Posté le 23.03.2008 par beatrice
Lorsque j’ai raconté à Nadine ma « mésaventure » de la médecine du travail, elle a eu un regard amusé mélangé de colère qui voulait dire que j’avais l’art de me mettre dans de drôles situations. Elle me demanda si j’avais tout dit. En clair, si je ne lui avais pas caché une partie de la situation. Je la rassurai en lui disant que je n’avais pas participé, que je m’étais juste laissée faire. Elle me reprocha de ne pas avoir refusé de manière plus affirmée et que si j’aurai pu me plaindre et qu’une sanction aurait été grave. Je confessa que je l’avais faire car j’étais curieuse de savoir jusqu’où elle irait. Je confirmai que j’avais été complètement passive et qu’hormis le baiser furtif que j’avais donné qu’il n’y avait eu aucune participation de ma part. pour être totalement honnête, je lui indiqua que je m’étais rhabillée humide et fébrilement émue.
Elle me dit que j’étais incorrigible et qu’elle ne pensait pas pouvoir me guérir de mes penchants épicuriens. Elle me dit aussi qu’elle appréciait mon honnêteté et ma franchise d’avoir le courage de tout dire. C’est ainsi que j’ai été éduquée.
Je sais qu’elle redoute mon voyage à New York la semaine prochaine avec Agnès. Je la rassure en lui disant que ce sera comme à Londres et que je serai sage. De plus, le voyage risque d’être tendu car la situation professionnelle n’est guère propice. Les réunions promettent d’être assez « prise de tête » et les soirées sans dîners d’affaire. Donc, je pense plutôt que j’irai traîner seule (Agnès n’aime pas la musique que j’écoute. Ce n’est pas plus mal car ce sera le prétexte pour m’évader).
Même si ça me coûte, j’ai décidé d’être fidèle. Il m’arrive quelquefois d’avoir des pulsions hétéro que je réfrène très vite car je ne veux pas perdre Nadine.
B,
Posté le 16.03.2008 par beatrice
Je reçois des mails ou des commentaires dont celui d’Amélie (très bien écrit contrairement à d’autres). Comme son interrogation est publique, j’y réponds publiquement.
C’est vrai que l’aventure de la visite médicale semble fantasmée. Et pourtant, elle ne l’est pas. C’est un peu comme lorsqu’on va chez le gynécologue. On en rêve, mais ça n’arrive pas toujours !
Vue de l’extérieur ma vie semble exaltée comparée à d’autres qui pourraient être ternes. En fait, c’est tout simplement que je ne raconte que ses moments forts et que je considère que raconter celle de tous les jours est sans intérêt. Oui, je travaille dix heures intense par jour, rentre tard (ce qui désole Nadine). Je ne tiens pas non plus à m’épancher sur les tâches du week end, du coiffeur ou des séances d’épilations. je ne me suis pas non plus étendue sur mes moments de solitude (je me souviens les avoir évoqués dans les week ends où j’allais voir deux films). Je ne raconte que les moments heureux de ma vie car en réfléchissant bien l’année écoulée elle est certes forte en événements mais ceux-ci (hormis Nadine) furent de courte durée.
Je dois avouer que ma situation me permet de rencontrer un nombre non négligeable de personnes séduisantes. Les repas d’affaires auxquels je n’étais conviée au début que comme simple secrétaire me mettaient en présence d’hommes raffinés et galants. J’aime être séduite et attirée. L’épicurienne que je suis ne s’en priva pas.
Il n’empêche qu’à mon retour d’Italie en Juillet avoir passé, jusqu’à la rencontre avec Nadine, un été où le moral n’était pas souvent au rendez vous.
