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Nom du blog :
beatrice
Description du blog :
bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine et fiére de l'être. vous apprendrez au fil du temps à me connaitre. dans l'immédiat et comme je suis timide, je ne montre que mes jambes que je dois l'avouer j'adore car je les trouve superbes. le reste suivra bientôt a bientôt Béa
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
05.09.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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I SAY A LITTLE PRAYER

Posté le 30.04.2008 par beatrice
Nous étions en train de dîner, la télé allumée faisait un ronronnement qui alimentait notre discussion. Soudain il y eut une publicité pour une banque concurrente de celle qui m’emploie. L’émotion m’envahit au point que je quittai la table pour aller me réfugier dans le confort du canapé. Nadine qui ne comprenait pas mon attitude m’y rejoignit.
-Qu’est ce que tu as ?
-Cette chanson était la préférée de ma mère, elle me la chantait lorsque j’étais enfant. Bien sûr, je ne comprenais pas les paroles. Elle m’expliquait que c’était une chanson de femme pour les femmes. Maintenant que j’en comprends les mots je suis d’accord avec elle.
-Tu ne parles jamais de tout ça
-C’est ancré en moi, j’y pense souvent ainsi qu’à mon père. De plus, il y a les quarante ans de Mai 68. Je n’ai pas connu car pas née. J’ai été élevée dans l’esprit. J’ai été l’enfant de l’amour que mes parents se portait. J’ai eu une enfance adorable, jamais un mot plus que l’autre ni de fessées comme mes copines à l’école en recevaient.
Nadine me pris dans ses bras. Je me suis laissé aller contre son épaule. J’étais au bord des larmes. Pour la première fois je n’avais pas envie qu’elle me console. J’étais avec ma peine et mes souvenirs. Je pensais à ma mère et aussi à ce qu’elle aurait pensé de moi et mon attitude « petite bourgeoise » comme elle aurait aimé dire à me voir en tailleur. Maman n’avait qu’un seul soutien gorge « pour au cas où » comme elle aimait dire. J’ai reçu cette éducation et ne m’en porte pas plus mal même si je conserve quelques restes contre l’autoritarisme.
Je suis allée fouiller dans mes vieux disques et j’ai ressorti celui d’Aretha Franklin et allumé la chaîne. Nadine n’était pas d’accord car elle pensait, à juste titre, que j’allais me faire du mal. Il fallait que j’exorcise.
« The moment when I wake up, when I put my make up ». Je me suis recroquevillée et ait pleuré. Il fallait que je le fasse.
Nadine m’a emmenée dans la chambre, m’a aidée à me déshabiller et m’a couchée en me disant
-Dors, ma puce.
J’ai été surprise qu’elle m’appelle « sa puce » car c’était nouveau dans sa bouche.
Mes souvenirs d’enfance s’entrechoquèrent avant que je trouve un sommeil un peu chaotique.

B,


RENTREES DE VACANCES (LA SUITE)

