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beatrice
Description du blog :
bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine et fiére de l'être. vous apprendrez au fil du temps à me connaitre. dans l'immédiat et comme je suis timide, je ne montre que mes jambes que je dois l'avouer j'adore car je les trouve superbes. le reste suivra bientôt a bientôt Béa
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
05.09.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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TRISTE WEEK END

Posté le 22.12.2007 par beatrice
Samedi triste. Il froid. Ce matin le canal était en train de geler.
Sans parler du coup de massue asséné par Nadine lorsque j’ai évoqué le week end.
Non, Béatrice nous ne nous verrons pas car j’ai une chose extrêmement importante à faire. Je dois t’avouer que lorsque je t’ai connue que j’étais avec quelqu’un. Comme je ne pouvais pas rompre en attendant d’être sure de toi, j’ai maintenu ma relation avec elle. Et puis j’ai fini par la voir un peu moins pour être avec toi. Elle a commencé à avoir des doutes jusqu’au jour en me déshabillant elle a découvert mon tatouage et mon nombril percé. Elle m’a demandé ce qui m’était passé par la tête. J’ai répondu que c’était la mode. Elle a tellement insisté que j’ai craqué et que j’ai parlé de toi. J’ai tout avoué de nous et j’ai pris une énorme paire de claques.
-eh bien, dis donc. Elle t’avait déjà frappé ?
-Non, mais je savais qu’elle pouvais être violente.
-Quels types de rapports avais tu avec elle ?
-Un peu comme toi avec Marion. C’est la raison pour laquelle je me suis plue avec toi car nos rapports sont basés sur l’égalité et le rapport mutuel. Elle a commencé à me harceler au bureau et chez moi. Je dois avouer que j’ai passé beaucoup de nuits chez toi pour éviter de dormir chez moi. Et le paradoxe est qu’elle a peut être contribué à accélérer les choses entre nous. Toujours est il que je veux en terminer. J’ai pris rendez vous Samedi avec elle et lui dire que c’est complètement terminé et qu’elle fiche la paix. Pour être franche, j’ai peur de sa réaction.
-Veux tu que je vienne avec toi pour éviter qu’elle dérape ?
-Non, je lui ai donné rendez vous dans un bar. Ca devrait bien se passer. Je ne sais pas si je viendrai te voir le soir. Je te ferai signe Dimanche.
Je dois dire que je suis très inquiète et je ne peux la joindre car son portable est coupé.
J’ai essayé de me changer les esprits en allant faire les derniers achats pour Noël et en allant au cinéma voir JE SUIS UNE LEGENDE. C’est tellement plat, que je n’ai pu m’empêcher de penser à ce qui me tourmentait. J’espère pouvoir dormir cette nuit en attendant l’issue de cette histoire.
Quand je pense que je m’étais imaginé que ça devait être plus simple entre femmes. C’était bien mal connaître la nature humaine.

TENDRESSE

Posté le 21.12.2007 par beatrice
J’étais en peignoir lorsque Nadine entra (je lui ai donné depuis peu une clef, c’est plus simple)
-Tu m’excuseras de te recevoir ainsi mais je suis indisposée depuis ce soir
-Te connaissant, je sais que le premier jour n’est pas joyeux
-Ca ira mieux demain. Parlons d’autre chose.
-Je vais être claire. As-tu faillie craquer ?
-Il avait du charme et de la conversation. C’est vrai que l’idée m’a traversé l’esprit. Et puis j’ai pensé à toi et tes cadeaux. J’ai réalisé que j’étais bien avec toi et que je risquais de tout foutre en l’air pour une tocade.
-Sois franche. Ca te manque ?
-Je vais te répondre franchement : OUI. En fait, j’analyse la situation comme à mon travail où je dois évaluer les risques potentiels d’une situation. Tu m’as apporté une certaine stabilité et la sérénité dans ma vie. Je pense qu’il serait souhaitable que tu t’installes ici.
-J’y ai pensé puisque j’y passe beaucoup de temps. Je garderai néanmoins mon petit chez moi que j’ai fini de payer depuis longtemps. Puisque le mariage nous est interdit, il serait souhaitable que nous soyons unies par un PACS.
-Je n’osais te le proposer car notre relation est relativement fraîche. Je suis d’accord pour l’envisager après les fêtes.
-Dans ce cas, j’apporterai mes vêtements
-Il y en a déjà pas mal ici !! je ne te propose de rester dormir car comme je t’ai dit je ne suis pas très en forme.
-Non, je reste. Tu t’endormiras dans mes bras. Ce ne sont pas des problèmes de femmes qui vont nous gêner.
-Comme tu veux. De plus, j’adore me faire dorloter.
-Ca ce n’est pas une découverte !!

