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beatrice
Description du blog :
bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine et fiére de l'être. vous apprendrez au fil du temps à me connaitre. dans l'immédiat et comme je suis timide, je ne montre que mes jambes que je dois l'avouer j'adore car je les trouve superbes. le reste suivra bientôt a bientôt Béa
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
05.09.2006
Dernière mise à jour :
11.07.2008
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LA RUPTURE

Posté le 20.05.2007 par beatrice
Après cette discussion serrée, Marion avait décidée de dormir dans le canapé du living.
Au matin, lorsque je me suis levée elle buvait son café avec sa tête des mauvais jours. Elle détourna ses lèvres lorsque je voulu l’embrasser.
-Tu me fais la gueule ?
-On la ferait à moins après ce que tu m’as balancée. J’ai à peine dormi cette nuit, j’ai repensé à tout, à nous. J’ai bien réfléchi. Je vais partir et te quitter.
J’étais abasourdie et voulu comprendre.
-Ecoute moi bien Béa car c’est certainement la dernière fois que je te parle. Je dois avouer que j’étais bien avec toi, tu m’avais donné une certaine assurance et de la tranquillité. J’avais accepté, pour te faire plaisir, de changer de look. Moi qui détestais les jupes et les talons m’y suis habituée par amour. Et toi, t’as-tu fais en retour ?
-Comme je t’ai dit hier. Je suis fidèle et n’ait pas mis un homme dans mon lit depuis que je te connais.
-C’est vrai, je te l’accorde. Mais regarde un peu comment tu te comportes. Tu es comme tu dois être à ton bureau. L’influence d’Agnès déteint sur toi. Tu es arrogante, cynique, tu ne penses qu’à toi. Dans ta vie, tu prends beaucoup pour donner peu. Et nos relations sont à ce niveau. J’ai eu la faiblesse d’accepter en t’initiant à une forme d’amour que tu ignorais de te donner du plaisir et de n’en accepter peu en retour. Je mettais cette attitude sur le compte de la nouveauté mais en fait elle n’était dictée que par ton égoïsme. Je plains tes amants si tu les traites comme moi.
-Les hommes ne pensent qu’à leur plaisir, j’en tire profit. Je ne les fais jouir qu’une fois que j’ai pris mon plaisir.
-C’est bien ce que je disais. Je regrette de te dire que je vais partir. Encore une fois, j’étais bien avec toi mais tu m’étouffes. Je t’ai déjà dit que même si tu ne le penses que ton train de vie m’accapare. Je n’aie pas ce genre de vie. Tu critiques les bobos de ton quartier mais tu leur ressembles. Tu as le droit avec ce que tu gagnes de mener la vie que tu mènes mais tu n’as pas le droit de me polluer la mienne.
-Marion, je pense que tu te trompes. C’est vrai que j’ai été sèche hier soir, je l’ai d’ailleurs écrit sur le blog. Il faut aussi comprendre que tu es un peu trop insistante avec cette histoire d’enfant. Il fallait me laisser le temps de me faire à l’idée. Et puis te dire que tu pouvais aussi t’y mettre n’était pas une provocation de ma part. Camille aurait pu avoir un frère ou une sœur. C’est vrai que j’ai été vulgaire et je m’en excuse. J’avais pensé aux vacances de cet été. J’avais l’intention de te proposer d’aller nous reposer en Italie. Je connais une petite ville à côté de Florence où il fait bon vivre. il y a de la musique la nuit dans les rues. Nous aurions été loin de notre vie quotidienne. Dommage.
-Béa, malgré tes défauts tu as d’immenses qualités. Tu es très, trop, généreuse. Laisse moi le temps de réfléchir. Je vais rentrer chez moi. Je vais emporter ce que je peux et repasserai, si tu le permets, reprendre le reste plus tard.
-Prends ma voiture
-Non, Béa tu vas encore me faire le coup du charme. D’ailleurs je te rends tes clés.
-C’est donc définitif.
-J’en ai peur.
-Et moi ?
-Je ne m’inquiète pas pour toi. Les cadres aux dents longues savent toujours rebondir. Et aussi, je te demande de changer de salon de coiffure. Ce serait trop dur pour moi de te coiffer après ce que nous avons vécu.
-A ce point ?
-Béa, je m’en suis pris plein la gueule. Je t’ai aimé loyalement. Mais trop c’est trop. Je regretterai peut être ma décision. Ne cherche pas à me retenir. Si je change d’avis, je te ferai signe. C’est dommage pour les vacances, ça m’aurait plu.
-Il n’est pas trop tard.
La discussion continua, Marion prit une douche se prépara, se maquilla mis une jupe, un collant et des talons comme pour me narguer.
-Adieu chérie furent ses derniers mots.
Effondrée, j’ai pleuré pendant toute la journée.