Posté le 27.04.2008 par beatrice
Nous nous sommes préparées et pomponnées après la douche. Nadine a enfilé la petite robe noire à fines bretelles que j’aime bien. Quand à moi, toujours sans soutien gorge je portais un corsage à manches courtes en crêpe transparent. Seules deux poches plaquées à hauteur de la poitrine empêchaient de voir les seins. Et une jupe en jean. Petits talons chacune et le tour était joué.
Elles nous attendaient au bar. En les voyants habillées, l’une en jupe et l’autre en pantalon, nous avons compris la répartition des rôles dans le couple. D’ailleurs, Victoria en pantalon avait les cheveux courts. Elles eurent de la surprise en nous voyant arriver. Nous prîmes un verre avant le dîner qui fut très agréable. Nous avons discutées de choses et d’autres. Et bien évident, la question qui les démangeait arriva. Elles nous demandèrent comment nous pouvions faire cohabiter nos féminités réciproques. Nadine, particulièrement en verve, répliqua qu’il est hors de question de transposer les schémas traditionnels dans notre couple qui est basé sur l’égalité et la réciprocité. Habituées aux discussions professionnelles feutrées, je lui dis en français qu’elle n’était pas diplomate. Elle se rattrapa en disant que les couples vivent comme ils l’entendent et que l’essentiel est d’être heureux et changea immédiatement de sujet en proposant d’aller se promener en voiture pendant la semaine. Elle insista même en disant que j’étais très bonne guide car j’étais déjà venue.
Nous prirent prétexte de la fatigue du voyage pour prendre congé en leur promettant de les voir à la piscine. En fait, nous avions toutes les deux une idée derrière la tête qui aurait pu nous servir d’oreiller !
A peine dans l’ascenseur, nous nous sommes embrassées en nous disant que nous allions vivre chaque minute de cette semaine. Nous nous sommes déshabillées et démaquillées en un temps record pour nous glisser sous les draps. Je lui murmurai à l’oreille que j’avais envie d’elle très fort. Elle me répondit qu’elle comprenait ce que je voulais et me dit
-Oui, à condition que ça soit simultané.
J’avais compris le message car j’ai une tentation égoïste de ne donner qu’après avoir commencer à recevoir..

Le lendemain et les jours d’après nous nous sommes baladées avec les deux filles qui étaient très sympas. Elles nous ont invitées à venir les voir à Barcelone J’ai accepté car ça me changera des voyages d’affaires et nous leur avons retourné l’invitation.
Nous nous sommes séparées le dernier jour un peu émues car nous avions passé une excellente semaine en partie grâce à elles deux. Il n’y a jamais eu le même geste déplacé ni même de tentative. Un soir à la discothèque, j’ai dansé avec Nadine une série de slows mais nous ne leur avons pas proposées de nous intervertir.
La semaine était terminée. Nous sommes parties requinquées et avec un peu de couleurs en nous promettant d’aller faire un tour à Barcelone.