Aujourd’hui, ma situation sentimentale s’est stabilisée et dans la mesure où Nadine craint mes écarts, je pense que je vais me poser un peu pour qu’elle soit l’objet de mes attentions. Elle craint comme la peste mes voyages fréquents avec Agnès en redoutant que je redevienne infidèle. Difficile dans les conditions bancaires actuelles d’éviter ces voyages. New York à la fin du mois sera l’objet d’une réunion à hauts risques. Professionnellement, j’entends. Pour le reste, j’ai déjà promis que j’adopterai la même tactique que celle de Londres. J’irai écouter de la musique pour rentrer tard le soir à l’hôtel. De plus, je crois qu’Agnès a compris.
Ce qui m’importe le plus maintenant est de préparer nos vacances aux Iles Canaries qui devraient avoir lieu, sauf impromptu, en Avril.
Message perso pour Amélie : oui, tu peux te permettre des bises que je te rends volontiers
B.
Posté le 12.03.2008 par beatrice
La semaine dernière j’ai été convoquée pour la visite annuelle de la Médecine du Travail. C’est plutôt une corvée car je me surveille et fais des examens réguliers. Mais comme c’est obligatoire, il faut s’y plier.
Le médecin est une femme d’une cinquantaine d’années aux cheveux poivre et sel qui a du être jolie étant jeune.
Je connais le rituel : nue et en slip. J’ai une petite crainte à sa réaction en voyant le creux de mes reins car il n’y a qu’Agnès qui l’a vu.
J’entre dans le cabinet, m’assoie sur la chaise en face de son bureau. Elle me pose les questions rituelles sur mon état de santé. Ensuite, elle me demande d’aller m’allonger sur la table d’examen. Je me lève et m’y dirige.
-Je n’avais pas remarqué précédemment que vous étiez tatouée. J’ai de plus en plus de patientes qui le sont, je ne comprends pas cet engouement.
-celui-ci est récent, celui de la cheville est plus ancien.
-Est-ce que je peux vous demander ce que signifient les caractères chinois ?
Je lui en donnai le sens.
-C’est surprenant car je me souviens que l’année dernière vous m’avez déclarée etre hétéro.
Je lui répondis que l’avenir est incertain.
Elle m’ausculte et me palpe la poitrine. Elle est insistante car elle caresse plus qu’elle palpe. Je me sens mal à l’aise car je sens l’émotion me gagner. Elle se rend compte de mon trouble et écarte mon slip pour y glisser sa main.
Je lui dis que je suis fidèle et que je n’ai pas envie d’avoir une relation avec autre femme que mon amie.
-Il n’est pas question de relations, j’ai juste l’envie de ne pas vous laisser repartir aussi émoustillée. Elle m’amena rapidement au plaisir et me conseilla d’aller me rhabiller sans oublier de venir lui dire au revoir. Ce que je fis en lui déposant un baiser sur les lèvres.
-Un dernier conseil arrêtez les tatouages.
Je la rassurai en lui disant qu’il m’était difficile avec mon travail d’en avoir des voyants.
De retour au bureau, Agnès me fit la remarque que j’avais pris mon temps. Je lui expliquai que le médecin faisait des examens sérieux.
-Oui, je connais son genre d’examens, je les pratique chaque année.
-Pourtant, c’était la première fois.
-Normal, comme elle ne veut pas d’ennuis elle ne tente rien avec celles qui ne lui semblent pas de son bord.
-Et c’est moi qui lui ait tout dit en lui donnant la signification de mon tatouage.
-Elle n’avait pas besoin de ça car elle t’a identifiée.
-Comment ça ?
-Il y a des signes imperceptibles de connivence. Et je dois te dire que tu les as.
Elle ne voulu pas m’en dire plus. Voulais t’elle me faire comprendre que je portais la trace de ma situation ?
-Ne t’inquiète pas, il n’y a que les initiées pour te découvrir. Les autres penseront que tu es une femme très féminine.
B,
Posté le 01.03.2008 par beatrice
Lorsque je suis arrivée au bureau Lundi, j’ai abordé avec Agnès le sujet du voyage à New York et de son prolongement à Miami. Je lui ai tranquillement expliqué que Nadine et moi ne pensions pas que c’était une bonne idée.
