Posté le 21.09.2007 par beatrice
Par pudeur et pour respect pour Nadine, j’ai décidé de ne pas raconter les deux dernières nuits. Je ne peux que dire qu’elles seront mémorables. Néanmoins, j’avoue que j’avais hâte de la retrouver même si je redoutais une explication houleuse.
Je repris le chemin de mon train train habituel en attendant qu’elle vienne me voir.
Elle était toujours aussi belle. Je la fis entrer.
-On s’explique tout de suite où on fait semblant
-C’est moi la fautive. On y va
-Tu comptes faire quoi de notre couple ?
J’ouvris mon sac et lui tendis une boite
-Voici la réponse
Elle l’ouvrit. Il y avait dedans deux alliances. Elle fut surprise
-Tu veux dire que…
-oui, si nous la portons toutes les deux je t’assure que je te serai fidèle.
-Finies les aventures ?
-Je me battrai contre mes démons car j’en ai
-J’ai l’impression que tout ce que fait est une grande fuite en avant et qu’il doit y avoir une immense solitude que tu veux cacher.
-Comment dire. Tu as peut être raison. Je me noie dans le travail pour rentrer tard et ne penser à rien. J’ai eu cette relation avec Marion pour ne pas être seule. J’ai appris à aimer ces nouvelles relations. Il y a eu Agnès un soir et puis toi. Je me suis sentie bien, tu m’as révélée ma personnalité. Peut être que mon attirance pour les femmes était en attente. J’ai eu du mal à l’admettre, maintenant c’est fait. je te demande juste de comprendre qu’en me donnant à une autre femme que je voulais être sure que j’étais attirée par les femmes.
-Chérie, je dois dire que j’en ai bavé pendant trois jours. Tu es revenue avec, semble t’il, de bonnes dispositions. Pour te prouver que je te crois je glisse la bague à mon doigt.
J’en fis autant, l’a prise par la taille et l’emmena dans la chambre. Je me déshabillai. Nue, je lui retirai un à un chacun de ses vêtements en embrassant la partie que je mettais à nue. Bien sur, je lui retira sa culotte et bu sa fontaine.
Posté le 20.09.2007 par beatrice
Lorsque je me suis réveillée, Agnès dormait encore. Je me suis blottie contre elle en attendant qu’elle émerge. Ce qu’elle ne tarda pas à faire.
-Tu es bien matinale
-J’avais envie de vérifier que je n’avais pas rêvé.
Elle m’embrassa tendrement
-Non, tu n’as pas rêvé. Je peux te dire que j’ai aimé cette nuit mais qi’il va falloir songer à se préparer pour notre journée. J’appelle pour le petit déjeuner et on le prend ensemble ?
-Si vous voulez
-Tu n’arriveras donc jamais à me tutoyer. Même maintenant ?
-J’en ai très envie, mais je préfère garder cette dernière barrière entre nous car je ne souhaite pas mélanger le travail et l’intime.
-Comme tu veux.
Nous déjeunâmes ensemble puis j’allais dans ma chambre pour faire ma toilette. Je défis le lit pour donner l’impression que j’y avais dormi.
J’avais mis un tailleur (mon uniforme comme je dis) et descendit dans le hall où Agnès m’attendait.
-Regarde moi bien. Tu as les yeux rouges, tu as pleuré ?
-Oui. J’ai appelé Nadine.
-Et ça a été la scène de ménage ?
-Non, car elle m’a dit qu’elle était sûre à 99% que ça arriverait. Elle m’a juste demandé ce que je comptais faire. Je lui ait dit qu’une fois rentrée que je retrouverai la chaleur de son corps et que j’espérai qu’elle ne m’en tiendrai pas rigueur.
-Elle te l’avait plus ou moins dit avant ton départ.
-Oui, mais on espère que ça n’arrivera pas. Je tiens à vous dire que dans la mesure où j’ai mis le doigt dans l’engrenage que je tiens à profiter des deux nuits qui restent.
-Tu ne perds pas le Nord
-Quand on fait des bêtises, et encore à conditions qu’on les qualifient comme telles, il faut les assumer jusqu’au bout.
-ah, dis moi. Tu as pensé à elle cette nuit ?
-Suis-je obligée de répondre ?
