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Nom du blog :
beatrice
Description du blog :
bonjour, je m'appelle Béatrice. je suis trés féminine et fiére de l'être. vous apprendrez au fil du temps à me connaitre. dans l'immédiat et comme je suis timide, je ne montre que mes jambes que je dois l'avouer j'adore car je les trouve superbes. le reste suivra bientôt a bientôt Béa
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
05.09.2006
Dernière mise à jour :
16.05.2008
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DECISION DEFINTIVE

Posté le 02.09.2007 par beatrice
Je suis si heureuse que je ne peux m’empêcher d’en faire profiter celles et ceux qui me lisent.
Ce matin Nadine était blottie contre moi et me caressait pour me réveiller doucement.
-Allez ma vieille, le temps est gris et un gros câlin nous fera du bien.
J’avais l’impression de sortir de celui de la nuit mais ne me fit pas prier. Nous sommes désormais en phase, partageant nos désirs et coordonnant nos émois. Nous sommes très unies et complices. Je ne pensais pas que je connaitrais un tel bonheur dans les bras d’une femme et lui dit.
-tant que ça dura ainsi, tu n’as pas trop de soucis à te faire pour les hommes.
-Sérieuse ? me demanda t’elle en m’embrassant
-Oui, je suis bien avec toi. Tu es si câline et douce.
-Tu n’es pas mal dans le genre non plus.
-J’ai tout à apprendre de toi.
-Je ne m’inquiète pas car j’ai l’impression que tu apprends vite ! dit elle en se rapprochant de moi avec encore plus d’intensité.
-j’ai eu du mal à m’endormir hier soir et j’ai repensé à notre discussion.
-Sur le tatouage ?
-Oui, j’ai bien réfléchi. Je pense que je vais sauter le pas et le faire à la cheville.
-Tu m’as pourtant dit que tu ne voulais pas à cause de ta patronne.
-Je sais. Je n’ai qu’une vie et de plus c’est mon corps. Je sais qu’elle râlera mais une fois que ce sera fait que pourra t’elle ? Elle ne peut pas me licencier pour ça. Au pire, elle m’obligera à porter des collants opaques, des bottes ou un pantalon.
-Es tu sure de ta décision ?
-J’ai mûrement réfléchi. Et puis, ça sert à quoi d’avoir un tatouage si personne ne le voit ?
-Moi, je verrai quelque soit l’endroit.
-Et c’est ça qui m’inquiète. J’ai peur qu’après le premier d’être tentée d’en faire un autre rien que pour toi.
-Peur ?
-C’est pas le mot. T’as vu Asia Argento, un plus un. Résultat six.
-Si tu as si peur, laisse tomber.
-Non, je vais le faire. Je vais prendre rendez vous pour Samedi. Comme je te disais, il faudra que tu viennes avec moi.
-Je ferai le même.
-Non, car je ne veux pas que nous soyons assimilée l’une à l’autre
-Tu as honte de moi ?
-Non, au contraire. Nous ne sommes pas obligées de crier à la face du monde que nous sommes ensemble. C’est notre jardin secret. Comme nous sommes aussi féminines l’une que l’autre, il est facile de passer pour de bonnes copines. Je te demande juste de me laisser le temps d’assumer ma nouvelle identité. Nadine, je t’aime et pour te prouver ma détermination j’ai ressortie la photo du tatouage que je veux.