-Tu ne me surprends pas car en y réfléchissant bien, il est certain qu’il y en aurait une de trop. Je ne tiens plus à m’immiscer dans ta vie privée. Je t’ai déjà dit que je trouve que depuis que tu connais Nadine que tu es plus équilibrée moins fofolle. De mon temps, on t’aurais surnommée Ran Tan Plan , le chien de Lucky Luke qui saute sur tout ce qui bouge.
-Merci pour la comparaison.
-Ne le prend pas mal, c’est mon humour
J’avais lu les BD quand j’étais gamine. Pas un instant je n’aurai imaginé cette comparaison qui n’était pas stupide.
Il ne restait qu’à essayer de caler cette semaine de vacances entre le voyage prévu et les derniers rapports d’activité à fournir. Je me suis rendue compte que j’étais pressée d’y être. premièrement pour décompresser car les débuts d’année sont toujours une source de stress et enfin passer une semaine où nous pourrions enfin être seules toutes les deux. Je m’imagine déjà les journées au bord de la piscine, les ballades et les soirées câlines.
Je m’arrange désormais pour ne pas rentrer tard le soir car j’avoue que j’ai eu très peur. J’ai réalisé ce que serait le vide de l’absence de Nadine. Je mets mes états d’âme dans le fond de mon sac et ne les en ressort qu’au bureau.
Le voyage à New York sera une corvée nécessaire car nous devions rendre compte de nos activités au cours de l’année écoulée (je suis volontairement évasive pour ne pas trahir certains côtés de nos activités professionnelles). Je vais néanmoins demander au service « Voyages » de commencer à chercher une évasion agréable pour début Avril.
B.
Posté le 23.02.2008 par beatrice
Avec tous ces tourments bancaires, j’ai un travail de folle et n’ait guère le temps d’écrire. Je rentre tard le soir et Nadine me reproche d’être obligée de m’attendre. Un soir, après une journée éprouvante je me vis lui rétorquer qu’elle avait un chez elle et qu’elle y pouvait aussi bien regarder voler les mouches au plafond que chez moi.
Sa réaction fut immédiate. Elle prit son sac et son manteau en claquant la porte.
Je m’en suis voulue d’être aussi impétueuse. En fille unique que je suis, j’ai appris à me replier sur moi-même. Je pris la situation avec philosophie en me disant que cet événement pourrait être un révélateur de notre relation.
Pour la première fois depuis je me coucha seule. Le lendemain, Agnès vit que j’avais l’œil sombre. A sa question, je répondis que j’avais mal dormie. Je me suis abrutie de travail pendant toute la semaine pour ne penser à rien.
Comme j’étais à l’origine de la fâcherie, je devais contacter Nadine. Je le fis malgré les réticences que mon amour propre me dictait. Je lui ai demandé de me pardonner en lui expliquant que j’étais sous pression. Je n’ai pas utilisé l’argument du travail qui paie une grande partie de notre train de vie. J’ai craqué en lui disant qu’elle me manquait et pour lui prouver ma bonne volonté ai ressorti le projet de vacances.
-Oui, je pense que ça nous fera du bien. Mais je demande d’oublier le projet à Miami avec Agnès. Je n’accepte que si nous sommes que nous ne sommes que toutes les deux. Et puis, ce n’est pas la peine d’aller si loin. Puisque tu as un bon souvenir des Canaries, pourquoi ne pas y aller ?
L’idée me semblait séduisante. Je lui proposai de venir en parler. Elle a accepté, est venue. Les retrouvailles ont été tendres. Et elle est resté dormir.
B.
Posté le 15.02.2008 par beatrice
Lorsque je suis arrivée au bureau lundi matin, je m’attendais à voir Agnès faire une tête de six pieds. Il n’en était rien, je la trouva aimable et faisant comme si de rien n’était. Nous nous mimes au travail pour finir les rapports. Je pense qu’elle avait eue l’intelligence de faire la part des choses.
