies une négociatrice dure et aguerrie. Tu es très volontaire, donc tu as remporté le challenge mais je m’étais bien gardé de te le dire. Si j’ai un conseil à te donner, tourne la page. Oublie cet épisode. Je ne pense pas que tu soies faite pour aimer une femme. Je me trompe peut être. Si tu as besoin de prendre du recul, de te reposer prends les jours de vacances qui te restent.
-C’est gentil. Je préfère m’abrutir de travail pour ne pas penser à tout ça. Et puis il faut que j’évacue le fantôme de Marion de mon appart. Les vacances de Juillet approchent, j’irai me ressourcer en Italie.
-A Rome ?
-Surtout pas, j’irai traîner en Toscane dans des petites villes sympas où on mange bien, on boit un peu et puis les nuits y sont douces. J’en profiterai pour me vider la tête.
-Seule ?
-On n’est jamais seule quand on est en accord avec soi même.

Béatrice

je me risque à illustrer mon propos avec une oeuvre d'art que je trouve sublime.

DIMANCHE PLUVIEUX

Posté le 21.05.2007 par beatrice
Je me suis ressaisie en fin d’après midi. Ce n’est jamais agréable de s’entendre dire ses quatre vérités. Hélas, Marion a raison. Au contact d’Agnès et par les conditions de travail je constate que j’ai changé. C’est vrai que je suis devenue cynique, arrogante et fière. Elle est loin l’étudiante timide, fragile et mal dans sa peau. J’ai appris à me blinder, peut être au détriment de ma spontanéité. Je regrette que Marion en ait fait les frais. Peut être n’étais je pas prête à cette nouvelle forme d’amour. Je pense que son tort a été d’essayer de me dominer. Elle aurait du penser que ce n’était pas ma manière de vivre, que je me battais tous les jours pour cacher mes faiblesses. Je ne rêvais que de me blottir contre elle sans avoir à établir des rapports de force. Et ça je pense qu’elle ne l’a pas compris.
Elle est partie donc il ne sert à rien de se lamenter. J’ai enfilé un jean car il faisait un peu frais, mis des bottines, un t shirt, un foulard autour du cou et mon blouson de cuir. J’ai attrapé mon sac et le parapluie car il pleuvait et suis allée me promener sans but le long du canal pour essayer d’évacuer ma rancœur. En passant devant le restaurant du cinéma, j’ai été tentée de m’y asseoir pour prendre un verre mais le cœur n’y était pas tout comme pour l’idée d’aller voir un film.
Je suis donc rentrée chez moi pour voir si j’avais des mails puis je me suis installée devant la télé où j’ai regardé LA CEREMONIE de Chabrol qui m’a changé les idées même si la relation trouble des deux actrices m’a un peu remuée.
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