--

CAMILLE (SUITE)

Posté le 19.05.2007 par beatrice
Quelle idée d’avoir parlé d’enfant. Marion n’arrête pas.
-je m’occuperais de sa layette, je la nourrirai, la changera. Je serais sa deuxième mère.
-Bon, Marion arrête de me gonfler avec ça. Camille n’est pas en route et n’est pas prête de l’être. J’ai besoin de recul. J’ai besoin de savoir si je suis réellement décidée. Comme je t’ai dit j’en prends pour vingt ans. Et pour être honnête, je ne sais pas où nous en serons dans vingt ans.
- Tu doutes de mes sentiments ?
-Non, mais à te voir j’ai peur que tu me dépossèdes de mon enfant en te l’accaparant. Si tu veux en veux, fais le. Ce n’est pas dramatique de se faire sauter, ça te ferai peut être même du bien. Toi la vierge mal baisée.
-Béa, je ne t’ai jamais connue aussi radicale.
-C’est parce que tu m’énerves. Essaie de faire le chemin que j’ai fait. J’ai abandonné les hommes pour toi. Fais en autant et nous en reparlerons. Ce n’est parce que ta seule expérience avec un homme a été une catastrophe qu’il faut que tu te fermes. Grâce à toi, je suis devenue bi et je ne le regrette pas. Il est évident que malgré toute l’affection que je te porte que j’aurai toujours envie qu’un homme soit en moi. Il faudra bien que tu t’y habitues. Je ne serai pas jalouse si tu envisages de voir comment ça se passe. Et puis, je n’accepte pas d’être la mre porteuse du couple. Toi aussi, tu as un ventre. Tu pourrai aussi songer à connaître le plaisir d’être mére.
-Tu rêves. Je n’ai pas envie d’homme.
-Marion, fais toi sauter ça te fera du bien, trouve toi un mec de temps en temps. Je resterai à tes côtés. J’aurai l’enfant mais je t’en supplie decomplexe toi car je n’ai pas envie de vivre avec une lesbienne coincée avant l’âge.

Je reconnais que j’ai été très dure avec Marion mais il fallait que je lui dise que notre vie de couple et notre futur avec la petite en dépendait. Comme je sais qu’elle lit mon blog, il évident qu’elle me fera des commentaires. Mais bon, j’ai passé l’âge des tergiversations et des prises de têtes. Il est vrai que cette histoire d’enfant que j’avais un peu enfouie me fait m’imaginer qu’en m’organisant que je pourrai l’avoir seule.