Mercredi est le jour de ma fête. Comme c’est la veille de la St Valentin, il ne faut pas s’attendre à un cadeau. Néanmoins, Nadine était rentrée tôt pour préparer un repas en amoureuses prélude à celui du lendemain. Il y avait des fleurs dans le living. Je l’embrassai pour la remercier de son attention. Nous passâmes une soirée agréable qui se termina tard. Et je peux dire que Nadine me fit ma fête (sans en dire plus)
Le lendemain je m’arrangeai pour être ponctuelle. Le cadeau de Nadine est dans ma voiture depuis une semaine (je l’y ai laissé pour éviter d’avoir à le cacher dans l’appartement). C’était à mon tour de préparer le repas. Comme je n’étais pas en avance, je suis passée chez un traiteur indien et ait tout pris. Le champagne était au frais et nous ouvrirent la bouteille pour nous offrir nos cadeaux. Nous échangeâmes les paquets que nous avons ouverts avec curiosité.
J’eu un moment de déception en voyant que mon cadeau était un jouet.
-Il est joli mais j’en ai plusieurs.
-Pas comme celui là.
-Que veux tu dire ?
-Souviens toi de ta dernière virginité perdue
J’avais compris et me remémora les plaisirs ressentis.
Elle ouvrit son paquet
-c’est très mignon et très sexy. J’ai l’impression que je vais ressembler à une strip teaseuse.
Car il s’agissait d’un soutien gorge qui ressemble un peu à celui qui est en photo mais en noir .je m’imaginai l’effet des petits pompons effleurant ma poitrine. Après le repas, nous avons comme deux gamines essayé nos cadeaux. Au cours de nos jeux amoureux, je sentis mon nouveau jouet m’envahir pendant que Nadine s’amusait comme une folle à m’exciter.
Je lui proposai d’inverser les rôles.
Il eut pas mal de cernes sous les yeux le lendemain matin. Ce n’était pas grave car la semaine touchait à sa fin. .
B.
Posté le 09.02.2008 par beatrice
Je suis rentrée jeudi soir de Londres.
Avant que je ne parte Nadine a voulu avoir une longue discussion.
-Je sais que tu pars pour ton travail mais ça ne m’empêche pas d’être inquiète.
-Agnès je suppose
-Oui, je connais ta versatilité et pour te le dire franchement ; j’ai peur.
-tu n’as pas à l’être car j’ai décidé de mettre mes distances hors travail avec elle. Donc je ne sortirai pas avec elle le soir pour ne pas être tentée à mon retour.
-Bon, je veux bien te croire. Je ne veux pas te perdre ni encore moins te partager.
Le voyage se passa normalement et plus rapide encore qu’avant avec la nouvelle gare à Londres. La première journée de travail fut très longue et compliquée. A la fin de l’après midi Agnès me proposa d’aller boire un verre au pub le plus proche. J’acceptai en lui précisant que j’avais pensé profiter de ce voyage pour retrouver le soir de vieux amis et dîner avec eux.
-Si je comprends bien tu me laisses tomber
-Non ce n’est pas ça, mais je ne les ai pas vus depuis longtemps.
Je vis qu’elle n’était pas contente.
Je retrouvais mes amis qui me proposèrent d’aller dîner dans un endroit où la musique est aussi bonne que la cuisine.
Dans la soirée, je prétextai d’aller aux toilettes pour téléphoner à Nadine. Comme mes amis comprennent le français, je ne voulais qu’ils écoutent ce que j’avais à dire
Nadine fut surprise de m’entendre.
-Je te l’avais promis. Je te rassure je ne suis pas avec elle, je suis avec mes amis et nous passons une bonne soirée.
-Et demain ?
-J’irai dîner avec elle et je la quitterai ensuite car j’ai envie d’aller m’éclater au Jazz Café.
Je t’appellerai de là bas si tu veux.
-Non, sauf si tu en as envie, car je te crois.
J’appliquai le lendemain ce scénario à la lettre. J’avais prévenue Agnès que je ne ferai que dîner avec elle. Je vis à sa mine renfrognée qu’elle n’était pas contente.