LESBOS OR NOT LESBOS

Posté le 01.09.2007 par beatrice
En me réveillant, j’entendis Nadine me souhaiter la bienvenue sur la planète Lesbos.
Emergeant de mon sommeil, je lui demandais ce qu’elle racontait.
-N’as-tu pas l’impression d’être devenue l’une des nôtres ?
-Je ne pense pas. J’ai découvert des plaisirs nouveaux avec toi mais il n’empêche que je continuerai d’aimer les hommes.
-Oui, je sais et c’est là que j’ai un problème avec toi. Je me rends compte que tu me plais beaucoup et que je suis en train de tomber amoureuse de toi.
-C’est réciproque.
-Quand je suis amoureuse, je suis fidèle. Je te demanderai donc de l’être aussi.
-Je pense que nous avons déjà parlé.
-Oui, je t’avais donné entière liberté vis-à-vis des hommes. Je souhaite que tu t’abstiennes.
-Nadine, soyons claires. Tu ne peux pas me demander l’impossible. Ce n’est pas parce que tu n’aimes pas faire l’amour avec des hommes que tu dois me l’interdire.
Même par amour, je ne peux renoncer à sentir un homme en moi.
-Il y a toujours des moyens de s’arranger
-Je sais, mais ce n’est pas fait de chair et de sang. De plus, je peux te rassurer en te disant qu’après mes deux expériences tristes que je n’ai pas trop envie de me laisser aller. Donc, fais moi confiance et tout se passera bien. Je te promets que tout se passera bien. Par contre, je peux t’assurer que pas une autre femme que toi ne me touchera. Si je dois revendiquer le terme de « lesbienne » pour te faire plaisir, je l’assume. Je suis lesbienne. Mais au fond de moi, je considère que je suis bi.
Et si tu ne me crois pas, je peux te donner une preuve d’amour
-Comme te faire percer le nez ?
-Non, tu sais que je ne peux pas. Par contre, j’ai toujours eu envie d’être tatouée.
-A la cheville, comme sur la photo.
-Ca non plus, je ne peux pas. Mais sur un endroit discret du corps. Pas les épaules car il m’arrive de porter des robes décolletées.
-C’est pourtant courant maintenant
-Je sais mais Agnès est assez vieux jeu à ce sujet.
-Il te reste les fesses
-Oui, j’y pensais. Reste à trouver le motif.
-Nous y réfléchirons ensemble.
-De toute façon tu viendras avec moi car j’aurai une trouille bleue d’avoir mal.
-Je pourrai passer avant toi si tu veux. J’y pense aussi depuis longtemps et ce sera une preuve d’amour réciproque.


NADINE TOUJOURS

Posté le 30.08.2007 par beatrice
Bon, je dois le dire. Nadine me manque. Nous avons décidées de ne pas nous voir en semaine. Je rentre tard assez crevée. On se téléphone après dîner. Câlins verbaux, voire plus par appareil interposé. On aura compris qu’on passe vite des mots doux aux gestes. Qui l’a déjà fait me comprendra car malgré ma désinvolture je suis assez discrète. J’aime bien raconter mais je pense qu’il y a des limites.
C’est vrai que le week end a été chaud tant au niveau de la météo que de nos corps. Nous en avons largement profitées. La terrasse à l’abri des regards permet pas mal d’ébats.
Comme je l’ai déjà dit, je découvre avec Nadine une autre forme de relation. Marion était plutôt dans le schéma dominante/ dominée. La dominée étant moi. Je pensais y trouver mon compte car au niveau sensation, c’était costaud. Elle se foutait de son plaisir, le seul qu’elle avait été de me faire grimper. Et je grimpais. Il y a même des jours où je me demandais si elle n’était pas frigide.
Avec Nadine, c’est l’inverse. C’est donnant donnant.
Nadine est généreuse si on sait l’être avec elle. Elle m’a appris les plaisirs multiples a conditions que je les rendent. Initiée comme je l’avais été, il est évident que je lui en fus reconnaissante. Je découvris, même si le savais, que les femmes pouvaient avoir des orgasmes à répétitions alors qu’avec les hommes, il faut être peu patiente un peu.
Elle était douce et je me prenait à goûter l’odeur de ma fontaine sur ses lèvres.
-Chérie, tes lèvres ont le même goût que les miennes !
.