WEEK END

Posté le 17.05.2007 par beatrice
J’étais assez remontrée contre Marion lorsque je suis rentrée chez nous.
- Mais qu’est ce qui t’a pris de raconter cette histoire d’enfant à Agnès ? elle me voit déjà avec un gros ventre. T’es folle ou quoi ?
- Depuis le temps que nous en parlons, je pensais t’aider en abordant le sujet avec Agnès.
- Avant de t’occuper de mes fesses, j’aimerai que tu t’occupes des tiennes. J’aurai un enfant si j’en ai envie. Et tu ne me feras pas bousculer les étapes. Je te signale que si je fais un enfant, que j’en prends pour vingt ans. Je veux être sûre avant de me décider. J’ai envie de donner une vie stable à ma fille
- Ta fille ? tu as une chance sur deux d’en avoir une.
- Tu rigoles, si à l’écographie, c’est un garçon, j’avorterai.
- T’es malade
- Non, il y a des pays comme la Chine ou l’Inde, ou je suis allée, où c’est un crime d’avoir une fille. Si j’ai un enfant, ce sera une fille. Tu ne me retireras pas cette idée. Si tu n’es pas d’accord, tu n’as plus qu’à partir.
- Je n’ai pas dit ça, je trouve ta détermination assez surprenante.
- -De toute façon, je ne suis pas encore prête. Quand à ton frère, il faudrait que je le voie et que je sois séduite. Je n’ai pas envie d’avoir toute ma vie sous les yeux l’enfant d’un homme qui ne m’aura pas plu. Mon italien aurait fait un très beau géniteur même si son souvenir m’aurait déplu. Bon, on arrête de parler de tout ça. On se pose et on profite du long week end qui s’annonce. De toute façon, ça ne serait pas pour demain car je n’ai pas arrêté la pilule.
- Ca me surprend de toi qui es chaste avec les hommes depuis que tu me connais.
- On ne sait jamais, ma chérie. Tu m’as souvent dit qu’une aventure avec un homme n’était pas te tromper.
- Tu l’envisages ?
- Non, je te taquine.
-

CAMILLE

Posté le 15.05.2007 par beatrice
Lorsque je suis entrée dans mon bureau, j’eu la surprise de voir qu’Agnès y était.
-ne t’inquiète pas Béatrice, je ne suis pas en train de t’espionner. J’avais juste envie de te parler en tête à tête.
-Vous me tutoyer ?
-Depuis le temps que nous travaillons ensemble, je pense que c’est nécessaire. Du moins en privé, côté professionnel je propose que nous gardions nos distances.
-En ce qui me concerne, je ne pourrai pas.
-Libre à toi. Je voulais te parler car je suis allée me faire coiffer par Marion. Elle m’a parlé de toi. J’ai appris que vous aviez parlé d’enfant.
-C’est vrai. Je suis comme la plupart des femmes, j’ai envie d’en avoir un ou plutôt une car mon rêve est d’avoir une fille. En femme pragmatique et gestionnaire de dossiers j’avais envisagé deux scénarios. Le premier de vivre en couple et avoir l’enfant, le second aurait été de vivre seule et de l’élever seule. Pour le premier, il fallait trouver l’homme. En dépit de mes efforts, je ne l’ai pas trouvé. Quand au second, impossible de l’assumer avec ma charge de travail et mes horaires impossibles. Je ne pensais pas que ma relation avec Marion serait la solution. Il n’empêche que je serai contrainte par mes horaires.
-Dis moi, Béatrice tu l’envisages sérieusement ?
-Oui, car j’ai envie d’avoir un enfant.
-Et tu le feras avec qui ?
- Marion m’a proposé de rencontrer son frère. L’enfant ferait parti de la famille.
-Tu serais capable de te faire engrosser par un inconnu ?
-A la seule différence qu’il y aura un contact physique je ne vois pas plus q’une insémination artificielle.
-Tu es sûre de ton coup ?
-Je suis réglée comme du papier millimétré, il suffira que je calcule bien.
-Et c’est pour quand ?
-Je ne suis pas encore prête, je veux être sûre de ma relation avec Marion.
-Si tu te décides, je t’aiderai, j’assouplirai tes horaires. Marion m’a dit qu’elle était prête à arrêter de travailler provisoirement pour élever votre enfant. J’ai deux enfants, il est normal que je t’aide même si le choix d’avoir une enfant qui aura deux mères me surprend un peu. Mais bon, si c’est ton choix. Au fait, tu l’appellera comment cette petite fille ?
-Camille.