Je suis donc sortie pour écouter de la musique et danser. Immanquablement, je me suis faite draguer. Perdue dans mes contradictions, je ne fis pas attention à l’attirance que je suscitais.
Le lendemain matin, Agnès frappa à la porte de ma chambre. Je découvris qu’elle avait la mine aussi renfrognée que la veille.
Arrivées dans notre wagon, l’atmosphère n’avait pas changée. Comme je ne me voyais pas passer les 2h15 de voyage ainsi je lui proposai de comparer nos notes de travail et de préparer le compte rendu. Elle se dérida comme si le travail était le plus important.
Arrivées à la Gare du Nord, je la suivi jusqu’aux taxis
-Non, rentre chez toi. Ca vaudra mieux. A lundi donc.
Je ne fis pas prier car je savais que ce serait l’enfer si je restai avec elle.
En fait, j’étais bien contente de rentrer chez moi. Dés mon arrivée, j’appelai Nadine pour tout lui raconter
-Je suis fière de toi. Je quitte tôt et me dépêche de rentrer et nous irons fêter cette victoire.
Posté le 03.02.2008 par beatrice
Comme je l’avais promis, j’ai proposé à Nadine d’inviter ses parents à dîner samedi soir (hier).
Nous avons donc mis les petits plats dans les grands. Cette idée ne m’enchantait guère car me semblait être dans la foulée de présentation aux parents (même s’ils me connaissent déjà). Je l’ai fait pour faire plaisir à Nadine pour qu’elle leur prouve qu’elle était bien avec moi.
Ils arrivèrent avec des fleurs et du champagne. Nous n’avions pas fait de réels efforts d’habillement. Nous étions très ludiques avec nos minis et nos petits débardeurs. Le père de Nadine m’embrassa comme s’il ne m’avait pas vue depuis un siècle. J’y compris qu’il fallait que je me méfie de lui.
Je pris quelque plaisir à faire visiter l’appartement qui est devenu le notre. Le père me déclarant que je n’avais pas mentie. Le problème des bourgeois est qu’ils sont fascinés par le paraître. Ce qui n’est pas mon cas car tout ce que j’ai est dû à mon travail. Un peu absente, je laissai passer la soirée en observant Nadine toute au plaisir de montrer à ses parents qu’elle s’était posée.
Sa mère un peu discrète profita d’un moment dans la cuisine pour me dire qu’elle était heureuse que sa fille ait trouvé la compagne idéale. Je ne sais si par esprit de provocation ou par rébellion, je lui aie expliqué que j’étais devenue lesbienne par accident et que je ne le regrettai pas. Je me sentis ensuite obligée de lui garantir que Nadine comptait beaucoup pour moi.
La soirée étant arrivée à son terme, je fus soulagée de les voir partir et Nadine m’en fit la remarque.
-oui, ils sont sympas sauf ton père qui n’a pas cessé de me draguer toute la soirée
-J’avais remarqué.
-De ce côté tu ne risques rien.
Dimanche tranquille, nous sommes allées voir le dernier Tim Burton. Très agréable malgré les scènes gore où il faut parfois s’accrocher.
Mardi, Mercredi, Jeudi voyage à Londres pour notre compte rendu annuel. Ca risque de ne pas être triste avec tous les mouvements bancaires en ce moment.
Nadine est inquiète de me voir partir avec Agnès. J’ai mon plan pour lui rester fidèle
B.
Posté le 28.01.2008 par beatrice
Ouah, quelle semaine !
Ceux qui me lisent régulièrement savent que je travaille dans une banque. Bien sûr je ne dirai pas laquelle. La chose que je peux certifier est que nous ne sommes pas concernés.
Ca a été la tourmente toute la semaine. Réunions après réunions où j’ai repris mon rôle de secrétaire. J’en ai entendue des vertes et des pas mûres sur le système bancaire. Je ne dis rien car j’ai toujours cacher mon anonymat.et le secret de mon métier.
