Posté le 14.11.2007 par beatrice
Lorsque j'ai démarré mon blog en Septembre 2006, je n'imaginais pas que j'aurais plus de 10.000 connections en un peu plus d'un an. Pour être honnête, j'avoue que je dois en retirer une par jour car je viens faire un tour tous les jours. Mais tout ceci est compensé par mon absence de l'hiver dernier où j'ai eu des problémes d'ordinateur domestique. Comme je sais que les réseaux de ma société sont hyper surveillès, je m'étais abstenue de communiquer.
avec le recul, j'ai tout imprimé, je dois reconnaitre que l'année a été mouvementée. L'Italie a deux reprises et pas toujours pour le meilleur des cas, Marion, Agnès et Nadine qui est devenue ma compagne.
La charnière 2006/2007 aura été déterminante pour moi. j'espère que je me suis pas trompée.
En tout cas, merci à celles et ceux qui me lisent et me témoignent leur sympathie.
Bises à toutes et tous
Béa
J'ai oublié de dire que la photo à gauche de l'écran est celle de mon tatouage que j'adore.
PS du 15/11
Nadine a ralé en lisant ce message "Je ne suis pas ta compagne, nous sommes des compagnes". Je confirme et m'excuse de cette assertion possessive car notre égalité est essentielle..
Posté le 11.11.2007 par beatrice
Je traîne, je traîne pour mettre ce Blog à jour. Je dois avouer que j’ai pas mal de boulot en ce moment. Nadine s’occupe de gérer mon chez moi car j’ai comme l’impression qu’elle s’y installe. Ca me gêne de la voir abandonner son intimité pour la mienne. Secrètement (et ce ne le sera plus maintenant) ,je la remercie d’être aussi présente. Sans elle, je serai redevenue la reine du surgelé. Il faut que je réagisse car je ne veux pas lui donner l’impression que je me sers d’elle. Je rentre tard après des journées chargées de Conseils d’Administration dont je dois rendre les rapports dans l’instant.
De plus, je me suis rendue compte que j’avais des problèmes de sommeil. Je m’endors tranquillement pour me réveiller deux heures après en ayant l’impression de ne pouvoir me rendormir. Je me blottis contre Nadine, m’enivre de son odeur, de son parfum. Ah ce sacré Shalimar. Comme un réflexe d’enfance, je glisse ma main droite entre mes cuisses pour couvrir mon sexe. Quelques fois il m’arrive de bouger un doigt et mordre le drap pour ne pas la réveiller.
Elle m’en a parlé un matin en me disant qu’elle m’avait surprise et qu’elle avait fait semblant de dormir.
-As-tu des problèmes dont tu ne veux pas me parler ?
-Non, c’est juste le stress du boulot
-Il faudrait qu’on prenne des vacances pour décompresser.
Je lui promis qu’on le ferait en début d’année prochaine.
Le week end est enfin arrivé. C’était tout gris et nous avons décidé d’aller au cinéma. J’avais choisi LES PROMESSES DE L’OMBRE. J’ai du écrire plus tôt que j’aime bien les films d’horreur. Là, j’ai été servie car même si la violence est rare elle est très efficace et réaliste.
La scène du hammam est très efficace. Nous avons pris prétexte de ces scènes pour être très proches l’une de l’autre.
Posté le 01.11.2007 par beatrice
Pour une fois j’étais réveillée avant Nadine. Elle me tournait le dos, j’en profitais pour l’embrasser dans le bas du dos sur son tatouage. J’entendis une voix endormie me dire que je la chatouillais. Je lui répondis que je ferai mieux si elle se tournait vers moi.
Ce qu’elle fit.
Contrairement à la mienne sa toison est fournie. La prairie est régulièrement délimitée et taillée. En m’approchant, je m’aperçu que la rosée du matin avait fait son apparition. C’était frais et pris plaisir à me désaltérer alors qu’elle tenait ma tête fermement appuyée pour que je n’en perde pas une goutte. Son extase me remplit d’ardeur et comme dans un rituel je me redressa pour l’embrasser pour sentir le goût de sa fontaine.
Dans un murmure, elle me confia qu’elle ne voulait pas me laisser en reste. Je lui dis que son plaisir était le mien mais que je n’étais jamais opposée à en avoir. Les rôles s’inversèrent et je dois avouer que je fus largement récompensée.
Ensuite, elle se leva pour préparer le petit déjeuner et elle revint quelques minutes après avec un énorme plateau de café, de confitures et de pain grillé.
-Désolée pour les croissants, j’ai la flemme de m’habiller pour descendre.