B,

RENTREES DE VACANCES

Posté le 26.04.2008 par beatrice
Lorsque le pilote de l’avion a annoncé qu’il faisait 25 degrés sur l’île, nous sommes allées aux toilettes retirer nos collants. Ca sentait bon les vacances.
En arrivant, nous sommes allé chercher la voiture de location réservée. Dans un souci pratique et même si je n’aime pas tout ce béton, j’avais pris un hôtel dans le Sud pas très loin de l’aéroport. Le Nord est plus sympa typique mais je n’avais pas envie de faire des tas de kilomètres.
L’hôtel semblait sympa. Nadine qui se débrouille bien en anglais a insisté auprès du réceptionniste pour avoir un grand lit. J’étais un peu gênée. Géne qu’elle balaya d’un revers de la main.
-Ils en voient tellement qu’il ne faut pas se choquer.
Effectivement, il y avait un grand lit à l’américaine. Du genre à dormir à deux sans s’effleurer.
Nadine m’avait dit qu’elle avait une surprise pour moi. Je la vis lorsqu’elle se déshabilla car elle avait finalement retirer l’horrible anneau de son nombril pour un bijou plus élégant (un peu comme celui de la photo).
-C’est cicatrisé. En rentrant, je retirerai la chaîne pour ne garder que le piercing.
J’en vins à regretter de ne pas avoir pris le papillon que j’ai retiré parce qu’il déchirait mes collants.
Nous avions de notre chambre une vue sur la piscine passablement déserte. Nadine ouvrit sa valise pour y chercher un maillot de bain.
-Je vois que tu ne perds pas de temps !
-C’est les vacances et j’ai envie d’en profiter à fond. Je fis de même en mettant le mien. J’étais toujours réticente à l’idée qu’on voie que nous avons le même tatouage.
-Il va finir que tu finisses par assumer. Où alors, tu as honte de moi ? De toute façon, deux nanas ensemble ça peut faire fantasmer.
-Tu as raison. Et puis, je m’en fous.
Je pris néanmoins un chemisier pour traverser l’hôtel.
Nous nous sommes installées avec nos serviettes et la crème solaire au bord de la piscine. L’air était doux et nous changeait de la grisaille parisienne.
En regardant les différentes personnes allongées Nadine me dit :
-Tu n’as plus de craintes à avoir nous ne sommes pas les seules.
-Comment ça ?
-Regarde les filles là bas. Je te parie tous les verres de la semaine qu’elles sont aussi amoureuses que nous ! Viens on va se baigner.
Je ne sais pas plonger, je rejoignis donc Nadine qui avait piqué la tête la première. L’eau était bonne et agréable. Lorsqu’elle vit que les deux filles s’apprêtaient à venir dans la piscine, Nadine me dit :
-Tu voies elles nous ont repérées aussi.
Elles ont finies par s’adresser à nous en espagnol. Comme je baragouine, j’ai répondu en anglais que nous étions françaises. Elles nous ont dit qu’elles étaient intriguées par le bas de notre dos. Nous avons expliqué que c’étaient nos prénoms en chinois. L’une me dit :
-Le cœur, c’est pour l’amour ?
J’ai confirmé. Elles nous ont proposé de sortir de la piscine pour discuter. Nous nous sommes séchées et allongées sur nos chaises. Elles nous ont expliquées qu’elles étaient en voyage de noce car elles venaient de se marier. Nadine et moi en furent assez stupéfaites. Elles nous montrèrent leurs alliances en nous faisant remarquer que nous en avions aussi. J’indiquai que ce n’était qu’un symbole. Elles nous ont expliqué qu’elles étaient de droite et catholiques mais votaient à gauche pour la remercier de pouvoir être ensemble. Me dire ça à moi, athée et à moitié anarchiste n’était que pour me plaire. Elles semblaient très heureuses et je sentis dans le regard de Nadine un peu de jalousie. Dommage que notre pays coincé et notre nain politique ne nous permettent pas d’en faire autant car je pense que j’aurai sauté le pas du mariage.
Angelica et Victoria (c’étaient leurs prénoms) prirent congé en nous demandant si nous voulions dîner ensemble au restaurant de l’hôtel. J’interrogeai Nadine du regard. Je compris qu’elle n’avait rien contre. Elle me prit ensuite à part.
-Béa, pas de blague. Pas de plan drague.
-Tu rigoles, elles sont tellement amoureuses que l’idée ne me traverse même pas l’esprit. Et, rappelle toi, j’ai promis d’être sage.

B,

(La suite sera pour demain)

