Posté le 12.01.2008 par beatrice
J’ai passé une bonne partie de la semaine à préparer les rapports annuels que nous devons fournir à nos partenaires. J’ai aussi commencé à recevoir les demandes de réunions. Les plus rapides sont les anglais. J’ai consulté l’agenda d’Agnès et ai callé deux jours à Londres début Février. C’est en semaine, ça ne me gêne pas trop et je pense que Nadine ne m’en voudra pas.
Ce sera aussi pour moi l’occasion d’aller traîner un peu le soir car ça fait un moment que je ne suis pas allée écouter de la musique. Et ce n’est pas les endroits qui manquent dans le quartier comme l’Opus Café où il y a souvent de bons artistes.
Par contre, ça risque d’être plus compliqué pour le grand saut à New York où nous avons l’habitude avec Agnès d’arriver le Lundi et de repartir le Samedi. Nous prenons notre temps, espaçons les réunions pour faire du shopping. En fait, c’est une semaine de vacances qui ne dit pas son nom !
Ca devrait être en Mars. Il faut que je règle les derniers détails et ensuite demander à notre service « voyage » de faire les réservations.
D’habitude, je me réjouis de ce voyage. Cette année, je suis un peu angoissée car ce sera la première fois que Nadine et moi serons séparées une semaine. J’en ai parlé avec Agnès. Elle a eu l’air surpris.
-eh bien dis donc comme dirait le petit « c’est du sérieux »
-Comme je vous ai déjà dit je suis bien avec elle.
-Alors, emmène la
-Non, Agnès. Je n’aime pas mélanger le travail et les loisirs.
-Et pourtant c’est ce que nous faisons.
-Si Nadine venait, j’aurai l’impression de ne pas faire mon travail et d’etre distraite.
-Alors, je te propose une chose. Nous faisons notre travail à New York et nous prenons ensuite une semaine de vacances à Miami ou aux Bahamas. Tu as écrit sur ton Blog que tu voulais aller au soleil. Il n’y aura qu’à payer le complément du billet d’avion. Et tu dis à Nadine de nous rejoindre directement.
-Je ne sais pas ce qu’elle va en penser car elle vous considère comme une rivale.
-Je peux te donner ma parole qu’il n’y aura pas de ménage à trois. Une fois la porte de votre chambre refermée vous serez libres de vos amours. Réfléchis, ma proposition est sans arrière pensée. Et puis je dois avouer que je suis assez curieuse de connaître celle qui partage la vie de mon adjointe.
La proposition était assez surprenante. Je ne l’avais pas envisagée. Il fallait que j’en parle avec Nadine. Je redoutais qu’elle flaire un plan machiavélique échafaudé par Agnès
A suivre
B.
Posté le 08.01.2008 par beatrice
Je suis allé chercher Nadine à son bureau car nos horaires se ressemblent de plus en plus. Elle monte dans la voiture, m’embrasse et me demande si ça va.
-Oui, Agnès et moi nous sommes présentées nos vœux. Je lui ai parlé de mes résolutions de nouvelle année. Comme elle ne semblait pas convaincue, je lui ai montré le bas de mon dos. Elle n’a pas apprécié et puis ensuite elle a compris tout en me disant que me connaissant qu’elle doutait que je sois capable de tenir parole.
-Que veux tu dire ?
-Je l’accompagne depuis qu’elle m’a embauchée et elle a eu l’occasion de voir l’autre facette de sa secrétaire de l’époque. Dés ma prise de fonction je me suis trouvé propulsée dans un monde que je ne connaissais pas. Agnès voyage avec élégance. Avions en première classe, hôtels de luxe, ses voyages d’affaires sont comme des vacances. Je m’y suis grisée tout en m’appliquant à faire mon travail sérieusement. Les dîners d’affaires étaient le terrain de jeu de nos interlocuteurs. Agnès et sa froideur distante ne risquait pas d’attirer les faveurs de nos interlocuteurs qui souvent s’intéressaient à moi. La plupart étaient dans la trentaine mignons et tentants. Donc en épicurienne que je suis, j’ai craqué plus d’une fois. Dans ma tête ça ne portait pas à conséquence car c’était l’affaire d’une nuit voire deux au mieux ou au pire. C’est selon. Jusqu’au jour où j’ai compris que mon attitude avait été déterminante dans la signature d’un contrat. J’en ai parlé à Agnès car j’avais l’impression de m’être vendue. Elle m’a rassurée.