WEEK END

Posté le 26.08.2007 par beatrice
La semaine c’est bien passée. Devant la montagne de travail qui nous attend, Agnès est charmante. Pas un mot plus haut que l’autre. Elle sait qu’elle a besoin de moi. De mon côté, je ne fais rien pour la contrarier. Bref, c’est l’entente cordiale. Et nous y avons intérêt avec les heures d’avion qui nous attendent.
Nous avons été déjeuner plusieurs fois ensemble. Elle cherche souvent à en savoir plus sur ma relation avec Nadine. Je lui ai dit que je ne la voyais que le week end et que je menais une vie de nonne la semaine. C’était partiellement vrai. Je rentre tard le soir, regarde un peu la télé et téléphone à Nadine.
Je suis allée chez elle vendredi soir. L’appartement est plus petit que le mien, mais somptueusement décoré. On dirait une bonbonnière avec ses murs tendus de tissu couleur vieux rose. Elle avait préparé le dîner. Je me sentais bien. Nos regards de l’une envers l’autre n’étaient pas équivoques. Nous savions de ce que nous avions envie. Après pas mal de musique et de champagne, il était temps d’être ensemble. Les bulles et la chaleur aidant nous n’avions plus grand-chose sur le dos.
-Tu viens ? Me demanda t’elle.
Je ne me fis pas prier en la suivant dans sa chambre. Tout en restant décente, je remarquai qu’elle était effectivement différente de Marion car elle sait faire partager les plaisirs. Et ceci sans parler du tiroir de sa table de nuit qui recèle des trésors d’objets. Les plaisirs furent partagés et j’en découvris certains. La nuit fut douce.
Le lendemain, je passe sur le déjeuner, la douche etc. .Nous sommes allés au cinéma voir BOARDING GATE. Un peu déçues du résultat. Une première partie assez agréable, la seconde moins. En sortant, nous nous amusées a comparer le nombre de tatouages d’Asia Argento que nous avions compté. Nous nous sommes mises d’accord sur le nombre de six visibles. Je racontai alors à Nadine que Marion souhaitait que je me fasse tatouer et que j’avais refusé.
-Ce n’est plus scandaleux maintenant
-Si tu as lu tout mon blog, tu as sûrement vu la photo de celui qu’elle souhaitait
-oui, j’ai vu. Il est craquant
-Tu ne vas pas t’y mettre aussi.
-OK, mais tu n’es pas obligée de choisir un endroit aussi visible.
-Je sais. Et en même temps j’en ai envie. Mais ça ne pourrait être que dans un endroit discret et sûrement pas aussi grand que ce qu’elle a sur le ventre et le bas des reins.
-Quand tu seras prête, tu me le dira et je t’accompagnerai.
-Je ne pense pas que ce soit pour demain.
-Je te signale que c’est toi qui en as parlé. Je ne te demande rien.
Comme le temps s’arrangeait, je lui proposai de finir le week end chez moi pour profiter enfin de la terrasse. Il y eut un long câlin en fin de soirée samedi sous les étoiles et nous venons de sortir d’une sieste animée cette après midi.
La vie est belle. Pourvu que ça dure car je suis bien avec elle.
B.

