Posté le 24.03.2007 par beatrice
J'avais incité Marion à dormir chez elle hier soir.
Fille unique, j'ai eu trés jeune l'habitde d'être seule et d'en ressentir parfois le besoin.
Il m'arrive de partir en vacances seule et d'en éprouver du plaisir. Et puis le fait d'être seule rends trés disponible pour des rencontres fortuites.
Le programme télé n'était guére attirant toutefois un documentaire en fin de soirée attira mon attention.
Comme la plupart des femmes, je connais cette pratique barbare qu'est l'excision.
Les propos de ces femmes qui racontaient la leur m'a glacé le sang.
Comment peut on être ignoble pour proceder à ces mutilations.
La tradition et la religion ont bon dos.
Allez, je me calme.
Je pense que je ne regarderais plus mon clitoris comme avant
Béa
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Posté le 23.03.2007 par beatrice
Je m'en veux d'avoir parlé d'enfant à Marion car elle ne cesse de m'en parler.
Elle cherche à me convaincre d'en avoir un que nous éleverions ensemble.
Je lui dit que l'idée me tente car l'âge avancant, il va falloir que je décide avant qu'il soit trop tard. en même temps, je réflechis et considére que c'est une idée saugrenue car je n'ai déjà pas beaucoup de temps à nous consacrer et que mes horaires sont élastiques. Je me vois mal gérer la vie d'un petit être entre les réunions tardives et les voyages à longueur d'année.
Marion balaie tous mes arguments d'un revers de main.
-Je suis là, je serai parfaitement capable de m'en occuper, j'irai le chercher à la créche et s'il le faut je m'arréterai de travailler quelques temps.
-Marion, tu délires. Nous ne sommes ensemble que depuis six mois. J'ai besoin de temps pour tout ça. Et puis, il faudrait que je lui trouve un pére.
-Je peux te présenter mon frére, comme ça l'enfant ferait partie de la famille.
A ce moment, je découvris le machiavélisme de Marion.
-Jusqu'à maintenant je n'ai fait l'amour qu'avec des hommes qui me plaisait. Qui me dit que ton frére me plaira.
-Ca m'étonnerait qu'il ne te plaise pas.
-Marion, je t'en prie fous moi la paix avec ça. Si je veux un enfant, je le ferai avec qui je veux. Et je te demande d'oublier le sujet sinon je serais obligée de te demander de partir. A part Agnés, personne ne me dit ce que je dois faire.
Alors ne commence pas.
Le week end s'annonce tumultueux
Béa
Posté le 17.03.2007 par beatrice
L'autre soir alors que Marion était rentré chez elle pour y passer la nuit et certainement préparer une nouvelle valise de démenagement, j'ai pris le temps de lire l'enquéte de Libération sur la sexualité des femmes.
comme j'avais tenté l'expérience, j'ai découvert avec surprise que je n'avais pas étè la seule à avoir des relations avec une personne du même sexe que le sien.
A l'inverse, le nombre d'amants et sa comptablilité ne me surprit pas car moi aussi il y en a que je n'ai compté. j'ai compté mon bel italien car il s'est bien moqué et que je ne peux pas oublier.
J'ai parlé de cette lecture à Marion le lendemain.
-Cette enquête parle de celles qui ont eu une aventure temporaire, ce qui ne semble plus être ton cas. A moins que tu ne renonces pas à aimer les hommes.
-Je dois t'avouer, Marion, que j'y pense de temps en temps et que certains contacts me manquent un peu.
-Je m'en doutais. Tu fais ce que tu veux. Je tiens juste à te dire que j'ai rompu avec mes habitudes pour toi. si tu as une aventure d'un soir avec un homme je ne considerai pas que tu me trompes. l'essentiel est que tu sois toujours présente.
-Ne t'inquiéte pas, je me sens bien avec toi. Et puis, si j'ai enfin d'avoir un enfant il sera peut être bien que je continue de rencontrer des hommes.
-Béatrice, tu délires ou quoi?