Ca c’est calmé en fin de semaine avec le retour (provisoire ?) à la hausse. Toujours est il que je rentrais tard tous les soirs. Qu’il arrivait que Nadine soit déjà couchée. Je grignotais en vitesse, me déshabillait, me démaquillait et allait me blottir contre elle qui a moitié endormie me demandait son câlin du soir. Je lui répondais que celui du matin n’en serait que plus intense.
C’est vrai qu’après une bonne nuit de sommeil, j’étais en forme pour une séance de galipettes comme nous les aimons. Ce fut hélas de courte durée car il fallait se préparer pour attaquer la dernière journée qui fut calme. J’en profitai pour rentrer de bonne heure. J’avais prévenue Nadine. Elle avait préparé un petit repas pour amoureuses comme elle aime le dire. J’avoue en avoir lâchement profité.
Samedi, nous sommes allées au cinéma voir « NO COUNTRY FOR OLD MEN » que nous avons beaucoup aimé. Et puis, j’ai interdit la télé car avec tous ces débats sur la finance j’avais l’impression d’être au bureau.
Et puis Nadine m’a rappelé que j’avais proposé à ses parents de venir déjeuner ou dîner avec nous. Je lui ai suggéré d’organiser pour le week end prochain. En y réfléchissant bien je me suis demandée si c’était une bonne idée. Mais bon, je l’avais dit.
Il ne reste plus qu’à souhaiter que la semaine à venir soit plus calme, d’autant qu’il y a un déplacement prévu à Londres début Février.
B.
Posté le 15.01.2008 par beatrice
Lundi matin au petit déjeuner j’ai dit à Nadine que j’envisageai d’aller écouter de la musique le soir et lui demanda si elle voulait m’accompagner. Elle me demanda des détails que je lui donnai. Elle ne semblait guère convaincue quand je lui dit que c’était les années soixante et soixante dix. Je lui rappelai que nous écoutons souvent Marvin Gaye le soir.
-Si c’est ce style là, je veux bien aller voir.
-Je te prends au bureau, on rentre en vitesse pour se changer car je n’ai pas envie d’y aller en tailleur.
Nous avions adopté une tenue décontractée assez courte. L’endroit était plein. Le concert commença très fort avec une succession de grands succès des Suprêmes et des Four Tops. J’observai Nadine du coin de l’œil en craignant qu’elle s’ennuie. A ma grande surprise, je la vis se déhancher et se mettre à danser. Elle me fit du pouce que c’était super. Comme nous étions au fond et qu’on ne voyait pas grand-chose elle retira ses chaussures pour monter sur une banquette pour pouvoir se trémousser à son aise. Elle profita de la fin de la première partie pour aller chercher deux bières. Elle repris son poste pour la seconde. A la fin du spectacle elle m’a rejointe et me regardant me dis :
-Tu as les yeux rouges. On dirait que tu as pleuré.
Je n’ai pas mentie
-Oui, car j’étais heureuse de te voir pleine de vie et en même temps j’étais triste car tout ceci m’a rappelé mes parents qui écoutaient cette musique. D’eux je n’ai gardé que les disques de mon père et les bijoux de ma mère. La bague que j’ai à mon index droit est celle qu’il lui avait offerte à ma naissance. J’ai aussi son bracelet que je n’ai jamais retiré depuis que je le porte. Je souhaite le garder pour toujours.
-Ca ne te réussis pas de sortir.
C’est bon rentrons.
-Je conduis si tu veux.
-Non, ça ira.
Une fois rentrée, je n’avais pas envie d’aller dormir. Comme il n’était pas tard, Je proposa à Nadine de prolonger la soirée en écoutant de vieux disques et en buvant un peu.
La fin de soirée fut sympa tout comme la musique que j’avais exhumée de la collection paternelle. Un peu tourneboulée, je suis partie me coucher entraînant Nadine dans mon sillage qui me borda tendrement. Elle compris que le câlin serait pour le lendemain matin.