SACRE LUNDI

Posté le 07.05.2007 par beatrice
Ce matin Marion m’a réveillée en me disant que je ne m’étais couchée pas très fraîche. Ce n’était pas la peine qu’elle me le dise, je m’en souvenais car nous avons pas mal vidée la bouteille.
-Tu voulais dormir en sous vêtements, je t’ai convaincue de les retirer et de te mettre au lit où je te rejoignit rapidement. Tu as eu du mal à trouver le sommeil, tu tournais dans tous les sens. Je me suis serrée contre toi pour te calmer. Je t’ai prise par la taille et te caressa doucement tu semblais t’apaiser. Elles faisaient de l’effet à l’endroit que j’effleurais.
-Alors pourquoi as-tu arrêté ?
-Tu dormais
-non, c’était tellement agréable que je faisais semblant tout en glissant vers le sommeil. J’étais stimulée par l’alcool et j’espérais que tu irai jusqu’au bout.
-Il fallait me le dire.
-Non car je voulais garder ce plaisir pour moi seule.
-Toujours aussi égoïste à ce que je vois.
-Non, hédoniste. Il faudra peut être qu’on pensent à se préparer pour aller gagner plus. Une bonne douche va me remettre les idées en place.
-Tu en as bien besoin, moi c’est fait. Je prépare le café pendant ce temps.
Je me suis ensuite habillée tailleur noir, chemisier rose et escarpins assortis. Je retirai deux diamants de mes oreilles pour les remplacer par des dormeuses en forme de roses. Marion avait choisi d’être un peu plus décontractée. Jupe à fleurs, polo noir et petits trotteurs à talons.
-Marion, tu peux me donner un coup de peigne pendant que je me maquille ? Je ne suis pas en avance.
Il faut qu’on se dépêche.
Fort heureusement, la circulation était fluide. Parking, ascenseur et bureau.
Agnès fut surprise de voir ma nouvelle tête.
-Décidément, c’est le jour du changement. Félicitations Marion car je suppose que vous êtes à l’origine. Au fait c’est sympa d’être passée me voir.
-Merci Madame, Béatrice a insisté pour que je vienne.
-Elle a bien fait.
Je suis allée porter mon sac et mes affaires dans mon bureau en revenant j’ai constaté qu’elles chuchotaient toutes les deux. Je n’y portai pas attention, bu mon café. Ensuite Marion parti pour aller travailler et je lui promis de rentrer tôt. Elle me fit des bises chastes sur les joues et tourna les talons.
Bravo, Béatrice. Vous l’avez bien transformée. J’avais remarqué qu’elle avait des formes qu’elles ne mettaient pas en valeur. Et puis, ce look à moitié punk. Quelle horreur. Sans parler des couleurs de cheveux et de son côté garçon manqué. Je suppose que vous avez eu du mal à la convaincre.
-Oui et non. J’ai surtout été décisive en lui disant que nos looks n’allaient pas ensemble et que je n’avais pas envie que nous soyons cataloguées. Je préférai qu’on passe pour deux copines plutôt que pour deux amantes pour ne pas dire autre chose.
B.

ET C'EST PARTI POUR CINQ ANS

Posté le 06.05.2007 par beatrice
Pour être honnétes, Marion et moi on s'en doutait.
Marion qui a le chic des formules à l'emporte piéces en fan de Groland m'a dit:
-Y'en qui se reveillerons un jour avec mal au cul!
Moi qui fais dix heures par jour, je ne vois pas travailler plus pour gagner plus. Marion qui reste aprés l'heure de fermeture car elle n'a pas finie sur une cliente
Il se fout de nous.

J'ai avoué à Marion que j'avais sincérement réflechi à avoir un enfant, mais qu'aujourd'hui je me demandai quel monde j'allais lui offrir.
-S'il n'y a que les connes qui font des gosses, il n'y aura que des cons sur terre!
ah, Marion et ses réparties!!
-Bon, on va se boire un coup, voire des coups, et nous nous consolerons avant d'aller travailler pour gagner plus. Je n'aurai pas envie de prendre le métro demain matin. Tu me déposera au salon même si je dois attendre l'ouverture du salon.
-Tu pourra venir boire un café au bureau.
-Et Agnés?
-La connaissant je pense qu'elle tirera la tronche aussi.