WEEK END

Posté le 18.12.2007 par beatrice
Ce week end, je suis allée acheter le cadeau de Noël de Nadine. Je ne le dirai pas ici car je sais qu’elle me lit. En tout état de cause, je pense qu’elle sera contente. En ce qui me concerne, je suis heureuse de mon choix.
Nous avions décidées de ne pas nous voir pour avoir le temps de faire notre shopping. Il fut concentré sur son cadeau car j’avais décidé d’attendre les soldes pour dépenser car le fric file vite.
Un peu de vague à l’âme dimanche. Direction cinéma. Je vais voir COW BOY (le film avec poolvoerde). Ca ce regarde comme un téléfilm qui démarre bien et se vautre vers la fin dans in pathos tiré par les cheveux. Bon, ça passait un après midi froid. Je m’étais emmitouflée dans un manteau long, des collants épais et des bottes. Pas pressée de rentrer chez moi, je décida d’aller boire un café et de lire le journal du cinéma. La cafeteria du Quai de Loire est moins glamour que celle du Quai de Seine. Mais qu’importe, j’y étais.
Avec mon expérience de femme seule, je vois les ennuis arriver. Il y avait à côté de moi un homme d’une quarantaine d’années. Il commence à me demander si je vais au cinéma où si j’en sors. Je réponds que j’en sors. Et quel film ? Blah, Blah. Comme je n’ai pas grand-chose à faire je discute d’autant que la discussion est intéressante. Il m’offre un autre café. Le temps passe. J’attends l’invitation à dîner. Elle arrive. J’hésite un instant car je devine la suite même si elle ne doit pas arriver la première nuit. En un quart de seconde je pense à la promesse faite à Nadine. L’homme est sympathique, cultivé et attirant. J’avoue que je ne dirai pas non. Je pense aux lèvres de Nadine et à leur douceur. Je viens d’acheter son cadeau. Je ne peux pas lui faire celui de la tromper. Je donne un vague prétexte pour refuser en disant que je passe souvent dans le quartier.
Je prends un peu de temps pour partir. La porte fermée et en rentrant je fouille dans mon sac pour en extirper mon téléphone et tout raconter à Nadine.
-Tu as failli craquer ?
-J’en ai eu envie et j’ai pensé à toi. Tes cadeaux, notre Noël. Pardonne moi quelque fois je me comporte comme une gamine.
-Ca fait du bien. Veux tu que je vienne te voir
-OUI