-En vieillissant je commence à y penser mais en même temps c'est beaucoup de contraintes surtout avec mon travail.
-Je suis là aussi
-Marion, j'ai réfléchi à voix haute. oublie tout ça.
Posté le 12.03.2007 par beatrice
La température était propice à de longues ballades le long du canal. Elle n’était pas suffisante pour porter des tenues légères ni abandonner les collants.
Nous avions optées pour des jupes colorées et un gros pull. Je constatais que Marion commençait à apprécier d’avoir les jambes à l’air.
-ça faisait des années que je n’ai passé la journée entière en jupe. Je crois que ça va me plaire.
-Tu verras cet été avec les jambes nues, c’est encore plus agréable. Et puis, tu serra contente, moi un peu moins, car j’ai remarqué que la ballerine revient à la mode. Tant pis pour la mode, je continuerai de porter des mules à talons.
En fait, nous avons passé le week end à flâner, à profiter l’une de l’autre. Je lui fais découvrir mon quartier. Je la fais sortir des sentiers battus des bars branchés et des restaurants à la mode bobo. Je l’ai invité à manger un couscous dans une gargote qui ne paie pas de mine mais qui pourtant en sert un qui doit être un des meilleurs de Paris. La semaine prochaine, je l’emmènerai chez mon petit libanais préféré.
Mais il n’y a pas de vrai week end sans une séance de cinéma. D’un commun accord, c’était une première, nous avons décidé d’aller voir LES TEMOINS. Nous connaissions le sujet. Malgré la dureté du propos, nous avons toutes les deux apprécié la sobriété et la pudeur du traitement. Nous avons néanmoins passé un bon moment car les acteurs sont excellents.
Et puis ça calme un peu les ardeurs d’aller voir ailleurs un peu trop rapidement car un accident est toujours à envisager.
Nous avons quand même décidées de refaire nos tests qui sont à ce jour sont négatifs.
Béa
Posté le 09.03.2007 par beatrice
Lorsque j'ai donné un trousseau de mes clés à Marion elle m'a demandé si c'était pour qu'elle soit plus libre de ses mouvements avec moi comme de ne pas avoir à attendre que j'arrive ou pour qu'elle vienne s'installer chez moi.
je lui répondis que ce n'était pas à moi de décider mais que si elle voulait s'installer qu'elle serait la bienvenue.
-Ca me plairait assez. D'autant que ton appartement est agréable est que je rêve d'aller me faire bronzer cet été sur ta terrasse. Par contre, et tu n'en prendra pas ombrage, je garderai le mien. Il n'est pas trés cher et puis on ne sait jamais.
Même si la remarque me déplu, je lui répondit qu'effectivement il ne fallait être sure de rien.
C'est ainsi que je remarquai en rentrant chaque soir aprés elle depuis le début de la semaine que le placard que j'avais vidé pour elle se remplissait. Discrétement, je regardai ce qu'il contenait. Côté vestimentaire, il y avait fort à faire.
je lui en fit la remarque.
OUi, je sais me dit elle. laisse moi le temps de m'adapter à ta conception de la femme.
-je souhaite juste que tu sois un peu mieux habillée, plus féminine. Je ne te demande pas de porter des tailleurs. D'autant que ce n'est pas dans les habitudes de ton métier Fais moi confiance et tu ne regrettera pas le résultat.
Comme désormais chaque soir, elle avait préparer le dîner. Ca me génait un peu d'avoir à me mettre les pieds sous la table moi, qui avait plutôt l'habitude des surgelès en semaine.
-Je vais m'arranger avec Agnés pour quitter plus tôt le soir car il est hors de question que tu t'occupes de tout ça. Je n'ai pas accepter que tu viennes pour me servir de bonne.
-Ca me fait plaisir
-Oui, à moi aussi mais ce n'est pas une raison. Nous en parlerons ce week end.
Posté le 05.03.2007 par beatrice
Je me suis levée discrètement pour ne pas réveiller Marion.