-Tu ne connais pas ce milieu, ne te laisse pas faire. Je crois que cette expérience te servira de leçon. Ces types là pensent que tout leur est du parce que nous venons négocier des contrats.
Tu es tombée dans le piége, n’y retombe pas. Va au gré de tes envies et non de tes pulsions. En tout cas merci car je ne sais pas si je ne sais si nous aurions conclu le contrat sans ton aide involontaire.
Nadine eut l’air surprise d’une telle franchise.
-Tu ne m’avais jamais dit ça.
-Avec le recul je n’en suis pas fière. C’est la raison pour laquelle je me suis crée ce look de secrétaire austère en tailleur noir lunettes et cheveux en chignon. Maintenant qu’Agnès me présente comme son adjointe et non plus comme sa collaboratrice, on tourne moins autour de moi. Oui, il y a aussi une hiérarchie dans la drague !! Je te rassure tout ceci est terminé. Et puis lorsqu’Agnès arrêtera c’est ma secrétaire qui se fera draguer.
-Tu es bien sûre de toi
-Oui, car je sais que je la remplacerai. D’ailleurs, ouvre mon sac et regarde l’enveloppe du bonus qu’elle m’a obtenue.
A la lecture du montant, elle eu un choc.
-Elle m’a dit que ça contribuerait à payer la rectification de ma poitrine.
-Tu vas le faire ?
-Maintenant que je n’ai plus de prétextes pour refuser. Oui.
B
Posté le 05.01.2008 par beatrice
Je suis arrivée mercredi matin de bonne heure pour présenter mes vœux à Agnès. Je lui avais acheté des fleurs car je n’avais aucune idée de cadeau. J’étais assez guillerette car cette semaine de repos m’avait requinquée. Je sais d’expérience que les trois premiers mois de l’année sont éprouvants sur les charges de travail.
Agnès m’attendait. Elle m’embrassa sur les lèvres et lui rendit son baiser.
-Merci pour les fleurs. De mon côté, j’ai mon petit cadeau. Il ne me coûte rien car c’est la boite qui paie. Je suis quand même en charge de négocier ton bonus. Je dois t’avouer que j’ai eu du mal à obtenir ce que je voulais car ton attitude après tes désillusions italiennes a marqué les esprits. J’ai fait valoir que je t’avais recadrée et que je me portais garante de toi.
-Je reconnais que j’ai été inconsciente. J’aurai compris qu’il n’y ait pas de bonus.
-Ce n’était pas mon avis car tu as su rebondir. Je pense que ta rencontre avec Nadine a été bénéfique.
-je le pense aussi et dans mes résolutions de nouvelle année je lui ai garantie que je lui serai fidèle.
-Depuis le temps que nous travaillons ensemble, j’ai remarqué que c’est le genre de promesses que tu as du mal à tenir.
-Agnès, je ne tenais pas à ce que vous ayez connaissance de ce que je vais vous faire voir mais je tiens à le faire pour vous prouver que je suis sincère.
Je dégrafa ma jupe qui tomba à mes pieds, je releva mon corsage et lui montra le bas de mon dos. Elle eut un choc.
-Je ne te comprends pas. Je sais que tu fais ce que tu veux de ton corps.
-C’est discret, personne ne le verra
-Je ne lis pas le chinois. Je suppose qu’il s’agit de vos deux prénoms puisqu’il y a un cœur entre les deux.
-Oui, et elle a le même.
-J’espère que tu ne compte pas continuer.
-Non, c’est le dernier.
Elle me tendit l’enveloppe de mon bonus. Le montant était relativement élevé et je m’en suis étonnée.
-Tu le mérites. Tu fais un bon travail. Je pense que j’aurai une excellente remplaçante lorsque j’arrêterai de travailler. Et puis si tu te décides à modifier ta poitrine, tu ne pourras plus prétexter que ça coûte cher.
-Il faudra me donner l’adresse de votre chirurgien.
-Je n’y manquerai pas.
B.