ET CA RECOMMENCE

Posté le 20.04.2008 par beatrice
Je n’ai plus un poil sur le corps. Ca m’a fait tout drôle. Je n’aime pas ma vulve de gamine même si Nadine trouve ça « trop mignon » comme elle dit. Je me dis que ça repoussera mais bon, je l’ai fait pour elle mais ne pense que je le referai.
Nous avons dormies ensemble avant de partir à Roissy. Nadine veut vendre son appartement pour venir s’installer chez moi. Je lui ai dit qu’elle était déjà installée. Son truc, c’est de concrétiser. je ne voie pas l’intérêt de se séparer d’un bien alors que je ne suis que locataire.
Nous nous préparées pour partir. Elle a été surprise de voir que je ne portais pas de soutien gorge sous mon twin set et que mes tétons pointaient sous le coton.
-Tu ne m’as habituée à ça
-Ecoute, je suis toute l’année tirée à quatre épingles, les tailleurs, les tenues strictes, les collants et les escarpins à hauts collants tout ça pour faire plaisir à Agnès. Ca me courre un peu. Elle n’accepte, comme elle dit, les tenues déviantes que lorsque nous n’avons pas de rendez vous. Je me souviens de la scène qu’elle m’a faite lorsque je suis venue travailler avec une jupe en jean qui pourtant n’avait rien de scandaleux. J’ai envie de vivre. J’ai découvert grâce à toi une nouvelle sexualité et j’ai aussi envie de vivre une vie de femme un peu moins coincée car je suis passée de délurée à cadre chic. Alors, permets moi de vivre mes vacances comme je le souhaite.
Moi. aussi, j’ai envie de mettre des petits tops et des minis.
-Ne sois pas fâchée, je disais ça parce que je trouve super que tu te lâches un peu. D’ailleurs, je voie que le week end tu prends tes aises. Je n’aurai jamais osée te dire quoi que ce soit même si je trouve qu’Agnès à trop d’influence sur toi.
-Et c’est aussi grâce à elle que la marmite bout
-Oui, je sais.
-Il faudrait que tu comprennes une bonne fois pour toute qu’Agnès est ma patronne et que malgré l’aventure que j’ai eue avec elle qu’elle n’est que ma patronne. D’ailleurs, elle va bientôt partir et je prendrai sa place. Et tu n’auras plus de raisons d’être jalouse. Soyons claires pour les vacances. Nous partons toutes les deux, nous serons ensemble et rien que nous deux. Il serait bien que tu arrêtes, même si j’ai fait un bêtise avec elle, de me culpabiliser avec ça. Je reconnais que j’ai fait une connerie. Que te dire de plus ?
-Pardonne moi, si je suis si jalouse. C’est tout simplement parce que je ne veux pas que tu me quittes pour elle.
-Tu n’as aucun souci à te faire. Je me suis expliquée avec elle. Je lui aie dit que j’avais envie de vivre avec toi et qu’une relation avec une femme mariée ne serait qu’épisodique. Donc, nous finissons nos valises et direction Roissy.
Le calme revint et nous sommes revenues à nos futilités toutes légitimes avant les vacances que j’attends avec impatience. Nadine se montra au grand dam du chauffeur du taxi assez tendre avec moi. Elle était triste de m’avoir fait de la peine. Elle sait que je suis tiraillée entre elle et mon travail. Souhaitons que les vacances aplanissent tout ça.

B,
.

ON S'ENVOLE DEMAIN

Posté le 18.04.2008 par beatrice
Demain, les vacances. Depuis le temps que nous attendons ce moment. Sans vouloir en dire trop je pense que ce sera « sea, sex and sun ». je connais bien l’île et je pense qu’avec Nadine sue nous y serons très heureuses.
J’ai choisi, même si je n’aime pas trop l’endroit, d’aller au Sud de l’île. C’est un peu, à mon goût, un peu trop chargé de touristes. On se demande bien où il n’y en a pas aux Canaries !
Je connais des petits coins tranquilles où avec une voiture de location, nous pourrons être tranquilles et…seules.
J’ai cédé aux injonctions de Nadine pour finir par acheter un maillot deux pièces. J’en avais déjà mais j’aime bien en avoir de nouveaux.
Mon amour pour Nadine est tatoué dans le bas de mon dos pour la vie. j'ai quelques fois des doutes sur cette utilité. il m'arrive de le regretter. non, pas le message mais l'endroit. je sais que si je devais me séparer d'elle que je le ferai, malgré la douleur, recouvrir par une panthére noire. Elle m’a dit qu’il fallait que je l’assume et m'incite à ne pas le cacher. J’ai compris le message et me suis même décidée à porter des jeans taille basse. Par contre, le string visible n'est pas trop mon truc même si Nadine me dit que ça m'irait bien. Elle est parfois exubérante ce qui n’est pas pour me déplaire. Les vacances semblent s’annoncer comme une semaine pleine de fantaisie et de délirs. Et j’aime ça.

B,

PS: pour ceux qui me demandent comment je suis je joins une photo virtuelle de ce que je suis. Evidement, le visage n'est pas le mien mais le look, la coupe de cheveux sont les miens . Nadine me reproche quelques fois mon look un peu trop BCBG à son goût. Il arrive que nous détonons parfois toutes les deux. j'ai ma vie, elle la sienne. C'est vrai que j'aimerai être un peu plus exhubérante mais mon travail ne me le permets pas trop. Je pense que nous arrivons à nous en accomoder.