-Tu as répondu, donc je sais que tu l’aimes
Nous sommes allées à notre rendez vous. Je vis quelques regards surpris par ma cheville. Mais sans plus. Les banquiers suisses savent être discrets. D’autant que j’avais mon aspect de secrétaire rigide en lunettes. Agnès, me glissa à l’oreille
-Tu me fais marrer. Si on savait la nuit que nous avons passées ensemble !!
B.
Posté le 19.09.2007 par beatrice
Nous sommes arrivées et avons pris un taxi pour aller à notre hôtel. C’était le grand luxe au bord du lac. Comme nous avions le reste de la journée devant nous nous en avons profitées pour nous balader et prendre un verre en terrasse.
C’était presque des vacances. Agnès était adorable et je voyais bien qu’elle me draguait. Je résistai mollement sachant comment tout se finirait.
Nous sommes ensuite allées dîner.
J’ai compris qu’Agnès était insistante et que je n’étais étrangère à son charme puisque j’y avais déjà goûté. Le café, l’heure qui tourne et les désirs non avoués.
-Tu viens dans ma chambre ?
-Agnès, je ne suis pas naïve. Je vais être franche. Oui, j’ai envie mais j’ai promis à Nadine de lui être fidèle.
-Tu n’es pas obligée de lui dire
-J’écris tout. Et puis elle sait que je ne peux résister à la tentation.
-Alors, viens dans ma chambre.
-J’en ai envie mais j’ai peur de faire une bêtise car j’adore Nadine.
-Tu n’as pas de craintes à avoir. Je suis mariée, j’ai mes enfants. Je n’ai juste envie que de passer un bon moment comme l’autre.
-je l’espère car je me suis bien avec elle et je ne voudrai pas avoir à rompre.
Nous allâmes dans sa chambre. Elle commanda du champagne.
Nous étions assises sur le lit. Elle trempa son doigt dans le champagne et glissa deux grosses goûtes au bas de mon cou. Elle s’empressa d’aller les boire pendant qu’elle baissait les bretelles de mon débardeur. Je la pris dans mes bras. Elle dégrafa mon soutien gorge et me fit la remarque qu’elle avait du mal à s’habituer à mes petits seins.
-Tu n’as jamais songé à te faire poser des implants ?
-Dans mes rêves fou, mais j’ai peur de l’opération.
-Tu te fais tatouer et tu refuses l’anesthésie générale, je ne comprends pas. Bon, ce n’est pas le moment de discuter. Peux tu baisser la fermeture de ma robe ?
Nous étions désormais en sous vêtements allongées sur le lit à nous caresser. Nous finir par nous déshabiller mutuellement. Je retrouvai la douceur de sa peau.
Nous nous glissâmes sous les draps. J’étais très excitée. Agnès sut très vite me donner du plaisir que je lui fis partager. J’appréciai le fait qu’elle ne le laissait jamais retomber et que j’avais l’impression d’avoir un orgasme permanent. Je m’arrangeai pour qu’elle ait la même sensation. Même si c’était aussi jouissif qu’avec Nadine, c’était différent.
Dans un souffle Agnès me dit
-Eh bien dis donc tu as fait des progrès depuis l’autre fois !
-J’apprends vite
-Donc, tu t’es convertie
-Je pense
-Fini les hommes ?
-Sauf pour le bébé.
Comme nous avons une journée chargée demain, je pense qu’il serait raisonnable que je retourne dans ma chambre.
-Non reste, ça été tellement tendre que je n’ai pas envie de dormir seule. Allez dernier câlin avant de s’endormir.
Et elle m’entoura de ses bras.
B.
Posté le 16.09.2007 par beatrice
Nadine est passée avant ce long week end de séparation.
-tu cicatrises c’est très beau. Je ne comprends pas que tu n’aies pas accépté que je fasse le même.
-Tu veux la vérité ? je vais te la dire. Je pense que nous sommes deux femmes assez jolies et je ne veux pas qu’on nous fasse passer pour deux gouines. Tu aimes les mots, tu me forces à dire les dire. Voilà celui-ci est lâché.
-Tu as honte ?
-Non, m’en fous complètement. Mais les gens ne sont pas obligés de savoir. On ne demande pas aux hétéros s’ils baisent tous les soirs. J'assume complétement ma relation avec toi mais je n'ai pas l'intention de dire à la terre entiére " je suis lesbienne" . ca ne regarde que moi et toi bien sûr
-Par contre, ce soir tu es remontée.