SAMEDI

Posté le 05.05.2007 par beatrice
Nous avons fait le planning du week end au petit déjeuner.
-Comme je suis la reine de la prise de rendez-vous, nous sommes attendues chez l’esthéticienne pour nos épilations à 11h. Même si le temps d’aujourd’hui semble faire oublier la terrasse pour un moment, je vais faire le maillot. Ensuite à part aller voter demain, je n’ai rien en tête. Et toi ?
-Je voulais te faire la surprise, mais bon je vais te le dire. J’avais prévu de refaire ta couleur cet après midi. J’ai pris tout ce qu’il faut au salon.
-c’est super gentil car après la dispute de l’autre jour je ne savais pas comment aborder le sujet. Je m’imaginais même te mettre devant le fait accompli en allant chez un autre coiffeur.
-Je prendrai ça comme une infidélité.
-Que prévois tu ?
-Tu verras bien
-J’ai envie de changer de tête.
-Je te promets que tu seras très belle ce soir. En attendant, faudrait peut être se dépêcher pour combattre les poils.
Il faisait froid à nouveau. Pour éviter d’avoir à mettre un collant, j’enfilai à la grande surprise de Marion un pantalon.
-eh bien dis donc, pour une nouveauté c’en est une.
-Regarde bien, car ce n’est pas fréquent.
Nous arrivâmes à l’heure au rendez vous. Je connais bien la gérante et elle commence à s’habituer à Marion.
-J’ai l’impression que vous voilà devenues inséparables.
Je répondis par l’affirmative. Nous entrâmes dans la pièce où nous nous déhabillérent.
Marion me souffla à l’oreille
-Fais l’intégrale
J’indiquai à l’employée que je souhaitais dégarnir largement. Elle compris ce que je voulais dire.
-Je peux laisser le minimum
Je tournais la tête vers Marion interrogative. Son regard complice me conforta et donna mon accord.
Comme c’était la première fois, ce fut un peu pénible. En voyant le résultat je fus un peu surprise de voir que je n’avais plus de poils que de la taille de ticket de métro. Marion voyant le résultat apprécia.
Ensuite nous sommes rentrées pour déjeuner.
-Je suppose que a encore du travail à finir. Tu me diras quand je pourrais m’occuper de ta tête.
Je me dépêchai de finir les quelques notes que je devais rendre Lundi matin
-Bon, je suis prête.
-Tu m’as dit que tu avais marre d’être blonde
-Et aussi de cette coupe au carré qui me durcit le visage.
-Chatain foncé ça te dirait ? C’est moins rude que ton brun foncé d’origine.
-On peut toujours essayer. Et pour la coupe ?
-On peut pendant la couleur pose regarder sur Internet ce qui se fait en ce moment. Je peux aussi te montrer ce que nous faisons en ce moment.
Je la laissai faire.
-On a le temps de regarder les coupes.
Elle m’en montra différentes en me donnant son avis. Et nous sommes tombées d’accord pour garder une nuque longue en raccourcissant légèrement les côtés au niveau des oreilles pour comme elle dit dans son langage « déstructurer le carré ».
-Bon, je te rince ensuite coupe et brushing. J’aurais travaillé un jour de plus aujourd’hui !
-J’aurai pu aller au salon
-Non, c’est plus intime ainsi.
Lorsqu’elle eut fini, et en me regardant dans la glace, je ne peux que la féliciter du résultat.
-La couleur est superbe, la coupe me change. Je pense qu’Agnès sera surprise.
-Bon, maintenant il ne te reste plus qu’à passer à la caisse.
-Tu veux combien ?
-Tu ne m’as pas comprise ! Un énorme bisou sera mon salaire !!
Ce que je ne me privai pas de lui faire.
(La photo jointe est celle qui a inspirée Marion)