AU BOULOT

Posté le 22.08.2007 par beatrice
La matinée a été glaciale. Je l’entendais pester dans son bureau. Elle devait être furieuse d’être rentrée de vacances.
Je m’en foutais, même si je savais que s’il y en avait une sur laquelle elle se passerait les nerfs ce serait moi. J’avais l’habitude.
Dans ce cas je faisais le dos rond et attendait que le vent tourne.
Je fus surprise lorsque vers 13h elle entra dans mon bureau pour me proposer d’aller déjeuner ensemble.
-C’est sympa Agnès mais je n’ai pas envie de revivre le psychodrame de ce matin. N’oubliez pas que je suis une simple salariée
-Et c’est la raison pour laquelle je te demande de venir déjeuner avec moi. J’ai hurlé après toi, c’est vrai. J’ai eu tort. J’ai vu que tous mes dossiers étaient en ordre, que tu avais commandé tous les billets d’avion. Même si Paris/Tokyo ne me tente pas
-Vous n’êtes pas la seule mais visiblement il n’y avait pas le choix.
-Nous irons. C’est en première, j’espère.
-Agnès….
-Ca veux dire que je suis bête ?
-je n’oserais pas le dire.
-Allons déjeuner et tu me raconteras tes amours.
Je lui racontai ce que j’avais envie de lui raconter. Il y avait ce qu’elle avait déjà lu. Et une partie du reste était privé.
-ou en es tu ? Homme ou femme ?
-Je n’en sais rien. J’étais bien avec ma dernière rencontre où j’eu l’impression d’être trompée
-L’age ?
-Oui, car il aurait du me le dire tout de suite.
-c’était peut être de la pudeur
-Peut être, mais ça m’a gêné
-Et avec Nadine ?
-Je laisse filer le temps. Comme j’ai dit je ne sais pas où j’en suis.
-Je suis persuadée que tu vas virer de bord.
-j’en suis convaincue et pourtant j’adore les hommes.
-Console toi en te disant que tu seras la plus sexy des bi.


AGNES, LE RETOUR

Posté le 21.08.2007 par beatrice
Lorsque je suis arrivée au bureau Agnès m’attendait dans le mien. Elle semblait très en forme et très bronzée comme à son habitude de retour de vacances. Je me suis toujours demandé combien d’heures elle passait pour être aussi cuivrée. Moi, c’est pas trop mon truc. Comme j’ai dit avant, je triche un peu avant avec des gélules pour ne pas avoir le teint cachet d’aspirine.
Je n’aimais pas trop qu’elle farfouille mes dossiers et lui dit
-Que se passe t’il ?
-J’ai lu ton blog avant de venir. J’ai eu l’impression que tu pêtais les plombs donc j’ai voulu m’assurer que tout était en ordre.
J’étais prête à te virer, j’avais imaginé le scénario pour que tu ne partes pas sans indemnités
Là, j’explosai.
-Agnès, j’ai fait une connerie une fois. J’ai failli en payer le prix. Depuis je me suis jurée qu’il n’y en aurai pas de seconde. Quand je suis bête, je me réfugie dans le travail. J’ai préparé tous vos rendez vous et voyages de Septembre. Tout est sur votre bureau. Avant de regarder mon bureau, vous auriez mieux fait de regarder le votre.
J’avais fait fort volontairement car je voulais lui montrer que j’étais responsable de mes mouvements.
-Ah au fait, c’est qui cette Nadine ?
Elle a travaillée ici au quatrième étage. Vous avez du la voir. Mignonne, élégante.
-Oui, je vois un peu. Amoureuse ?
-C’est ma vie privée, même si elle est en ligne et je n’ai pas tout raconté.
-Même à moi
-Ecoutez, Agnès, encore une fois je ne sais plus où j’en suis. Alors on se met au travail, on prépare nos dossiers et on ne parle plus du reste. S’il vous plait.
-J’ai compris Béatrice.

AH NADINE!

Posté le 20.08.2007 par beatrice
Je ne sais si c’est les effets conjoints de l’alcool et de la nourriture, toujours est il que je n’étais pas très en forme. Nadine s’en était rendue compte.
-Je pense qu’il vaudrait mieux que tu ailles te coucher. Une bonne nuit de sommeil te fera du bien.
-Et je n’aurai pas mon câlin car tu vas partir.
-non, je reste. Tu t’endormiras dans mes bras. Et le câlin ça sera pour demain matin. Promis.
Elle m’emmena dans la chambre, me retira mon peignoir me mit au lit pour m’y rejoindre. Elle se colla contre moi en me disant
-Allez puce ça ira mieux demain.
J’eu à peine le temps de sentir son étreinte que je m’endormais.