-Non, mais tout ça m’agace. Et puis je suppose que tu vas me parler d’Agnès avec qui je pars dimanche.
-J’ai un peu peur que tu craques à nouveau.
-Nadine, soyons claires. Je t’adore. Je reconnais qu’avec Agnès il y a eu un échange assez torride. Je ne peux pas te garantir qu’il n’y en aura pas un autre. Par contre, je peux te dire que je suis ton amoureuse et que même si dérape un peu il faudra le comprendre et ne pas m’en tenir rigueur. Comprends que je suis faible et que j’aime le plaisir.
J’ai trouvé avec toi une certaine sérénité qui me convient et que je ne voudrais pas perdre. J’ai mon point d’équilibre.
-Tu veux que tu assumes ta nouvelle sexualité ?
-Je ne sais pas si je l’assume. En tout je l’accepte.
-Et pour les hommes ?
-Comme je t’ai déjà dit, je suis un guérie en ce moment. Mais il faudra bien que je m’y remette si je veux avoir un enfant.
-Ca t’obsède
-oui, je suis peut être bête. En plus, je veux le faire normalement. Donc il faudra me pardonner si je te quitte le temps que je sois sure.
Tu le sera car il ou elle sera à nous.
Je préférai « elle » qui aurait deux mamans. Et je pense que ce serait bien que toi aussi…
-Tu sais, moi et les hommes. Ce n’est pas ça.
-Même pour la bonne cause ?
-Faisons un deal, si le tien est superbe j’aurais peut être envie de craquer. Pour revenir à la conversation. Fais ce que tu veux avec Agnès car je ne peux t’empêcher d’avoir tes coups de cœurs. Pour être franche, je ne pensais pas tomber amoureuse de toi. Je le suis, c’est tout.
Posté le 14.09.2007 par beatrice
Maintenant que les premiers regards sont passés, je me suis habituée et je l’aime de plus en plus. Quelques femmes viennent me voir pour me féliciter, d’autres pour me demander si c’est douloureux.
Là, je ne dis pas la vérité car le tatoueur ne me l’avait pas dit non plus.
-Supportable, m’avait il répondu.
En fait, je n’ai pas tout dit dans ma description. J’ai eu de la pudeur et de fierté à ne pas tout raconter car en fait j’ai morflé.
Quand j’ai dit que j’avais l’impression qu’on me tatouait l’os, je n’était pas loin de la réalité.
Nadine qui n’en menait pas large releva ma jupe et glissa ses doigts sous mon string.
Je lui dis discrètement
- Ca ne va pas
Le tatoueur qui l’avait surprise lui dit
-Ne vous gênez pas pour moi. J’en ai vu d’autres. Lorsqu’elle m’a demandé si c’était douloureux, je n’ai pas osé lui dire que oui. Il y a des endroits sur les chevilles des femmes où il n’y a pratiquement pas de chair.
-Pourquoi ne pas lui avoir dit.
-Elle semblait tellement décidée et si je lui avais refusé elle aurait été chez un charlatan. Je vous assure que je m’occupe d’elle comme il faut et que je m’arrange pour que ce soit le plus court possible. En attendant, prenez soin d’elle. Pendant ce temps, elle pensera à autre chose et oubliera un peu ce que je fais.
Sans entrer dans les détails Nadine s’occupa bien de moi sa langue et ses doigts étaient très agiles. Le plaisir sensuel et la morsure de l’aguille mélangés me donnaient un sentiment mélangé de douceur et de douleur (étrangement, il n'y a qu'unelettre de différence entre les deux mots). Le sentiment était nouveau. Je me suis laissée aller dans une torpeur béate en pensant à mon second tatouage dont j’avais déjà imaginé le dessin. Je me suis mise à me moquer de mes commentaires sur les nombreux tatouages d’Asia Argento car je me fis la réflexion que je finirai comme elle si je n’y prenais garde.
Fort heureusement mon chien de garde veille. Tant qu’Agnès sera là, je ne franchirai pas de portes qu’on ne referme pas.
Et en y réfléchissant, un tatouage discret même voyant comme celui que j’ai est une marque d’indépendance. Alors que plusieurs comme ceux de cette chanteuse Amy Whinehouse ça fait plutôt vulgaire.