Posté le 01.01.2008 par beatrice
Béatrice m’a donné son code d’accès pour que je puisse intervenir si je le souhaite. Même si elle m'a fait voir comment faire, je m’y suis toujours refusé car je considère que je n’ai pas à m’immiscer dans son journal. Aujourd’hui est un jour spécial et je profite du fait qu’elle soit dans son bain pour lui faire cette surprise.
Nous avons passé la soirée toutes les deux. Nous nous sommes tendrement embrassées à minuit et avons commencé l’année sensuellement.
En mesurant le chemin parcouru ensemble, je me rends compte à quel point Béa est importante pour moi. Bien maligne celle qui aurait pu dire que ça tiendrait entre nous. Au début, je doutais de sa capacité à s’investir complètement avec moi. Ce n’est pas une méchanceté que de dire qu’elle est assez volage et qu’elle ne laisse jamais passé une occasion de prendre du plaisir. Tout comme son aventure avec sa patronne alors que nous étions ensemble. Elle m’a juré d’être fidèle. Comme elle s’est fait tatouer mon prénom, je la crois.
Elle est apaisée, moins tourmentée que lorsque je l’ai connue car malgré son envie de vivre elle était relativement solitaire. Il faut reconnaître que la pauvre n’a pas eu de chance dans l’année passée avec ses expériences sentimentales.
J’espère que son changement d’orientation sera définitif car j’aurai du mal à surmonter une rupture.
Je vais aller la rejoindre dans son bain.
Je t’aime, mon ange
Nadine
Réponse de Béatrice:
Tu ne peux pas imaginer ma surprise en découvrant ton message. Je suis réellement touchée que tu soies enfin décidée à intervenir dans mon journal. j'ai lu avec émotion ce que tu as écris. je pense que ta descrpition est exacte. Comme je m'ai déjà dit ici, j'ai trouvé avec toi une certaine stabilité. Ne crains rien car je n'ai pas envie de tout foutre en l'air pour une aventure.
Moi aussi, je t'aime
Ta Béa qui t'adore
PS: j'ai rajouté une illustration pour rendre cete déclaration commune encore plus gaie.
Posté le 31.12.2007 par beatrice
En écrivant le titre, je me suis rappelée que c’était le titre d’une chansons de Jackie Quartz que j’écoutais gamine sur mon mange disque. Un flot de souvenirs (qui ne sont jamais bien loin) remonta à la surface. Mes parents avaient un petit pavillon modeste à Cachan. Ce n’était pas immense, un petit jardinet où je jouais avec le chat.
Chez nous, c’était toujours la bonne franquette. Les copains débarquaient à l’improviste. Il y avait toujours un parfum d’amour et d’amitié. J’ai vécu une enfance paisible. Je n’ai jamais connu la fessée, ni les paires de claques. J’ai été élevée selon leurs principes. Bonne ou mauvaise à l’école, ce n’était pas grave car l’essentiel était que je m’épanouisse (il a fallu rattraper le temps perdu plus tard). Je suis née peu de temps après Mai 68 et éduquée dans cet esprit. Je ne renie pas cet héritage car je suis restée rebelle. Et puis j’aurai l’impression de trahir l’esprit de mes parents si je changeais. Et pourtant ce serait facile. Ma situation, mon train de vie et mon aisance financière seraient propices. Je sais qu’ils auraient été sensibles dans ma relation avec Nadine et qu’ils l’auraient accueillie comme leur fille.
Hélas, le destin en a décidé autrement.
Je m’égare car le but de cette intervention vient à la suite de ma surprise en découvrant que mon Blog figure dans le TOP 30 de l’hébergeur. Je comprends donc maintenant pourquoi je suis régulièrement sollicitée pour migrer vers des blogs confidentiels ou des forums où il y a deux inscrits.
Je veux être claire. En créant ce Blog que je ne concevais que comme un journal intime qui ne laisserait pas de trace papier, je ne pensais pas attirer un tel intérêt. Je mentirai si je disais que je n’en suis pas flattée. Je me sens bien ici sur CenterBlog et ne pense pas à en bouger.
Ma vie professionnelle me prend beaucoup de temps (je rédige souvent mes brouillons pendant mon heure de déjeuner. Ce b’est pas le cas cette semaine car je suis en vacances) donc je ne suis pas disponible pour les tchats en MSN. J’ai un code pour Nadine mais nous ne l’utilisons jamais. Il ne sert que pour savoir que nous sommes chacune chez nous lorsque nous ne sommes pas ensemble. Lorsque je vois la petite icône apparaître, je suis rassurée de la savoir chez elle.