LA SURPRISE

Posté le 13.12.2007 par beatrice
J’eu un choc en rentrant hier soir. Nadine avait abandonné sa blondeur pour un châtain clair.
-Qu’est ce qui t’a pris ?
-Je ne voulais pas te demander ton avis mais j’avais marre, même si ce n’était pas méchant, que mes collègues me comparent en rigolant à cause de mon prénom et de mes cheveux à comme ils disent « la marchande de poisson de l’UMP »
-Je m’étais faite la reflection que ça devenait un prénom dur à porter ! Il va falloir que je m’habitue même si je sais qu’il y a un endroit où tu es restée blonde !
-Tu n’es pas au bout de tes surprises. Comme je n’avais pas de rendez vous chez mon coiffeur, je suis allée à Levallois. Lorsque je suis entrée, la caissière m’a demandée si j’avais une coiffeuse préférée. Je lui dis que c’était la première fois que je venais. Je regarda dans le salon et indiqua que la fille aux cheveux rouges me semblait sympa.
-Marion ?
-Gagné.
-Mais qu’est ce qui t’a pris ?
-Je voulais mettre un vissage sur celle qui t’a initiée. Et je dois dire que je n’aie pas été déçue. Je ne sais pas dans quel état tu l’avais laissée.
-J’avais réussi à lui faire changer de couleur de cheveux mais je sais qu’une fois séparées qu’elle a recommencé ses excentricités que sa patronne encourage.
-Elle a des mèches noires dans les cheveux, ses yeux sont très maquillés de noir. Elle porte des bottes qu’on dirait de moto, collant noir, mini blanche et haut assorti. C’est sûr qu’elle ne passe pas inaperçue. Toi qui m’avait dit que tu avais réussie à la rendre plus féminine. Là c’est terminé.
-Je sais, elle a tout laissé tous ses vêtements ici.
-C’est d’autant plus dommage qu’elle est mignonne.
-C’est peut être pour ça que j’avais craqué.
-Sinon, elle connaît son travail. Je suis très contente de la couleur. Nous avons papotées.
-Dis plutôt qu’elle a essayé de te draguer. Elle drague toutes ses clientes.
-Je ne suis pas dupe. Elle m’a demandé si je travaillais dans le quartier. Je lui ai répondu que je travaillais à la compagnie d’assurances. Et elle m’a dit qu’avec mon look qu’elle pensait que je travaillais à la banque. Je l’en ai très vite dissuadée car je voulais éviter des questions genre « avez connue une femme appelée Béatrice » si je lui avais dit que j’y avais travaillé.
C’est clair qu’elle est très caressante quand elle coiffe, un geste par ci un autre par là.
Elle m’avait cernée tout comme je l’aurais fait si je ne la connaissais pas. Elle avait compris que j’aime les femmes car il y a entre nous des signes, des regards qui ne trompent pas.
-Je ne trouve pas
-C’est normal car tu sors de ton hétérosexualité et tu connais pas tous nos codes. C’est peut être mieux ainsi car ça te préservera d’aller voir ailleurs.
T’inquiète pas, j’ai promis d’être fidèle.
-L’avenir le dira.

WEEK END DE REVES

Posté le 09.12.2007 par beatrice

J’ai passé le week end chez Nadine. Je lui devais bien après tout le temps qu’elle a passé chez moi pendant les grèves. Comme elle chez moi, j’y ai une partie de mes affaires. Concernant le maquillage et les crèmes de soins nous partageons tout. J’ai des problèmes de peau qu’elle n’a pas, j’ai donc apporté mes crèmes. Sinon, pour le reste (blush, eye liner, poudre) on s’arrange car j’aime cette complicité.
J’émergeai tranquillement de mon sommeil ce matin lorsque je sentis une main se glisser entre mes cuisses sous ma nuisette (seule, je dors nue mais accompagnée j’aime bien être sexy). Les tétons de Nadine se blottissaient contre mon dos. Je laissai Nadine me caresser alors que je me réveillai voluptueusement.
Je me tourna vers elle vers pour lui rendre ses baisers.
-Laisse moi faire. Je t’ai réveillée pour te faire jouir et tu ne vas pas le regretter.
Je me demandai ce qu’elle avait en tête. Elle ne me faisait pas face et je sentais ses cuisses enserrer les miennes. Ses caresses et ses baisers m’inondaient de joie.
Comme j’étais disponible et très humide, elle me demanda en ouvrant le tiroir de son meuble de chevet lequel je voulais. Je savais de quoi il s’agissait, je lui répondit « le simple » car lui indiqua que je préférai son index pour mon petit bouton.
Elle me retourna contre elle. Je lui dit que j’étais très chaude et que je n’avais pas besoin de lubrifiant. Elle instruisit doucement l’objet. J’aime le moment où je suis pénétrée quand la porte s’ouvre. C’était bon même si ce n’était que du plastique.
-Tu me laisses faire. Je veux te voir prendre ton plaisir. Je veux que tu sois passive et te concentrer sur ton désir.
Je vibrai sous ces caresses lorsqu’elle mit le vibro masseur en marche. Le mouvement commença à m’envahir. Je me rapprochai de Nadine pour la prendre dans mes bras.
-Non, Chérie. Ouvre les yeux, je veux voir le plaisir dans tes yeux. Perds toi dans mon regard comme je me perdrai dans le tien lorsque tu le souhaitera.
J’ai hurlé de plaisir en me perdant dans le bleu de ses yeux Nadine avait les tétons durcit, je les ait mordillé en me promettant de lui rendre le plaisir qu’elle m’avait donné.
-Il faut que je retire l’objet. Veux en profiter ?
-Non, garde le. Tu as pris tellement de plaisir que je le remettrais en route plus tard. En ce qui me concerne je préfère le double. Viens vers moi, tu n’auras rien à faire sauf de me prendre dans tes bras et m’embrasser. Si tu es coquine, tu peux m’aider. Nadine qui possède un grand nombre d’objets avait celui qui stimule tout chez une femme.
La suite fera que j’aurai envie de l’essayer

B.