Voilà, j’ai tout dit. Nous sommes Vendredi soir. J’ai tout le Samedi pour préparer mes affaires. Nadine est un peu triste de me voir partir. Je lui ai dit qu’elle savait à quoi elle s’attendait en me rencontrant. Elle l’a compris. Je ne lui ai pas dit que j’en avais gros aussi. Mais le boulot c’est boulot. Agnès passera me prendre en taxi Dimanche pour aller à Roissy.
B.
Posté le 13.09.2007 par beatrice
Il fallait bien que je me décide à montrer mes jambes nues. Je l’ai fait ce matin. J’ai mis une jupe courte et des talons.
En me regardant dans la glace avant de partir (elle est juste à côté de la porte), je me suis que c’était très voyant. Bon, je n’avais plus le choix. En arrivant à l’entrée de la société, les vigiles ne firent pas attention à moi. Agnès fut plus enthousaiste.
-Quand je pense que j’étais farouche à cette idée, voire franchement opposée. Le résultat est splendide. En talons, ta cheville est mise en valeur. C’est vraiment superbe. Si j’avais ton âge, j’en ferai autant.
-Il n’y a pas d’âge pour faire des folies.
-Je sais mais ce n’est pas pour moi. Tu as gardé ta chaînette, n’est ce pas trop chargé ?
-Je me suis posé la question, je peux la mettre à l’autre jambe ou la supprimer.
-Tu fais ce que tu veux, de toute façon tes jambes t’autorisent toutes les folies. Allez au travail. On déjeune ensemble car j’ai comme l’impression que tu as peur d’affronter les regards.
-Oui un peu car j’ai peur des réactions hostiles.
-Je ne pense que tu puisses avoir des craintes car c’est discret et très élégant. Je pense même que le Président qui est très « vieille France » n’y trouvera rien à redire. Et puis, dit elle en souriant, il faut assumer ses choix.
-Je sais.
Lorsque nous sommes arrivées au restaurant avec nos plateaux, j’ai vu quelques regards étonnés. Mais sans plus. Deux anciennes collègues sont venues me voir.
-Super le tatouage au henné.
Vexée, je leur dit
-Vous me connaissez je ne fais jamais semblant, il est définitif.
-Tu te moques de nous
-non, si l’une de vous a du dissolvant qu’elle essaie de le retirer. Mais je ne préfère pas car la peau est encore sensible. J’ai appris avec Agnès à ne pas faire les choses à moitié. J’assume mes actes.
En me tournant, je vis qu’Agnès rigolait.
-Ca y est tu as passé l’examen de passage.
-oui, je vais enfin pouvoir en être fière.
B.
Posté le 12.09.2007 par beatrice
Mes dossiers sont préparés donc je peux rentrer de bonne heure.
Je vais regarder le film d'Almodovar sur ARTE. j'avais vu lundi "Tout sur ma mére".
ce qui est bizarre chez lu (il est homo) c'est la tendresse qu'il porte aux femmes. même pour celles qui ne le sont pas rééllement car il y a pas mal de travestis et de transexuelles dans ses films.
Enfin, chacun vit sa vie.
j'illustre ce clin d'oeil nocturne avec le visage d'une superbe femme.
j'enfile ma nuisette car il m'arrive aussi de ne pas dormir nue et plonge sous ma couette.
bises
B.
Posté le 12.09.2007 par beatrice
Je lis tout ce qu’on m’écrit. Il clair qu’Agnès ne me paiera pas la robe. Je n’ai qu’à me débrouiller avec mes bonus de fin d’année.
Par ailleurs, j’ai été très touchée (et j’ai lu tout le blog) par le témoignage de Nawal. Je sais que la vie en prison est difficile.
C’est raconté avec une telle franchise, une telle lucidité que j’en ai eu le sang glacé. Et parrallement, elle semble avoir résisté pour conserver sa féminité. Je suis allée faire un tour sur le site de Wolford dont elle parle. (la photo en est extraite).
j'ignorai cette marque. les modéles sont superbes et les prix y sont à la hauteur!
mais il n'empêche que je ne craquerai pas un jour
En lisant ce genre de témoignage on remets les pieds sur terre. Je les ai, mais une petite piqure de rappel ne fais pas de mal. Alors la petite robe….
D’autant que je n’en manque pas.
Retour au quotidien. Encore en jupe longue mais en escarpins ce matin. Agnès est adorable avec moi en ce moment.
-Je vois que ça mieux
-Oui, je pense que je mettre une jupe courte demain. Il falloir que j’assume les regards curieux. Je sais que je n’ai plus le choix.