BIENTOT LES VACANCES

Posté le 11.04.2008 par beatrice
Nous partons aux Iles Canaries à la fin de la semaine prochaine. Tout est prêt et réservé, Ce n’est pas trop tôt car je suis crevée après tous ces voyages. Sans parler du décalage horaire après le retour de New York. Lorsque nous allions nous coucher, j’étais d’humeur assez coquine puisque je n’avais pas envie de dormir mais Nadine ne l’entendait pas de cette oreille car elle avait besoin de sommeil. Je la laissais s’endormir après le câlin quotidien en la laissant se blottir contre moi qui attendais que le sommeil me gagne.
Tout est rentré dans l’ordre et je me réjouis à l’idée de passer chaque minute de cette semaine ensemble. Nous avons prévues de passer la journée de demain à s’occuper de nous. Rendez vous chez l’esthéticienne. J’ai fini par accepter de faire plaisir à Nadine en me faisant épiler intégralement. Adieu, le ticket de métro ! J’ai peur d’être comme une gamine ! Enfin, on verra bien.
Ensuite, nous avons planifiée l’achat de maillots de bain. J’hésite encore à achetez des deux-pièces car je suis toujours aussi réticente à l’idée qu’on voit que nous avons chacune le même tatouage et qu’on en tire des conclusions évidentes. J’ai déjà écrit ici que je n’ai pas honte de mon orientation, mais de là à la montrer à tout a chacun me semble inutile. De toute façon, je sais que je n’aurai pas le dernier mot et que Nadine ne me laissera acheter un maillot une pièce que pour mieux me convaincre de ne pas me limiter à ce seul achat. Cette complicité fait tout le piment de notre relation basée sur une suite de compromis. Il y a néanmoins des points sur lesquels je ne cède pas comme son insistance pour que j’ai un petit diamant dans une narine. Je me tue à lui expliquer que c’est incompatible avec mon travail. Elle me reproche aussi mon refus qu’elle se fasse tatouer la cheville comme moi. Je crois que pour avoir la paix pour la narine que je vais céder.
Je pensais que la vie serait moins compliquée entre femmes, je voie qu’il n’en est rien car ça reste une vie de couple !
Ah, vivement ces vacances

B,

DE RETOUR

Posté le 05.04.2008 par beatrice
Ouf, de retour. Jamais ce voyage à New York ne m’avait semblé aussi lourd. Hormis les longues journées de travail, c’était assez décontracté. La crise, même si elle ne veut pas dire son nom paralyse tout. Les réunions sont tendues. J’ai senti que nos partenaires étaient sur la réserve. Pour tout dire, l’ambiance n’était pas à la rigolade car les cours de la Bourse plombent tout. Finis les restaurants au frais de l’invitant. Agnès a sorti sa carte de crédit pour le seul dîner qu’elle a accepté.
-« Je ne vais pas les rincer toute la semaine », fut sa laconique conclusion lors du premier soir.
Nous avons fait notre travail et puis allions traîner ensemble dépenser notre crédit de note de frais. Nous avons découvert un petit restaurant sympa « Le Gavroche » tenu par une française toute aussi sympa. Passé le premier moment de surprise car elle semble malade en n’ayant que la peau sur les os, l’ambiance est agréable. On apporte ses boissons. Ce que nous ne sommes pas privées. Surtout Agnès qui trouva le moyen de trouver son Sancerre préféré.
Nous avons aussi profitées de nos temps libres pour faire du shopping car avec le différentiel euro/dollar tout est pour pas grand-chose. J’ai acheté quelques petites choses pour Nadine comme si elle en avait besoin. J’ai traîné Agnès dans les endroits musicaux que je connais et ait été surprise de voir qu’elle appréciait.
Nous étions complices et les retours à l’hôtel n’étaient pas conflictuels et elle sut le dire avec élégance.
-Je ne te propose pas de venir dans ma chambre car je sais que tu es amoureuse.Et ça te vas bien, donc je ne te tenterai pas.
C’est vrai, en incorrigible que je suis, que j’étais tentée. Il fallait que je sois sérieuse pour ne pas perdre Nadine. Agnès l’avait compris.
Nous avons égréné nos cinq journées de travail en étant contentes de rentrer à Paris. J’eu la surprise de voir que Nadine avait pris ma voiture pour venir m’acceuillir. Elle savait qu’Agnès serait là. Elle lui fit bonne figure et lui proposa de la déposer.
Je sentis un brin de jalousie lorsqu’elle refusa poliment.
Je ne pus m’empresser d’embrasser Nadine dans le parking en lui disant qu’elle m’avait manquée.
-Sérieux ?
-Oui, douce