NADINE ADOREE

Posté le 08.12.2007 par beatrice
J’ai été surprise par la révélation de Nadine ainsi que de son désir subit de grossesse. Ca tournait dans ma tête et il fallait que je lui en parle.
-Tu es la première personne à qui j’avoue que je suis vierge. C’est la preuve de la confiance que j’ai en toi. Concernant le fait d’avoir un enfant. C’est un peu le rêve de toute femme comme toi. C’est vrai que j’aurai peur si je me jette à l’eau car je n’ai vraiment pas envie d’homme.
-Tu es traumatisée ?
-Pas vraiment. J’ai subi des attouchements étant gamine mais je n’ai pas été violée puisque je suis encore vierge. Au collège comme toutes les filles de mon âge, j’ai flirté. Ce n’était pas désagréable mais je n’ai jamais osé aller plus loin. Jusqu’au jour où j’ai rencontré une camarade. Nous étions timides toutes les deux. Nous avions l’impression d’être des marginales, d’avoir des attitudes hors normes. Puis nous sommes passées des caresses aux baisers pour enfin dormir ensemble. J’étais bien avec elle. Nous avons découverts ensemble nos corps et le plaisir qu’il pouvait nous donner. Les hasards de la vie ont fait que nous avons été séparées. Je garde un immense souvenir d’elle et te demande de ne pas mettre son prénom sur ton Blog.
Ensuite, j’appris à distinguer mes consoeurs et à voguer de cœurs en cœurs. Je vais être immodeste en disant que comme je suis attirante que les hommes me regardaient de manière intéressée. Ca ne me faisait ni chaud ni froid même si quelque fois mon entre cuisse me disait que je devrais. J’ai découvert l’usage des jouets il y a bien longtemps et ne m’en suis pas privée.
Et puis, il y a toi depuis quatre mois. Pour être franche, je dois t’avouer qu’au début je t’ai prise pour une vicieuse qui ne pensait qu’à trouver de nouvelles sensations. C’est la raison pour laquelle j’ai été très distante au début. Ensuite, j’ai révisé mon jugement car tu m’a semblé être sincère. Depuis, je peux te dire que je me suis trompée car tu es ma sœur, ma complice et surtout mon amante.
Je dois dire que j’ai été ridicule pour l’enfant. J’ai beaucoup réfléchi après t’en avoir parlé. Il serait mieux que tu le fasses car ta sexualité n’est pas semblable à la mienne. Enfin ce sera ton choix.
Nadine était surprenante de sincérité. Je la pris dans mes bras, l’embrassa et la remercia pour sa franchise.
-Ne t’inquiète pas Chérie, je suis là. Si je me décide tu sera la première informée.

NADINE EST VIERGE

Posté le 06.12.2007 par beatrice
Je dois avouer que j’avais été surprise par la proposition de Nadine. Je lui en reparla le lendemain et lui demandant si elle avait été sérieuse.
-Oui, j’y ai beaucoup pensé. Je me rends compte que tu sembles traîner pour prendre ta décision. Tu as toujours un prétexte. Ton travail, trouver un père. De plus, je te rappelle que tu coures après le temps et que bientôt ce sera risqué pour toi.
-Merci de me le rappeler
-Je ne veux pas te vexer mais il faut que tu fasses face aux réalités. Pour toi et rien que pour toi je suis décidée à faire ce qu’il faut pour porter un enfant que nous éleverons ensemble. Je me fait souvent draguer au bureau, il suffira de me laisser faire et d’exiger un test du Sida. Je suis très bien réglée donc je dois pouvoir définir ma période d’ovulation sans trop de problème.
-Tu oublies que les rapports avec les hommes t’indifférent
-Je dois t’avouer que je t’ai mentie. Je n’ai jamais eu de rapports avec un homme. Donc, je suis vierge.
Ma Nadine vierge, j’en restais abasourdie. Je ne comprenais car je savais qu’elle s’amusait souvent avec ses sex toys.
-Oui, j’aime bien. Peut être n’ai-je pas eu la tentation de franchir le pas avec un homme. Je me sens tellement bien avec les femmes. Et plus particulièrement avec toi depuis que je te connais.
-Et tu te sens prête à franchir le pas ?
-Pour nous, oui.
-Donc, si je comprends bien tu es prête à coucher avec le premier venu, perdre ta virginité pour me faire plaisir.
-Oui, c’est le plus beau cadeau que je te ferai.
J’étais très désarmée devant tant de franchise et de sincérité et ne voulais pas décevoir sa volonté. Je mesurai l’effort qu’il faudrait qu’elle fasse car je savais au travers de nos rapports qu’elle n’était pas prête pour une relation hétérosexuelle. Je me garda bien de lui dire. Je me dis qu’avec un peu de conviction je finirai par lui retirer cette idée de la tête. A moins qu’elle aille à l’étranger pour être inséminée.
Nadine vierge, je n’en reviens toujours pas.