LES RETROUVAILLES

Posté le 03.05.2007 par beatrice
Nous nous sommes appelées et Marion est venue.
-B, je regrette ce que je t’ai dit. Je te demande pardon. J’étais en colère car j’ai quelquefois l’impression que tu ne penses qu’à toi.
-Peut être, parce que je mène une vie de conne. Il y a des jours où j’ai envie de tout plaquer. Je pensais avoir trouvé une certaine stabilité avec toi et voilà que tu fous tout en l’air. Ne me reproche pas de te couvrir de cadeaux. Ce n’est pas du misérabilisme, c’est ma façon de t’aimer. Je sais que tu bosses dur aussi. Je voulais juste t’aider. Lorsque tu as claqué la porte l’autre soir, j’ai remarqué que tu étais en talons.
-C’était ma façon, même si j’ai du mal à m’y faire car je me tord un peu les pieds, de te faire comprendre que je prenais en compte tes avis. J’admire ta féminité même si je doute de pouvoir te ressembler.
-Si tu me fais confiance, je te jalouserai. En attendant, voici ce que je t’ai rapporté de Rome.
Je lui tendis la boite qui de toute évidence était une boite à chaussures. Lorsqu’elle l’ouvrit, elle fut ravie et un peu inquiète de ne pouvoir les porter.
-Pourquoi ?
-Les talons sont hauts
-Si tu veux être féminine, jette toi à l’eau.
Elle les enfila.
-Jamais je ne pourrai marcher avec
-Ne regarde pas tes pieds, regarde devant toi redresse la poitrine et marche.
Ce qu’elle fit
-Tu vois que ce n’est pas compliqué.
-Je crois que je vais m’y habituer.
-Tu ne dira peut être plus ça après huit heures de brushings !!
-En tout cas, elles sont superbes, merci B adorée.
-Tu restes dormir ?
-Oui et je veux bien récupérer les clefs de l’appart.
-Je n’attendais que ça. On ne parle plus de fric ?
-Non, car j’ai eu peur de te perdre.
-Si tu es d’accord. Chacune ses petits comptes. Mon appart, c’est mon appart donc je paie. Et puis nous partagerons la bouffe. OK ?
-OK
-Je n’ai pas eu de câlins depuis l’orage de l’autre soir et ça me manque. Qu’en dis tu ?
-Que j’en ai très envie aussi et ce sera la preuve de notre paix retrouvée.

DE RETOUR

Posté le 03.05.2007 par beatrice
Ma Marion adorée,
J’ai trouvé ton message en rentrant.Tu me dis que tu regrettes les mots que tu as dit.
Bon, pour moi c’est simple. Il suffit de les oublier. J’en suis capable.
Je sus rentrée après ce court séjour à Rome. Comme je le prévoyais, j’ai pris ma revanche. Je t’avais en tête en permanence. Je suis revenue avec un petit cadeau pour toi en espérant qu’il te plaira.
Pardonne moi Chérie, je suis hyper crevée, je n’ai qu’une envie, celle de dormir.
On se revoit demain.
Bises mon amour
Ta B.

ROME

Posté le 01.05.2007 par beatrice
Nous sommes arrivées à Rome en fin d’après midi. Nous nous installées à l’hôtel qui était le même que la fois précédente.
Je sentais qu’Agnès était nerveuse.
-Béatrice, êtes vous sure que ça va aller ?
-Ne vous inquiétez pas Agnès, je suis forte même si j’ai mes propres problèmes. Ils m’aideront peut être même à me venger.
-Vous êtes tenace
-Déterminée est plus approprié.
-Vous me surprenez
-Je suis une femme blessée et trompée.
-Prenons nos chambres et retrouvons nous dans une heure pour dîner ensemble.
J’avais retrouvé mon aspect d’adjointe avec ma petite robe noire et me dit en me regardant dans la glace que je devrais redevenir brune pour ressembler à une Audrey Hepburn à la trentaine bien avancée.
J’avais retirée mes lentilles pour chausser mes petites lunettes cerclées de noir.
En me voyant Agnès fut surprise.
-Quel classicisme, je vous ai connue plus osée
-Avec vous je ne sais jamais comment m’habiller.
-Vous avez encore l’âge de vous permettre des folies. Vos minis vous vont très bien car vous avez les formes qui conviennent.
-Vous voulez que j’aille me changer ?
-Non, restez Béatrice. Nos amis romains seront ravis demain de vous revoir.
-Et moi donc.
-Mais vous êtes aussi dure qu’une italienne
-je suis une latine, je vais l’émasculer. Moralement il s’entend.
-Ca promet pour demain.
-Je vous garantis qu’il n’y aura pas de problèmes pendant les réunions. Je réglerai tout le soir.