B,

WEEK END

Posté le 30.03.2008 par beatrice

L’orage est passé pendant la semaine. Même si elle ne veut pas le dire je la sens éprouvée par sa violente confrontation avec ses parents. J’ai quelque fois le sentiment qu’elle recherche en moi un certain réconfort maternel. Elle est quelquefois comme une enfant en mal d’affection. Je ne sais pas si c’est le fait que je soie son aîné d’une poignée d’années. Elle veut que je soie très attentive. Ce que je fis les premiers jours même s’il a fallu que je la bouscule un peu.
Mais bon, tout semble rentrer dans l’ordre. Il va juste falloir que je veille au respect de l’équité dans nos rapports.
Comme il fallait se changer les idées, je lui proposai d’aller Samedi à une soirée au Cabaret Sauvage qui n’est pas très loin de chez nous. Ce serait l’occasion de se changer les idées, de dîner dans un endroit sympathique même si le défilé de mode ne m’attirait pas plus que ça.
Aussi tôt dit, aussitôt fait.
L’endroit est sympa et agréable. Son chapiteau laisse supposer qu’il s’agit d’un ancien cirque. Le repas fut sans grand intérêt.
Le spectacle commença avec un orchestre de funk de Toulouse. Je fus surprise de la qualité du groupe et de la présence du chanteur. Je fus vite, au grand dam de Nadine qui n’aime pas trop ce que j’écoute, à me trémousser. Elle fut contente que je reprenne mes esprits à la fin d’un court concert d’une heure.
Nous nous sommes installées devant le podium pour voir le défilé qui a très vite commencé. Les premiers mannequins sont passés. Nous nous sommes regardées avec un regard qui en disait long sur nos avis réciproques. Nous sommes restées un petit moment puis avons décidé de partir.
Il suffit de longer le canal désert pour rentrer. Elle en profita pour me prendre par la taille. J’en fis autant même si je craignais qu’on ne nous voie. Elle posa la tête sur mon épaule.
Nous nous sommes dépêchées car il y avait une heure de sommeil en moins. D'autant qu'il fallait profiter pleinement des heures qui restaient avant mon départ pour New York prévu Lundi