Un oreiller au creux des reins nous nous installâmes pour déjeuner. En maladroite, je fis tomber de la confiture sur moi.
-Ah, ça c’est tout moi.
-Laisse moi faire dit elle en la retirant sur un coup de langue.
-Mais dis donc tu me donnes des idées.
Et c’est ainsi que nous avons découvert un nouveau jeu dont nous n’avons pas finies de découvrir les moindres méandres.
Posté le 25.10.2007 par beatrice
Non, je n’étais pas attachée si ce n’est à Nadine.
J’avais évoqué le voyage à Tokyo. Je le redoutais car je n’avais pas envie de me taper toutes ces heures d’avion. Ce n’est pas que j’ai peur mais je m’y ennuie malgré tous les films et autres gadgets.
Il fallait y aller et je n’avais pas le choix car ça fait partie de mon travail. Je savais que Nadine était triste de me voir partir plus d’une semaine. Je pense aussi qu’elle redoutait que je replonge avec Agnès. Je lui promis qu’il n’en serait rien et que je lui étais désormais fidèle.
Pour ce long voyage Agnès avait fait les choses en grand avec la super première classe et ses fauteuils lits. Nous avons discutés en buvant quelques coupes de champagne, je la voyais se rapprocher et devinais son manége. Je lui fit comprendre que je ne céderai car j’avais jurée fidélité à Nadine.
-Je respecte ton choix. C’est dommage car nous sommes seules dans cette partie de l’avion.
-Agnès ne me tentez pas.
A la façon qu’elle eut de s’envelopper dans sa couverture, je compris qu’elle était en colère.
A son réveil avant l’arrivée, elle me dit qu’elle appréciait de travailler avec une femme droite.
Nos hôtes nous attendaient et ce fut un marathon de travail. Agnès était respectée car elle est la patronne et j’étais considérée un peu comme la nunuche de service. Malgré mes efforts pour être élégante je le rendais bien en la bouclant pendant les repas d’affaires.
Je m’acquittait de mon travail dans la journée et essayait de m’évader le soir pour aller traîner sans but. Je dois reconnaître qu’Agnès m’a facilité la tâche en ne m’obligeant pas à assister à tous les dîners. Elle avait compris que j’y étais mal à l’aise.
Nous en avons parlé dans l’avion du retour.
-J’ai l’impression que tu as passé une mauvaise semaine.
-C’est la travail, il y a plus malheureuse que moi. Je dois avouer que je ne suis pas mécontente de rentrer
-et de retrouver Nadine
-Oui, même si nous avons parlé tous les soirs sur le Net
-Je comprends maintenant pourquoi tu étais pressée d’aller dans ta chambre.
Posté le 12.10.2007 par beatrice
Lorsqu’elle fut réveillée, je lui demandai comment elle se sentait
-Ca va mieux, ça me lance moins et le nombril me picote un peu. Je pense qu’après une bonne nuit de sommeil que ça ira mieux.
-en fait, j’ai beaucoup réfléchie pendant que tu faisais la sieste. Le piercing m’a intriguée. J’en suis venue à la conclusion que tu as fait tout ça pour me ressembler. S’il n’y avait eu que le tatouage, l’idée ne m’aurait pas traversée l’esprit. De toute façon, nous ne serons jamais similaires car je n’aurai jamais un petit clou dans le nez.
-Oui, je sais. Tu peux penser ce que tu veux mais je peux t’assurer que même sans toi que j’aurai fait tout ça. Le fait que tu l’ai fait m’a peut être incitée à franchir le pas.
-Bon, n’en parlons plus. Va enfiler un peignoir. Je vais en faire autant et vais préparer un verre pendant que le repas cuit tranquillement.
Nous passâmes la soirée lovées l’une contre l’autre en écoutant nos séducteurs préférés (Marvin Gaye, Luther Vandross) et lorsque Teddy Pendergrass chanta « it’s time for love ». je la regarda et lui demanda ce qu’elle en pensait.
-C’est marrant, j’avais la même idée.
Nous éclatâmes de rire en nous dirigeant vers la chambre.
Perverse, Nadine prétexta de nous pouvoir être sur le dos pour être sur moi. Comme je ne déteste pas, je la laissai faire avec bonheur.
Le lendemain mâtin, ma lève tôt avait préparé le petit déjeuner.
-Tu sembles peter la forme
-Oui, je n’ai plus mal
-Fais voir
Elle dégrafa son peignoir.