Le lendemain, lors de la rencontre, il était tout sourire essayant d’attirer mon attention. Je fus distante en participant aux débats, ne répondant pas à ses sourires. Je connaissais le dossier et prit un malin plaisir à le tacler à plusieurs reprises.
Lors d’une interruption, il s’approcha de moi, me félicita pour mon élégance et ma beauté. Je le pris comme le bla-bla habituel. Je répondis vaguement que j’avais trop de travail pour avoir le temps de répondre à ses mails et j’aurais l’occasion de lui en parler s’il m’invitait à dîner. Il se précipita sur l’occasion que je lui offrais.
Sournoisement, je lui ai fixé le rendez vous au restaurant de mon hôtel pensant qu’il allait s’imaginer qu’il suffisait d’un coup d’ascenseur pour monter dans ma chambre.
Je me suis préparée avec soin. Je me suis dit que j’en avais fait un peu trop en me regardant.
La jupe noire, les escarpins pointus et fins étaient stricts. Mon buste l’était moins car en ayant décidée de ne pas mettre de soutien- gorge, il était évident que mes tétons seraient visibles sous mon corsage.
Je fis sensation en entrant dans la salle de restaurant. Il était là. Je le sentais haletant, je le tenais. Je me suis mise à imaginer que s’il en avait une au bout du nez…
Il entra vite dans le vif du sujet en me demandant pourquoi je ne répondais pas à ses messages.
Je ne pris pas de fioritures pour lui donner la réponse.
-c’est parce que je suis amoureuse. De plus, j’ai appris que tu étais marié avec enfants.
-C’est vrai, je ne t’ai pas tout dit. Je t’ai menti et je le regrette. Ton amour est sérieux ?
_Oui
-C’est un de tes collègues de travail ?
-Non, c’est ma coiffeuse
-Tu aimes une femme ?
-C’est choquant ?
-Je ne te comprends pas. Tu as pourtant été heureuse dans mes bras.
-Je ne le nie pas mais j’ai découvert avec elle une nouvelle forme de plaisir. Alors, si tu le permets terminons notre dîner et restons bons amis.
-Je ne comprends que tu aies autant changée.
Je me suis alors baissée pour prendre mon sac qui était au pied de ma chaise, je l’ouvris et sorti mon portable, l’alluma et lui fit voir une photo où Marion et moi sommes dans une position sans équivoque.
-Contrairement à toi, je ne suis pas une menteuse.
Il avala son repas, paya et parti sans me dire au revoir.

Avant de reprendre l’avion, Agnès et moi avons été faire du shopping.
-Dites moi Béatrice vous avez l’air en pleine forme et de bonne humeur. Le petit débardeur rose, la mini tout indique que ça va.
-Oui, Agnès. Je vous dis tout tout de suite ou on attend l’avion ?
-Je suis curieuse mais je serai patiente. Allons traîner les boutiques.
C’est ce que nous fîmes. J’ai bien sûr acheté des escarpins car les chaussures italiennes sont fabuleuses, j’en ai acheté une paire pour Marion en espérant pouvoir les lui offrir en guise de réconciliation.
Une fois installées dans l’avion notre verre de champagne en main, j’ai tout raconté. Agnès a éclaté de rire en me disant.
-Tu l’as bien eu.
C’était la première fois qu’elle me tutoyait et j’ai fait celle qui n’avait pas entendu.
Lorsque je suis rentrée chez moi, il y avait un message de Marion volontairement laissé sur le fixe pour que j’y réponde plus tard.
Je suis contente d’entendre qu’elle souhaite détendre l’atmosphère. Je me pose et je l’appelle.
B.

La photo des chaussures n’est celle de mes achats. Elles sont superbes mais importables et certainement hors de prix.


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