-Je pense que ça passera bien car c’est très beau.
-Je n’arrive toujours pas à vous croire.
-Tu me connais, je sais dire ce qui ne me plaît pas. Nous n’allons pas passer la journée sur le sujet.
Je la reconnaissais bien.
-Est-ce que le dossier pour la Suisse est prêt.
-J’y travaille et je serai prête. Pas de souci, je connais mon travail.
-Si tu veux un ordinateur portable, tu me le demandes
-Je ne sais pas. Il y a celui d’ici et lorsque je veux travailler chez moi, j’y transfère les données. Et puis dans les aéroports, il y a maintenant des problèmes. Je préfère travailler à l’ancienne. Je prends des notes que je retranscris. et puis, ça ferai du poids en plus. Et pour être franche, j’ai envie de profiter aussi de ce week end. Je mettrai, si vous le permettez, tout à jour en rentrant. Vous aurez vos comtes rendus et vos synthèses rapidement.
-Comme tu veux. .
Sur ce chacune retourna dans son bureau pour une longue journée.
B.
-
Posté le 12.09.2007 par beatrice
Hélas, je n'aurai jamais les moyens de me la payer!!
Posté le 11.09.2007 par beatrice
Comme je n’avais pas envie d’être en pantalon, je mis une jupe longue pour aller travailler. Agnès m’en fit la remarque. Je lui expliqua que j’étais mal à l’aise en pantalon et pas assez féminine.
-Comment va ta cheville ?
Beaucoup mieux, lui dit je en lui montrant. Elle est en encore un peu boursouflée et les rougeurs s’estompent.
-Tu pourrai t’habiller plus court
-Non, je n’ai pas envie qu’on voit que c’est frais. Attendons quelques jours et ça sera mieux.
-Tu penses que ça ira à Genève ?
-Oui, je pense venir en tailleur Jeudi ou au plus tard Vendredi. Ca me démange de le montrer.
-au fait, ça m’est sorti de l’esprit. Tu en es où pour notre voyage ?
-tout est callé. Dimanche Roissy 14h10
-C’est un peu tôt, non ?
-Il y a une heure de vol, la gare est sous l’aéroport sinon il y a le taxi. Et puis ça nous permettra de prendre un verre à la terrasse de l’hôtel en bordure du lac.
-Côté coût, tu as respecté la règle.
-l’hôtel est cher, j’ai donc demandé un voyage en classe normale pour compenser. Nous pourrons prendre la coupe de champagne avant et puis en prendre une autre en arrivant.
-Je vois que tu t’habitues bien.
-A vrai dire il faut m’apprivoiser car je n’ai jamais connue cette vie. J’ai été élevée par des parents farfelus, un peu voire beaucoup hippies. Je n’ai manqué de rien, ils m’ont adorée. Je n’ai jamais reçu de claques. Par contre, comme je disais précédemment j’ai reçu des principes. Et je n’y déroge pas.
-c’est bizarre, nous sommes désormais très proches et tu ne m’as jamais parlé d’eux.
-J’ai du mal à en parler car ils se sont tués dans un accident de voiture .ils étaient gentils même s’ils étaient un peu fous ensuite c’est ma tante qui m’a recueillie.
-Tu les regrettes ?
-On regrette toujours ses parents. D’autant que ceux là étaient supers. Y’avait jamais de soucis avec eux, tout était bien. J’ai vécu une enfance adorable. C’était après 68 et je vivais dans un environnement d’amour et de compassion. Et c’est pour ça que j’en voudrai toujours au nain qui dit qu’il faut rompre avec l’esprit de 68. j’ai l’impression qui insulte mes parents en disant cela. Je déteste cet homme.
-Pourquoi ne m'as tu m'as raconté tout ça plus tôt?
je suis pudique. De plis je suis venue pour travailler pas pour racnter ma vie. Maintenant, je peux me confier car j'ai confiance en vous.
C est vrai que, grace à vous, j’ai changé physiquement. Il serait difficile en me voyant de dire que je suis fille de « soixante huitarts » mais dans mon esprit j’en suis restée une.
-Quelle mise à nue !
-Non, juste mise au point. Je n’ai pas pour habitude de m’exposer. Pardonnez moi.
-Ca à le mérite de la sincérité. Et j’aime ça. Et je pense que nous serons de grandes amies.