-les boursouflures disparaissent, des petites croûtes se forment. Il ne faudra surtout pas les gratter. Je pense que d’ici la fin de la semaine tout sera parfait. Ce n’est pas tout, merci d’avoir tout préparé car j’ai une fin de louve !
-Je pensais que tu l’avais assouvie cette nuit.
-C’est vrai, mais il faut nourrir le corps pour être en harmonie avec celui des autres.
b.
Posté le 07.10.2007 par beatrice
Le tatoueur nous salua par un chaleureux
-Salut les filles, toujours aussi amoureuses.
Nos regards ne le convainquirent pas du contraire.
-Alors, Béatrice tu y prends goût
-Non, c’est Nadine qui vient se faire tatouer
Elle sortit de son sac le design qu’elle avait imprimé.
-Je pense que c’est facile à faire et tu le veux où ?
-Dans le creux des reins
-C’est sensible
-Oui, je sais
-Alors, retire ta robe, ton slip et allonge toi sur la table.
Nadine s’exécuta.
J’étais prés d’elle
Aux premières piqûres, je sentis ses mains serrer les miennes.
-on arrête si tu veux, lui dis je
-Non, c’est commencé. De plus, je le veux fortement.
Elle était sur le ventre et je ne pouvais la consoler comme elle avait su le faire pour moi. Je la voyais au bord des larmes endurant sa peine. Je l’embrassai du mieux que je pouvais.
Le dernier idéogramme relativement court fut vite terminé à sa grande satisfaction. Elle reprit son souffle et dit au tatoueur.
-Après ce que j’ai souffert, le piercing de mon nombril sera une partie de plaisir.
Je lui demandai si elle était sérieuse.
-Bien sûr
Je la laissai faire et elle ressortit avec un anneau dans le nombril et son tatouage. Je lui offrit le tout.
Rentrées chez moi, je lui demandai comment elle se sentait.
-Ca me lance un peu
-Allonge toi un peu, si tu veux. Je m’occuperai du reste.
Elle partit se coucher sur le ventre. Je me suis promise d’aller la rejoindre si elle s’endormait. Ce que je ne fis pas car en début de soirée elle se leva pour dîner. Sa nuisette transparente laissait apparaître les boursouflures du bas de son dos. J’aimais beaucoup et me promit de lui faire un gros calin.
B.
Posté le 06.10.2007 par beatrice
Mercredi soir,
Nous étions blotties l’une contre l’autre. Nadine hésitait pour me dire quelque chose.
-Tu sais, chérie, j’ai bien réfléchie. Je pense que je vais sauter le pas pour mon tatouage.
-es tu sur de ce que tu veux ?
-Oui, ton idée d’avoir son prénom dans le creux des reins me plaît beaucoup. J’ai regardé mon prénom en chinois, il n’y a que deux idéogrammes. Ce sera facile et rapide
-Et douloureux car l’endroit est sensible.
-Peut m’importe, je suis décidée. J’ai pris rendez vous pour Samedi chez celui que nous connaissons. Tu feras le tien aussi ?
-Je ne pense pas car j’ai encore le souvenir de ma cheville. Donc, je préfère attendre un peu. Et puis j’ai peur de tomber dans l’engrenage. Un plus un égal beaucoup. Et je n’ai pas envie d’en être couverte. J’ai fait la cheville pour le côté glamour, je voudrais arrêter là. Et si j’en fait un autre, il ne sera visible que des intimes.
b.
Posté le 30.09.2007 par beatrice
La semaine a été calme. Nous avons repris notre routine de travail. Je déjeune souvent avec Agnès qui ne cesse de me poser des questions au sujet de Nadine. Je lui ai dit que désormais nous avions décidées de nous voir en semaine. Car, en fait, nous nous sommes rendues compte que nous laissions un peu de nos affaires chez l’une et l’autre. L’accord était simple :
Je rentre tard je vais chez toi, je rentre tôt tu viens chez moi. Simple comme un coup de fil, non ?
Et c’est à celle qui reçoit de préparer le dîner. Je me suis un peu remise à faire de la cuisine.ca me change et ce n’est pas pour me déplaire car je commençais à craindre mon addiction pour le congélateur.
Cela dit, l’automne est bien arrivé. Il faut réapprendre à s’habiller plus chaudement, à enfiler des collants. J’ai même porter des bottes le jour où il a tant plu. Entre la voiture et les parkings, je ne mets pas beaucoup le nez dehors mais il nous arrive quelquefois avec Agnès de ne pas prendre la voiture pour les rendez vous à Paris. Et ce fut le cas le jour là. Agnès était ravie car on ne voyait pas ma cheville. A sa remarque, je compris qu’elle faisait mine de l’accepter.