Au matin, le lit était vide. Je me levai affolée. Elle était tranquillement installée en train de déjeuner.
-Je n’ai pas voulu te réveiller préférant te laisser dormir. Ca va mieux ?
-Oui, j’ai fait une super nuit.
-Je m’en suis rendue compte car tu t’es étalée dans le lit. Il n’était que pour toi ! Tu déjeunes ou câlin comme promis.
-Caliin, après on se fera un super brunch dans le quartier.
Et le câlin eut lieu. Nadine était différente de Marion moins directive, plus attentive. Je lui en fis une remarque chuchotée à l’oreille.
-La différence qu’il y a entre elle et moi est qu’il n’y a pas de pseudo mec. Nous sommes entre femmes. Chacune de nous à droit à la même dose de plaisir. Je te sortirai des mauvaises habitudes qu’elle t’a données.
Après le brunch, nous sommes allées voir le film CARAMEL qui nous a bien plu. Comme l’après midi touchait à sa fin Nadine m’indiqua qu’elle devait rentrer chez elle. Je la remercia pour sa présence et sa tendresse.
-je suppose que nous nous reverrons bientôt, lui dis je.
-Oui, le week end prochain. Mais cette fois tu viendra chez moi.
-Comme tu veux
Nous profitâmes de la pénombre du hall de mon immeuble pour nous embrasser passionnément avant de nous quitter.

MERCI, NADINE

Posté le 18.08.2007 par beatrice
Je n’ai pas eu besoin d’appeler Nadine car elle avait lu mon blog.
-eh bien dis donc tu as fait fort avec lui.
-Tu m’as connue au bureau, directe et sans détour. Je lui ai dit ce que j’avais à lui dire.
-Il sait pour ton blog ?
-Non, je n’ai pas jugé utile.
-Tant mieux car le portrait n’est pas très flatteur.
-Détrompe toi, bon amant mais hélas trop vieux.
-Veux tu que je passe te voir. A pieds, j’en ai pour quelques minutes et ca me fera plaisir de voir ma puce adorée.
C’était la première fois qu’elle utilisait ce terme et en fut surprise sans lui dire.
-si tu veux mais je te préviens le frigo est vide.
-Pas grave, je prendrai deux trois bricoles chez le chinois ou le turc en chemin.
-Ca me fera plaisir de te voir mais sache, même si je n’aime pas parler de ça, que ces événements m’ont indisposée plus tôt que prévus.
-Ce ne sont que de petits soucis féminins que je rencontre aussi. Je respecterai ta pudeur.
Lorsque je lui ouvris la porte, elle fut surprise de voir ma tête. Faut dire que je n’étais pas belle et les yeux bouffis.
-et tu as été travaillé comme ça ?
-Fallait bien, Agnès est en vacances et si je recommence ma crise de l’année dernière je sais que c’est la porte. Quand c’est la crise, je m’abruti de travail. Donc je suis bien abrutie.
-Tu veux manger un peu ? J’ai pris du kebab. Il est encore chaud.
-On le passera au micro ondes. J’ai plutôt envie de boire un verre pour commencer.
-J’ai l’impression que ce ne sera pas le premier.
-t’inquiète, j’ai juste besoin de me désinhiber. Et puis, je ne veux pas rater mon câlin.
Je lui montra en écartant les pans de mon peignoir et qu’hormis une culotte que je ne portais rien.
-Tu ne perds pas le Nord.
-J’ai surtout besoin de ne pas être seule et la compagnie d’une amie précieuse est importante. Donc, on boit ce verre, on dîne tranquillement. J’ai faim car je n’ai rien mangé depuis hier. Ensuite, je compte sur toi pour me faire oublier mes mauvais souvenirs.
-Compte sur moi.