Nous allons passer le réveillon en tête à tête. Tranquillement et sans excès. Il va falloir réfléchir à aller passer quelques jours au soleil. J’aurai bien envie de me faire bronzer et abandonner la grisaille ambiante.
Je souhaite une bonne année à tous ceux qui me lisent. Connus ou inconnus.
Bises
B.
Posté le 29.12.2007 par beatrice
Dans la voiture sur le chemin Nadine trouva l’idée du petit cœur très séduisante et me félicita de mon initiative. Je le lui répondis que je trouvais normal de lui rendre la preuve d’amour qu’elle m’avait donnée. Par contre, je lui dis qu’elle n’était pas obligée de me copier et qu’il serait préférable qu’elle ait un peu d’imagination. A ce moment, elle démarra au quart de tour plus vite que ma voiture neuve !
-Alors comme ça, Madame est le centre du monde. Si on fait quelque chose comme elle c’est qu’on veut la copier.
Je l’interrompis
-Ecoute Nadine. Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Nous sommes semblables mais nous devons avoir en chacune de nous une part de différence. Désormais, en maillot de bain elle ne sera pas évidente. Alors ne la banalisons pas. Je ne tiens pas à me disputer avec toi car ce tatouage deviendra le symbole de notre discorde et je le détesterai.
-Pardon chérie. Je voulais te faire plaisir.
-Si tu veux me faire plaisir, reste comme tu es. Garde la personnalité qui m’a séduite. Ne me prend pas pour modèle. Tu ne m’as pas demandé mon avis pour rajouter mon prénom sur ton dos. Alors, surtout continue comme ça. Je continue de penser qu’un couple est composé de deux individualités.
Je glissai ma main entre ses cuisses pour lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas.
-Eh, je conduis
-Ca ne sera pas pire car ça fait un moment que tu es distraite et que j’ai peur pour ma voiture.
De plus, je ne sais même pas si tu as le droit de la conduire. D’ailleurs, il faudra que je me renseigne.
Arrivées à la maison (je ne dis plus « chez moi » car ça serait plutôt « chez nous »), la douleur que j’avais oubliée à la suite de l’altercation réapparue. Je décidai donc d’aller m’allonger après pris deux calmants. L’opération m’ayant un peu secouée, je me suis endormie. Il devait être sept heures du soir lorsque Nadine entra dans la chambre en me disant qu’il fallait que j’émerge. Je ne savais pas si c’était l’effet des calmants, toujours est il que je ne sentais pas beaucoup mon dos.
Je me suis habillée pour passer une soirée tranquille. Nadine avait préparé le repas. Je ressorti pour l’occasion mon film de vampires lesbiennes DAUGHTERS OF DARKNESS (voir dans les premières pages).
Ensuite nous sommes allées nous coucher et j’ai prétexté (comme si j’en avais besoin) qu’il me serait difficile de dormir sur le dos pour me blottir contre elle.
B
Posté le 27.12.2007 par beatrice
Dés le Mercredi matin, j’appelai le tatoueur pour prendre rendez vous.
-Bonjour, c’est Béatrice. Tu te souviens de moi.
-Bonjour, oui la cheville. Et quand j’ai vu ta copine débarquer la semaine dernière, je me suis douté que tu n’allais pas tardé à venir. Viens demain après midi.
Je l’ai donc dit à Nadine en lui indiquant que je souhaitai y aller seule.
-Pourquoi seule ?
-Tu m’as fait une surprise, tu en auras une.
-Je dois y aller pour faire un trou supplémentaire à mes oreilles.
-on fait un deal, quand c’est presque fini je t’appelle et tu viens.
J’avais mis un grand pull, un pantalon, des chaussures plates.
J’étais décidée mais j’avais encore en mémoire le souvenir de la fois précédente.
-Salut, très content de te revoir. Je suppose que tu veux le même que Nadine
-Oui car mon prénom fait cinq caractères et le sien deux donc se serait disproportionné. Comme elle deux seulement. De toutes façons tout le monde m’appelle Béa. Par contre, contrairement à elle, je voudrai que tu me fasses entre les deux prénoms un petit cœur.