Le week end a été relativement agréable, nous en avons profité pour aller nous promener le long du canal. J’avais sorti certainement pour la dernière fois mon jupon long kaki et des petites ballerines assorties.
En passant devant les cinémas Nadine me dit :
-Ca fait un moment que tu n’y a pas été. Moi qui te croyais accro.
La regardant droit dans les yeux
-En ce moment, je suis accro à autre chose. On peut y aller si tu veux.
Et c’est ainsi que nous sommes allées voir 99 frs. J’initiai Nadine au fauteuil pour deux qu’elle apprécia. Et il fallu sa présence pour supporter un film sans rythme qui est sauvé de l’ennui par Dujardin. Nous rentrâmes tranquillement chez moi en nous tenant par la main et en nous promettant d’attaquer la semaine par une soirée très câline sans télé.
B.
Posté le 26.09.2007 par beatrice
En entrant dans mon bureau, Agnès me fit la remarque que j’étais en beauté et de bonne humeur.
-A te voir, j’ai l’impression que tu t’es réconciliée avec Nadine
-Oui, nous avons beaucoup parlé et passé une bonne partie du week end à le faire. J’ai craqué en lui disant que je n’aurai pas du et que j’avais été égoïste. Je lui ai même dit que s’il elle voulait être sûre de ma sincérité que j’étais prête à changer d’emploi
-Tu ne m’aurais pas ça !
-Si, Agnès
-Eh bien, c’est vraiment le coup de foudre.
-Vous en aurez la preuve lorsque je vous dirai qu’elle m’a convaincue de faire rectifier ma poitrine.
-Je serai curieuse de connaître l’argument utilisé pour te convaincre
-C’est simple, elle m’a demandé pourquoi je refusais une anesthésie générale alors qu’elle avait assister à ma séance chez le tatoueur.
-c’est bien vu. As-tu déjà réfléchi de ce que tu veux ?
-La moyenne c’est 95B, ça pourrait être bien. Mais aussi il faudrait que je trouve un bon chirurgien.
-Je peux te donner l’adresse du plasticien qui s’occupe de moi depuis mon cancer. Il est très sérieux et professionnel. Tu penses le faire quand ?
-Avant la fin de l’année. Mais ce sera en fonction de notre planning de travail. Pour être franche un petit détail me gêne car il va falloir que je change toute ma lingerie et certainement mes chemisiers que je ne pourrai peut être plus boutonner.
-Te connnaissant ça te donnera un prétexte pour aller faire du shopping et puis pour le congé ça peut s’aménager, d’autant que tu en as beaucoup encore à prendre et puis je sais rester seule une semaine comme lorsque tu pars en vacances. Il faudra que nous déjeunions toutes les trois ensemble ou pourquoi pas venir dîner chez moi.
B.
Posté le 22.09.2007 par beatrice
Nadine s’était endormie dans mes bras tandis que j’avais du mal à trouver le sommeil car je repensais à cette semaine mouvementée. Plus j’y pensais, plus j’avais l’impression que j’avais été égoïste en ne pensant qu’à mon plaisir. Elle avait du à le dire mais je pense qu’elle a souffert. A vrai dire, j’ai été partagée entre mon désir de voir jusqu’où Agnès était capable d’aller et où j’étais aussi capable d’aller aussi.
En fait et paradoxalement c’est ayant une relation avec Agnès que je me suis rendue compte à tel point Nadine comptait pour moi.
Comme je ne veux pas la perdre, je vais me calmer et essayer de ne pas succomber à la tentation. Elle a contribué à me donner un certain calme. Depuis longtemps, j’ai envie de rentrer tôt chez moi. Même Agnès l’a remarqué en me disant que mon visage resplendissait le bonheur.
Je ne veux pas gâcher ça. D’autant que Nadine ne le mérite pas car nos débuts n’ont pas été faciles. Elle savait qu’avec Marion c’était plutôt une affaire de curiosité et ne voulait pas être une autre « curiosité ». grâce à elle j’ai compris que l’amour entre femmes était une affaire de complicité et non de rapports de domination. Comme je l’ai déjà dit nous sommes deux femmes sur un plan d’égalité. Il n’y en a pas une qui joue au petit mec plus que l’autre. Et côté vestimentaire nous sommes aussi féminines même si quelque fois nous sommes en compétition pour être la plus élégante.
Je pense et j’espère qu’elle a tourné la page. En ce qui me concerne les bêtises c’est terminé
B.