L'EXPLICATION

Posté le 17.08.2007 par beatrice
Je savais qu’il m’appelerai.et il l’a fait ce soir. Je n’étais pas vraiment d’humeur car la période au bureau est dure et que je dois gérer seule. Agnès m’a dit qu’elle pouvait rentrer. Je lui aie répondu qu’elle soit aux Maldives ou à Paris que ce serait pareil.
Bon, franchement il tombait mal car de plus je savais ce que j’avais à lui dire du genre »merveilleux amant mais basta les amours de vacances ».
En fine diplomate (boulot oblige) je ne me le pris pas de face car je m’étais rendu compte que j’avais affaire à un écorché vif.
-Surprise ?
-Autant que d’annoncer la neige en hiver !
-Béatrice tu es sacartastique
-Non je dis les choses telles qu’elles doivent être dites. Je te rappelle ma devise : amis, oui amants non. Et je ne dérogerais pas à cette règle.
-Pourtant nous avons été bien ensemble.
-Oui, et c’est là que ça coince. Imagine que nous avons vingt trois ans d’écart. Quand je t’ai vu je t’ai supposé une cinquantaine naissante. Quand tu m’as dit que tu avais soixante ans j’ai tout de suite compris. Imagine que dans dix ans, je n’en aurais pas encore cinquante. Pour être toute à fait honnête, je n’ai pas envie de partager une telle différence. D’autant que, volage comme je suis, je te ferais faux bond en cas de défaillance. Et il y a un autre sujet que je n’ai pas abordé. J’ai envie d’être mère et je ne pourrai pas supporter de voir le chagrin d’un enfant perdre son père. Car hélas, il y aura de forte probabilité que tu ne le voies pas grandir. Je sais que je suis cruelle et que je te fais du mal. Je t’en supplie et au nom de ce que nous avons vécus ensemble : Oublie moi.
J’étais aussi effondrée que lui. Je lui ai demandé de couper la communication. Ce qu’il fit. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je me suis déshabillée pour me mettre au lit. Une fois sous la couette, je me suis calmée en explorant mon corps.
La nuit fut horrible en dormant par bribes. Je n’arrêtai pas de tourner dans ma tête ce que j’avais dit sans vraiment le penser. La raison semblait l’emporter sur les sentiments.
Le lendemain matin, je n’étais pas belle à voir. Les traits tirés malgré un paquet d’anti cernes et les lunettes noires. Comme j’étais seule au bureau, je décidai que le correctement vêtue pouvait subir une entorse pour une journée. Donc ce fut la jupe en jeans et un body rouge vif à bonnets pré formés. Je fis un peu sensation en passant les barrières de sécurité en sortant du parking. Les gardiens en voyaient d’autres avec les jeunes secrétaires délurées.
Je m’enferma dans mon bureau et filtra tous les appels qui arrivaient car je n’avais pas envie de lui parler.
Je n’avais qu’une envie, celle de rentrer chez moi et d’appeler Nadine car elle était ma seule amie en Août à Paris. .

CINE

Posté le 16.08.2007 par beatrice
Nadine est passée me prendre ce midi. Il n’est pas possible de déjeuner sur la terrasse avec ce temps de chiottes. Quand je pense que j’y aie dormi des nuits entières. Donc, on s’est fait une pizza avant d’aller au ciné.
Nous avons trouvées un compromis, aujourd’hui le film d’horreur et pendant le week end « Caramel ». En fait, j’avais triché car j’avais envie de faire semblant d’avoir peur pour me blottir dans ses bras sans attirer l’attention des autres spectateurs.
Même s’il était plus intéressant que « Le Boulevard de la Mort », celui-ci était plutôt rigolo car aussi mal foutu à force de clichés.
Il y a des côtés marrants avec Bruce Willis qui joue à se faire peur. Nous avons passés un bon moment car ce n’est pas prétentieux, même s’il y a un côté pseudo intello qui me gène un peu. Les siéges à deux places nous ont permis de faire semblant d’avoir peur pour nous rapprocher un peu. Nous avons fini de regarder le film dans les bras l’une de l’autre en rigolant beaucoup pour donner le change. En fait, nous étions devenues très complices.
Et ce n’était pas pour me déplaire.
B.
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