LA VIDEO

Posté le 01.12.2007 par beatrice
Je me doutais que Nadine m’appellerait après avoir lu mon dernier passage sur le blog. Elle ne tarda pas et fut ironique en me disant que j’étais une sacrée coquine et qu’elle voudrait bien me voir en action.
-Je pense la garder confidentielle mais je ferai une exception pour toi. Viens dormir demain et je te la ferai voir.
Elle arriva avec une bouteille de champagne en me disant que les avant premières doivent être arrosées ! je lui indiqua que ce serait après le dîner et que nous boirions sa bouteille en regardant.
Le repas fut rapidement avalé car elle semblait pressée.
-Je suis curieuse de te voir avec un homme
-Je t’ai déjà raconté
J’enclencha la cassette, etegnis la lumière et appuya sur « lecture ».
Visiblement les scènes de piscine ne l’intéressaient pas. Captivée par ce qu’elle découvrait, elle se rapprocha de moi en me passant un bras autour du cou.
-Eh bien, dis donc tu es sacrément entreprenante
-Comme si tu l’ignorais
-Je ne te connaissais ces talents de fellation.
-Tu n’as rien vu. Un jour, je l’ai poussé à bout. Il m’a supplié d’arrêter car il souffrait de ne pouvoir éjaculer.
-Es tu perverse ?
-Non, je vais jusqu’au bout de mes fantasmes.
-et pourtant avec moi, tu sembles docile
-Je préfère dire ouverte. Le pauvre chéri, comme tous les hommes, pensait que c’était le summum de la soumission de la femme. Ce jour là je lui démontré le contraire. Et je te garanti qu’il m’a suppliée. Mais regardons la suite où les rôles s’inversent.
Nadine fut surprise de voir ma façon de m’abandonner et de prendre du plaisir.
-As-tu fait semblant ?
-Je ne m’en souviens plus. Je ne pense pas car j’étais excitée à l’idée d’être filmée.
-Dis moi, je vais être curieuse. Ca te fait quoi de te voir ? Regrettes tu les hommes ?
-Pour être franche, je suis troublée. Il m’arrive de regretter le contact masculin mais comme je me sens bien avec toi, les idées s’évacuent vite. J’ai tourné une page.
-Tu n’es plus tentée ?
-Je ne veux pas te mentir. Je le suis encore.
-Pourquoi ne pas en parler ?
-Car je n’ai pas de courage. J’ai peur de te perdre si jamais j’ai une aventure qui se passe bien. J’en suis arrivée au point de me demander si je serai capable d’avoir une liaison pour avoir un enfant
-Ca c’est nouveau ! Dans ce cas on pourrait inverser les rôles. Moi, les hommes ça ne me fait ni chaud ni froid. Si ça peut nous aider, je serai décidée à avoir une relation pour un enfant.
-J’ai l’impression que le champagne te monte à la tête ! Allons nous coucher nous en reparlerons plus tard.