-Je te propose de te le faire dans l’axe de la raie des fesses et de faire les deux séries dans le creux de chaque rein. Retire ton pantalon, le pull ce n’est pas nécessaire.
Je préfère le retirer pour être à l’aise.
Je me déshabilla pour rester en soutien gorge et alla m’allonger sur la table. J’étais un peu inquiète car je me souvenais de Nadine.
-Es tu prête ? Moi oui. Je commence par le cœur pour que la symétrie soit parfaite.
Les premières piqûres me semblèrent insurmontables. Il me dit de me décontracter, me parla beaucoup pour que je pense à autre chose. Plus ça durait, plus je me dis que je m’habituai. Je comprenais l’évolution de son travail en fonction de l’endroit que mon corps subissait. Lorsqu’il me dit qu’il n’avait plus que la partie Nadine à faire je lui suggérai de souffler un peu. Il me répondit qu’il valait mieux continuer car je m’étais habituée. Je lui demandai de l’eau et aussi de me donner mon sac pour que je puisse appeler Nadine.
-J’entends que ce n’est pas fini, me dit elle. J’arrive.
Je poussai un soupir de soulagement lorsqu’il me dit que les deux amoureuses étaient liées pour la vie. Il me montra mon reflet dans une glace. En fait, hormis le petit coeur rouge c’était le même que celui de Nadine à la différence comme je l’avais demandé les séries étaient inversées. C’était très joli et j’en étais très heureuse.
Nadine arriva peu de temps après. Elle regarda et fut surprise par le coeur.
-Tu comprends pourquoi je ne voulais pas que tu viennes ?
Se tournant vers le tatoueur
-Tu peux me faire le même ?
-Non, car j’ai commencé par ça pour elle. Alors que tes caractères sont tro rapprochés. La seule chose que je pourrai faire serai d’en superposer un sur vos deux noms. Attends un peu car un de tes tatouages est encore frais.
-Pas grave, j’y réfléchirai en attendant j’ai besoin d’un troisième trou dans mes oreilles. C’est de l’or blanc je pense que je peux porter mes diamants directement.
Je me rhabilla, paya et demanda à Nadine de conduire car mon dos me lançait.
En partant il nous dit « A bientôt »
Je lui répondit "en ce qui me concerne tu n’es pas prêt de me revoir"
B
Posté le 26.12.2007 par beatrice
Le lendemain au réveil, j’attendis la fin du câlin rituel pour lui dire qu’elle aurait pu me prévenir et qu’elle me mettait devant le fait accompli.
Pour être l’honnête, j’avais peur que tu refuses. Et puis il est normal que des parents savent avec qui vit leur fille.
-C’est bien pour te faire plaisir même si j’avais prévu de rester bien au chaud.
-Bon maintenant je te préviens. C’est vieille France et compagnie. Ils sont sympas mais il vaudra mieux ne pas aborder le sujet politique.
-Si je comprends bien, il faut être habillée.
-Comme si tu allais au bureau, ce sera parfait. Et puis cache ta cheville car j’ai peur qu’ils soient choqués. Et surtout ils ne faut pas qu’ils sachent que je suis tatouée.
-Eh bien, ça n’annonce bien.
Nous nous sommes préparées. J’avais mis une jupe au genou et un col roulé et enfilé une paire de botte. Elle semblait les craindre car elle était plus stricte que d’habitude.
Alors direction la banlieue Ouest comme il se doit. Le pavillon était cossu. Nous avons sonnés. Une femme d’une cinquantaine d’années élégante ressemblant à Nadine nous fit entrer dans le salon où nous attendait le père. Moi qui côtoient des cadres supérieurs en reconnu un immédiatement.
-Maman, Papa je vous présente Béatrice.
L’accueil fut poli mais pas enthousiaste.
Nous sommes passé à table après l’apéritif. Le moment des présentations était terminé. Je subis un feu roulant de questions concernant ma situation. Ca m’énervait de passer l’examen de passage comme si je devais démontrer que j’étais digne de leur fille. Alors, j’ai décidé de jouer le grand jeu et je mis tout sur la table, ma fonction, ma licence, mon salaire et la voiture de fonction). Je voyais le regard amusé de Nadine. D’un coup, l’ambiance se détendit et nous avons fini le repas en parlant de choses et d’autres.