Je suis allée déjeuner rapidement avant de prendre ma douche et ensuite me préparer. En allant chercher des vêtements dans le placard de la chambre, j’ai remarqué qu’elle était réveillée.
-Excuse moi, chérie. Je suis désolée.
-Non, j’ai senti le vide dans le lit et ça m’a réveillée. Tu pars bientôt ?
-je fini de m’habiller (j’étais en soutien gorge et culotte), je me coiffe me maquille et je pars.
-Tu veux que je t’aide ?
-Non, reste couchée. Je n’en ai pas pour longtemps.
Je pris mon tailleur noir et un chemisier rose dans le placard ainsi qu’un collant clair dans la commode et partis m’habiller.
-Que compte tu faire aujourd’hui ?
- Je vais rester ici. J’irai faire les courses et je préparerai le dîner.
-Tu ne veux pas rentrer chez toi ?
-Non, je suis bien ici. Je m’y plais à moins que tu me chasses.
-Tu sais bien que tu es chez toi. Je me dépêche car je vais être en retard.
Une fois habillée, je maquillai mes yeux comme Marion me l’avait apprit, un coup de brosse dans les cheveux, les escarpins, le manteau, le sac et en route.
Ascenseur, parking et en route pour le « Twingo, boulot, dodo ». Fort heureusement, le périph était presque fluide ce qui me permit d’arriver au bureau avant Agnès.
Elle fut surprise de voir que j’avais changé de maquillage.
-Je suppose qu’il y a du Marion là-dessous.
-On ne peut rien vous cacher
-Je l’ai vue au salon l’autre jour, j’ai l’impression que vous avez un effet bénéfique l’une sur l’autre.
-Nous nous complétons
-Et vous ne regrettez pas les hommes ?
-Un peu, oui. Mais après mon expérience romaine, je suis un peu guérie.
-Vous n’allez quand même pas dire que vous êtes tombée dans les bras de Marion par dépit.
-Non, c’était plutôt par curiosité.
-Et ?
-Elle exacerbe ma féminité comme aucun homme n’avait su le faire mais je ne me sens pas homo, j’ai plutôt l’impression d’être une hétéro décalée mal dans sa peau.
-N’hésitez pas à me parler si vous en avez envie. Je suis capable de vous engueler mais aussi de vous écouter.
Ces rares mots d’encouragement m’allèrent droit au cœur.
Béa.
Posté le 04.03.2007 par beatrice
Marion et moi avons vues le film ensemble.
Nous avons adoré cette évocation de la musique noire des années 60
La jeune Jennifer Hudson est epoustouflante.
Retour à la maison pour le diner.
Marion restera dornir, je devrai, hélas demain, quitter la chaleur de notre lit désormais devenu conjugal pour aller travailler.
Béa
Posté le 04.03.2007 par beatrice
J'avais promis de mettre une jupe.
C'est fait
En attentant que Marion daigne arriver, je me suis relookée.
J'aime assez, je pense que je m'habillerai ainsi demain.
Béa
Posté le 04.03.2007 par beatrice
je me suis amusée avec un logiciel de création pour voir ce que je pouvais donner en virtuel.
Je lui ressemble un peu même si je n'ai pas triché sur les formes!
Promis, la prochaine fois je mets une jupe!
Béa
J'attends Marion pour aller au cinéma.
Posté le 03.03.2007 par beatrice
La semaine a été éprouvante de réunions et de diners de travail.
ils sont sympas les américains mais, pour eux, un voyage à Paris est également sinonyme de bonne bouffe etc..
Agnés, que je n'avais jamais vue aussi agacée était pressée de les remettre dans l'avion.
bon, ils sont repartis. Agnés m'a souhaité un bon week end me demandant de me reposer pour être en forme lundi.
demain, c'est ciné et calins avec Marion.
Enfin, une pause ludique.
Et meme si certaines seront embétées, je glisse une photo de mon autre chouchoute.
Béa
Ah, au fait! ce blog se limite à raconter ma vie au jour le jour. C'est mon journal intime, tellement intime que personne (hormis mes complices) ne connaitra mon identité.