SOUVENIRS

Posté le 28.11.2007 par beatrice
Les grèves étant terminées, Nadine m’indiqua qu’elle souhaitait que nous fassions un break pendant le week end pour en profiter pour aller chez le coiffeur et l’esthéticienne. Je fus d’accord car il fallait que j’en fasse autant. J’y consacra le Samedi et retrouva une coupe au carré qui me va bien sur un châtain foncé que j’aprécie. Quand je pense que j’ai été blonde avec des mèches roses, je me dis que j’ai bien changée. Bref, tout ceci est du passé et relève de l’épisode Marion.
Dimanche, j’avais décidé de ranger la pièce débarras qui me sert de bureau. En fait, c’est une chambre que j’avais laissé vide en attente d’un hypothétique héritier. Comme il tardait à arriver, j’ai investit l’endroit en le transformant en tanière privée. L’ordinateur y est installé entouré d’objets fétiches, de petits cadres et de photos souvenirs. Le reste de la pièce est constituée d’étagères remplies de livres, de DVD et de tout ce qu’on accumule.
J’avais décidé de mettre de l’ordre dans tout ça car elle ne ressemble pas au reste de l’appartement qui est bien rangé.
Je n’avais pas fait de frais d’élégance pour cette tâche. Je rangeais, je classais lorsque je tomba sur une cassette vidéo qui m’interrogea car tous mes films sont soigneusement étiquetés. Je la mis dans le lecteur et dés la première image je me souvins et compris ce que j’allais voir.
Il y a une dizaine d’années je suis allée en vacances aux Iles Canaries avec mon copain du moment. Le séjour fut agréable d’autant que c’était en plein hiver. Il y faisait doux alors qu’il faisait froid à Paris. Il m’a filmé dans la piscine de l’hôtel comme tout film souvenir. Le soir dans la chambre, je lui demanda très coquine et très enjouée « ta caméra peut filmer ici ? ». il me répondit par l’affirmative. Je me déshabilla en lui disant
« Qu’est ce qu’on attends »
Il plaça la caméra dans l’axe du lit. Et c’était parti.
J’avais vu cette cassette une fois mais ne pensait qu’il l’avait laissée en me quittant car nous nous sommes séparés peu de temps après notre retour. Il est parti avant que je ne lui demande de le faire. Nous nous entendions sexuellement, mais pas vraiment sur le plan moral et intellectuel.
Revoir cette période de ma vie a été assez surprenante car la petite demie heure est digne d’un film porno. Je dois reconnaître que j’avais fait le grand jeu avec sa mise en forme buccale et pénétration jouissive. En me voyant jouir si vite, je me pose la question de savoir si je n’ai pas fait semblant. C’est si lointain que je ne m’en souviens plus mais j’en doute car ce n’est pas mon genre. En tout cas le souvenir est là. Je vais le tranférer sur DVD pour le garder. Je ne reverrai jamais ce compagnon mais garderai ces images comme un moment d’immense tendresse.
Et pour être toute a fait honnête, je me suis caressée en le regardant.
Il est sûr que lorsque Nadine lira ce message qu’elle me demandera de le voir. J’aurais souhaité qu’il reste confidentiel mais je ne peux lui refuser.

Béa

GREVE ET TRAGEDIE

Posté le 22.11.2007 par beatrice
Ce qu’il y a de bien avec la grève, c’est que nous ne nous posons pas la question de savoir qui dort chez qui. Comme nous faisons tous les trajets ensemble en voiture Nadine dors chez moi depuis le début. En fait nous nous habituons à vivre ensemble au même endroit en permanence. Nous aviserons après.
Fille de soixante huitards, je comprends pour avoir fait des manifs sur les épaules de mon père que des gens se battent pour améliorer leur ordinaire. Question retraites, je n’ose pas imaginer ce qui m’attend.
Il y a une autre chose qui m’irrite, c’est le terme « prise en otage ». On devrait demander son avis à Florence Aubenas et à son retour à Ingrid Betancourt. Même Averell Dalton l’a employé. Ca dénote la hauteur d’esprit du personnage et son populisme.
J’arrête car je vais m’énerver.
Plus grave, j’ai assisté de ma fenêtre à l’incendie de la rue Riquet. Nadine et moi avions décidées de rentrer tôt. Comme je connais toutes les combines entre chez moi et Levallois les retours ne sont pas trop fastidieux. En arrivant dans le quartier, il y avait une odeur acre et une grosse fumée noire. Nous posons la voiture au parking et montons à l’appartement. Vu de haut c’était impressionnant et soudain le bâtiment s’embrasa après une violente explosion et commença à s’effondra. A 23h, le feu couvait encore.
J’ai une pensée émue pour les deux pompiers qui y sont restés. Va-t-on oser parler d’attaquer les régimes spéciaux de leurs collègues « privilégiés » ?

Béatrice citoyenne votante


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