Nadine proposa à sa mère d’aller l’aider à ranger. Je compris que c’était pour me laisser seule avec son père.
-Béatrice, je dois avouer que je n’apprécie guère les fréquentations de Nadine mais je reconnais que vous êtes différente des autres. J’ai même trouvé qu’elle était plus gaie que d’habitude
-Je vais vous faire une confidence. C’est l’entente parfaite et pourtant je n’ai pas beaucoup d’expérience avec les femmes. Moi aussi je suis plus sereine.
-Ce qui ne veux pas dire que sa mère et moi acceptons ses orientations amoureuses. Mais compte tenu du traumatisme qu’elle a subi dans son enfance, nous le comprenons. Je suppose que vous savez.
-Non, elle est très évasive sur le sujet. Et c’est peut être mieux ainsi.
-Retournons au salon, elles vont finir par croire que nous complotons dans leur dos.
Nous sommes restées un peu et puis avons pris congé.
Ils nous raccompagnèrent jusqu’à la voiture. Il s’approcha de moi pour me dire qu’il nous souhaitait de continuer ensemble et m’a demandé s’il pouvait m’embrasser. Ce que j’accepta.
Après être parties Nadine qui avait un énorme sourire
-Eh bien dis donc, ils sont sous le charme. Tu es la première à qui mon père fait la bise.
-Tu sais le coup de l’examen de passage, j’y ai droit régulièrement avec les américains. Et puis, c’était aussi par rapport à toi. J’ai eu raison car il m’a parlé de celles qui m’avaient précédées en termes peu aimables. On peut continuer l’opération « charme » en les invitant un soir.
-C’est à toi de voir mais ne te sens pas obligée.
-Quand ils verront le cadre dans lequel tu vis, nous aurons marquées un point supplémentaire.
-Tu es diabolique.
-C’est mon côté négociatrice
Posté le 25.12.2007 par beatrice
Lorsque Nadine arriva, je fus surprise de découvrir le look qu’elle avait adopté. Ses yeux étaient très maquillés de noir et d’argent faisant ressortir la couleur bleue de son iris. Ses ongles étaient également vernis en noir avec une touche de paillettes or.
Je m’étonnai de cette élégance que je ne lui connaissais pas.
-Attends tu n’as rien vu me dit elle en entrant dans le living. Elle retira son gros manteau et je découvris sa petite robe noire sage boutonnée dans le dos et nouée par une ceinture à la taille.
En la voyant dans la lumière, je compris que la robe n’était pas aussi sage qu’elle n’y paraissait et que les poches brodées de fleurs sur la poitrine étaient destinées à la cacher car elle était complètement transparente et qu’hormis un collant Nadine n’avait rien en dessous !
J’étais stupéfaite devant tant d’audace.
-En théorie, il faut mettre quelque chose une combinaison ou un fond de robe. Mais pour toi et entre nous, j’ai voulu être sexy. Je retire mes bottes et enfile mes escarpins.
Je m’étais préparée pour un réveillon normal : jupe longue à godets, débardeur argenté et maquillage assorti. Je me sentais un peu gauche et lui en fis part.
-Ne sois pas gênée Chérie. Tu ne pouvais pas prévoir. Moi la première car je l’ai achetée cette après midi. Si je ne l’avais pas vue, je pense que j’aurai choisi le même type de tenue. Et puis je te rassure, après les cadeaux tu sera moins gênée.
Je servis deux coupes de champagne et apporta mon cadeau. La boite était petite. Elle l’ouvrit.
-Deux diamants. Je suppose que ce sont ceux que tu as retirés de tes oreilles pour mettre tes pendentifs.
-Non, je les achetés spécialement pour toi.
-Je vais retirer mes créoles pour les porter mais comme je veux garder mes créoles, je serai obligée de faire un troisième trou.
-Nous serons à égalité. Trois partout !
-Je n’avais pas vu qu’il y avait un autre cadeau. C’est minuscule.
-C’est un diamant pour ton nez. Ca sera quand même mieux qu’un brillant.
-Que je vais t’offrir
-Mais que je ne porterai pas. Tu sais pourquoi.
-Ah Agnès ! Allez à ton tour dit elle en me tendant une grande boite.