B,

SOMBRE DIMANCHE

Posté le 25.03.2008 par beatrice
J’ai tout de suite vu lorsque Nadine est arrivée Dimanche soir que quelque chose n’allait pas. Elle avait les yeux rouges et, chose rare chez elle, n’était pas maquillée.
-qu’est ce qui t’arrive ? Lui demandai je.
-Je me disputée avec mes parents à ton sujet. Ils m’ont demandés si je comptais rester avec toi, me suggérant même que je devrai avoir une orientation amoureuse « normale » et penser à avoir des enfants. J’ai rétorqué que j’étais bien avec toi et qu’après mon passé douloureux qu’il était hors de question qu’un homme me touche.
-Il faudra bien un jour que tu me racontes.
-Si c’est pour retrouver mon histoire sur ton blog, tu peux toujours attendre.
-je ne suis pas obligée de tout y raconter.
Elle alla enfiler son pyjama et se blottit contre moi dans le canapé et me dit enfin son secret. Ce que j’entendis me donna la chair de poule. Elle n’avait pas été abusée d’où le fait qu’elle soit encore vierge mais avait subit un traumatisme certain. Et je n’en dirai pas plus. Je la remerciai pour sa sincérité.
En fait ce qu’elle voulu aussi me dire est que ses parents pensaient que ses penchants seraient passagers car elle ne s’attachait pas beaucoup avec ses relations et qu’elle finirait par trouver un compagnon. Hélas, il semblerait que mon arrivée durable semble contrarier leurs espérances. Elle m’a dit que son père lui avait dit qu’il n’avait pas élevée une fille pour qu’elle devienne lesbienne. .
-drôle de conception de la paternité. Je peux te dire que mes parents s’ils étaient encore vivants t’auraient accueillie comme leur fille.
-Ma mère ne disais rien comme à son habitude. Je suis montée me réfugier dans la chambre de mon enfance pour pleurer. En fait quand je t’ai téléphoné, c’était pour me remonter le moral mais ne t’aie rien dit pour ne pas t’alerter.
-Je serai venue te chercher
-Je voulais essayer de faire la paix avec eux le lendemain en leur disant que notre liaison n’était pas un coup de tête puisque nous envisageons de nous pacser. En vain, car ils n’ont rien voulu savoir y compris que s’ils souhaitaient être grands parents que je serai prête à faire ce qu’il faut. Ils m’ont servis le refrain sur les enfants élevés par les couples de même sexe. Contrairement à toi, j‘ai été élevée religieusement et je commence à te comprendre. Je suis donc partie et aie traîné sans but avant de venir.
-Tu aurais pu le faire plus tôt
-Non, je ne voulais pas gâcher ton week end.
-Pour ce qu’il a été passionnant. Nous vivons ensemble, nous pouvons aussi partager les peines.
Pardonne ma pudeur.
-Je sais surtout à quoi m’en tenir avec tes parents. Avec le recul jai l’ompression que ton père m’embrassant m’a donné le baiser de Judas.

B,

LONELY AND SAD

Posté le 24.03.2008 par beatrice
Week end un peu tristouille. Gris et froid. De plus, Nadine est partie le passer chez ses parents. Tradition pascale oblige m’as t’elle dit. Connaissant mon absence de conviction religieuse, elle ne m’a même pas proposé d’aller déjeuner dimanche midi. De toutes façons, j’aurai refusée.
Je me suis donc réveillée seule. J’avais pris l’habitude d’émerger en blottissant contre elle et en l’enserrant de mes bras donc les doigts s’aventuraient vers ses zones érogènes. Je pense être la plus câline des deux. Ce qui ne semble pas la gêner. L’impression de manque était totale. Pour la première fois depuis longtemps, je ressentis que ce manque venait peut être de contact masculin. C’est vrai que j’y pense souvent et que l’absence de ce type de relations sexuelles est quelque fois difficilement supportable. De là à refaire le chemin inverse, je ne pense. D’autant que je ne prends plus la pilule et qu’un accident de capote n’est pas à exclure.
Je m’enroulai dans la couette bien décidée à faire la marmotte. Le frigo était plein et le temps ne ce prêtait guère aux promenades engoncée dans mon manteau le long du canal.

Je finis de sortir de ma torpeur matinale pour aller chez le coiffeur (ha ! j’avais dit que je ne parlerai pas de ces choses. Bon, c’est fait) en sortant, je suis passée devant le cinéma. J’y suis entrée plutôt par désoeuvrement que par envie. J’ai vu JULIA. Ca ne disait rien. Et pourtant, j’ai été agréablement surprise car le film qui ressemble vaguement à un film de Cassavetes (il faudra que je cherche le titre) est soutenu par une actrice étonnante.
Je suis rentrée chez moi d’humeur toujours vivace. Je me suis posé la question de savoir quoi faire de ma soirée. Il y a bien pas loin l’Opus Café où la musique est souvent agréable. J’ai été tentée un moment. J’ai vite renoncé car je n’avais pas envie de me faire draguer. Eternel problème lorsqu’on est seule. Tout ceci se termina comme lorsque j’étais célibataire (le mot est drôle pour moi) en plateau télé.
Fort heureusement, Nadine eut la bonne idée de me téléphoner. Après quelques auto caresses réciproques le moral est remonté.

B,

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