Je l’ouvris et découvris un corset rouge bordé de dentelle noire. Il était superbe et l’embrassa pour la remercier
-J’avais vu sur le Blog que tu en rêvais. Maintenant c‘est fait. Alors tu sais ce qui te reste à faire.
Je retira tous mes vêtements et la laissa me l’attacher et me le lacer en lui demandant de ne pas trop serrer pour que je puisse profiter du repas que j’avais préparé. La sensation était étrange et il fallait que je m’y habitue. Je renfila ma jupe et resta en corset.
-Tu vois que tu es aussi sexy que moi maintenant.
Nous avons pris notre temps pour boire et manger. Tard dans la nuit, elle me demanda de la déshabiller. Coquine, elle avait compris qu’il fallait que je la prenne dans mes bras pour défaire les boutons de sa robe.
-ah, au fait je ne t’ai pas dit. Demain midi nous déjeunons chez mes parents.
-T’es dingue. Je n’irai pas.
-Depuis le temps que je le parle de toi, ils ont envie de te connaître. Allez au lit car il faudra être fraîches demain.
Posté le 23.12.2007 par beatrice
J’allais me coucher lorsque j’entendis la porte s’ouvrir. Je me précipita dans le couloir..
-Non, n’allume pas je ne suis pas belle à voir.
Je l’emmenai dans le living où la lumière est basse. Elle certainement beaucoup pleuré car le maquillage de ses yeux avait coulé.
-Veux tu un café pendant que je vais chercher du coton et du démaquillant ?
-Non, plutôt quelque chose de raide.
Je lui servis un verre de cognac et alla dans la salle de bains. De retour, je l’aidai à retrouver un visage plus présentable. Je lui ma surprise de la voir ce soir.
-C’est vrai que j’avais pensé dormir chez moi mais après ce qui c’est passé je n’avais pas envie d’être seule. J’ai pleuré pendant tout le chemin du retour dans le taxi. Le début de la rencontre c’est bien passé car elle pensait me convaincre de revenir vers elle. Ça c’est envenimé lorsque j’ai dit que non parce que j’étais bien avec toi. Je lui avais dit que tu étais une hétéro. Elle m’a insultée en me disant que tu étais une vicieuse pour laquelle je n’étais qu’une passade et que ta bisexualité n’était que temporaire. Je me défendis en désespoir de cause et pour la convaincre je me levais, lui tourna le dos et releva mon pull.
Elle le fit également en me parlant. Je découvris qu’elle avait un nouveau tatouage à côté du précèdent. La chair était rougie et boursouflée. Il était donc récent. Deux idéogrammes que je reconnu comme étant les deux premiers de mon prénom.
-C’est moi ça ?
-Oui, c’est Béa. Si tu veux je pourrai ensuite le compléter. Je l’ai fait faire cet après midi pour bien lui montrer que je t’avais dans la peau. Ensuite, la situation a dégénérée et je suis partie avant que ça n’empire. J’ai sauté dans un taxi et me voila.
J’étais sans voix mais la repris qu’elle avait pris une décision rapide alors que nous nous connaissons que depuis quelques mois et qu’il m’appartenait de prendre la même.
-Non, Béa ne te sens pas obligée. J’ai pris ma décision sans te demander ton avis. Chacun est maître de son corps.
-J’avais envie d’avoir mon prénom même s’il est long avec cinq caractères. Ce ne sera pas compliqué d’en ajouter deux de plus. Laisse moi le temps de passer les fêtes. Je suppose que tu dois être fatiguée. Tu dors ici ?
-Oui, j’ai besoin de calme.
Je l’aida à se déshabiller et l’emmena se coucher. Elle se blotti contre moi et s’endormi presque immédiatement. Et ne tarda pas à en faire de même en espérant que cette folle histoire était terminée car je rêve de sérénité.
B.
Pour répondre au commentaire. je redis (je pardonne car mon blog avec ses 17 pages commence à devenir volumineux) que je suis la fille unique de parents qui se sont tués en voiture lorsque j'étais adolescente et que j'ai été élevée par ma tante que je continue de voir réguliérement. Je n'en parle jamais car je ne lui raconte peu ou pas ma vie. Je pense qu'elle verait d'un mauvais oeil ma liaison avec Nadine.